vignerons coopérateurs de vaucluse
Jeudi 23 janvier, la Fédération des caves des vignerons coopérateurs du Vaucluse a rencontré Véronique Louwagie, la ministre déléguée chargée du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises. Rencontre saluée par les vignerons coopérateurs qui semblent avoir obtenu quelques garanties et une oreille attentive.
Le 23 janvier dernier, la Fédération des caves coopératives de Vaucluse a été reçue par la ministre déléguée chargée du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, une rencontre organisée par le sénateur Jean-Baptise Blanc.
© Crédit photo : Jean-Baptise Blanc
Depuis presqu'un an désormais, les 27 caves coopératives viticoles de Vaucluse sont en grève administrative illimitée1. En septembre dernier, Joël Choveton, président de la Fédération des caves des vignerons coopérateurs du Vaucluse (FCVCV), alertait les élus vauclusiens sur "une situation devenue intenable pour nos coopératives viticoles", profondément exaspérées par "la crise viticole et asphyxiée par une bureaucratie oppressante". Appel entendu par le sénateur Jean-Baptiste Blanc, qui s'était alors engagé à les accompagner pour faire remonter leurs doléances et revendications au plus haut niveau de l'État.
Essai transformé, puisque jeudi dernier, une rencontre était organisée entre Joël Choveton - accompagné de Vincent Ratz, directeur de la cave SCA Louérion terres d'alliance, et d'Alain Brusset, directeur de la FCVCV -, et la ministre déléguée chargée du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l'économie sociale et solidaire, Véronique Louwagie. Une rencontre à la hauteur de leurs attentes : "On a constaté une volonté ferme et sincère d'essayer de répondre à nos demandes et de simplifier. Elle s'est montrée très à l'écoute", révèle plein d'espoir, Alain Brusset.
Dans le viseur des vignerons, des doublons administratifs contraignant aujourd'hui les coopératives à remplir des déclarations similaires pour différents organismes. À cela s'ajoute une lourdeur bureaucratique, qui oblige les directeurs de caves à consacrer plus de temps à la gestion de télédéclarations qu'à leur véritable métier. Sans compter la loi Evin, "qui limite gravement leurs capacités de communication et de mise en valeur de leur production" ; et une demande de l'arrêt immédiat de l'étude Pestiriv, "perçue comme une stigmatisation injuste de la filière viticole".
Lors de la rencontre, le sénateur a rappelé à la ministre déléguée que "la filière viticole française, véritable fleuron de notre économie et de notre patrimoine, est aujourd'hui à l'agonie. Si des réformes urgentes ne sont pas entreprises pour réduire les charges administratives et adapter les règles à la réalité du terrain, de nombreuses caves coopératives seront contraintes de fermer leurs portes. Cela aurait des conséquences irréversibles pour l'économie de nos territoires et pour le maintien de nos traditions viti- coles".
Suite à la rencontre avec la ministre déléguée, la FCVCV a transmis dans la foulée les principales actions que la Fédération souhaite voir mises en place rapidement.
Sur les quatre pages de revendications que la Fédération porte, quatre grandes lignes ont été retenues et envoyées. D'abord, et la plus importante selon Alain Brusset, le souhait d'avoir un seul interlocuteur viticulture pour gérer le casier viticole informatisé. "Ceci sous-entend une réorganisation des Douanes, de FranceAgriMer, de l'INAO et de l'interprofession."
Ensuite, le décret d'une périodicité triennale et non annuelle pour le contrôle des conquêts peseurs et des réfractomètres. "Cela coûte entre 10 000 et 15 000 euros par cave et par an. De l'argent qui ne va pas dans les poches des coopérateurs", déplore le directeur.
Il est également demandé de relever le seuil de l'obligation des régimes de déclaration ou d'autorisation pour la législation ICPE à 150 000 hectolitres vinifiés. "Ceci permettra de régler les problèmes d'obligation de clôturer la cave coopérative, d'analyse du bruit, de vérification par le Sdis et de contrôle de Gidaf [données mensuelles, pollution, rejets, ndlr] et de Gerep [données d'émission polluantes annuelles, ndlr]."
Enfin, la suppression de l'Office français de la biodiversité ou, a minima explique le directeur de la FCVCV, "le désarmement des agents. Les vignerons ne sont pas des assassins".
La Fédération n'exclut pas de demander à être reçue par d'autres ministères, notamment celui de l'Agriculture, de la Santé et du Commerce extérieur.
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