Pascal Duconget a annoncé la sortie de plusieurs nouveautés dont un blanc sec de Beaumes-de-Venise commercialisé en tant que vin de France sur le circuit traditionnel. ©CZ
Voilà à peine un an que les caves coopératives de Beaumes-de-Venise et de Vacqueyras se sont regroupées au sein de Rhonéa que déjà les nouvelles pleuvent. Au-delà de la simple union commerciale, les deux structures ont en effet décidé d’engager un travail de regroupement à tous les niveaux : « Qualité, vigne, vente, assemblage, signatures… Nous avons mené ces derniers mois un travail en profondeur », notait Rickman Haevermans, le directeur marketing et développement de Rhonéa, le 16 février dernier, lors de la 23e édition de Vinisud, à Montpellier.
La structure – qui rassemble 1200 ha de crus autour des Dentelles sur une surface totale de 1900 ha – a annoncé le lancement d’une démarche de financement participatif dont les statuts ont été déposés fin janvier au travers d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) baptisée ‘Rhonéa Vignoble’. C’est la réponse trouvée par les caves pour préserver le foncier et sécuriser les surfaces de production. « Plutôt que de faire appel à des groupes financiers ou des capitaux étrangers, nous avons décidé d’ouvrir cette structure aux salariés, vignerons, particuliers… souhaitant investir dans une part de vignoble », détaillait Pascal Duconget, le directeur général. Les terres achetées proviennent de départ à la retraite soit repérées via la Safer. « Notre objectif est de constituer ainsi un domaine d’une centaine d’hectares d’ici 3-4 ans. Puis de confier l’exploitation de ces vignes à des adhérents pour sécuriser notre approvisionnement. »
Début février, la structure avait d’ores et déjà réuni un capital de 35 000 €. La part a été fixée à 1000 € euros. « Nous allons acheter les premières parcelles dans le courant de l’année, nous commençons à regarder celles qui sont à la vente », reprend Rickman Haevermans. Les souscripteurs, dont le capital sera garanti, seront rétribués sous forme de dotation de bouteilles à hauteur de 5 à 7% de leur investissement. Ils seront aussi conviés à partager à la vie du vignoble tout au long de l’année. Seule condition : l’investissement sera bloqué 5 ans en contrepartie de quoi les souscripteurs bénéficient d’une économie d’impôts de 18%.
Verre, eau, RSE…
Autre annonce : le lancement en juin prochain de la bouteille éco-conçue réservée aux crus et côtes-du-rhône villages, soit un potentiel de 3 millions de bouteilles. « La bouteille de type bourgogne et gravée avec les trois crus de Beaumes (les trois ‘T’, ndlr), de Vacqueyras (la clé, ndlr) et de Gigondas (la corne, ndlr), fera moins de 500 g et constitue l’une des actions de notre volet ‘Responsabilité sociétale des entreprises’. Le verre représente chez nous entre 115 et 180 tonnes par an. L’impact ne sera pas négligeable. Plus généralement, nous avons travaillé cette dernière année sur une politique commune puisque chaque cave était investie dans différents engagements (charte Vivre, Vignerons en développement durable, ndlr). Nous avons regroupé les actions au sein d’une RSE et nous avons la certification ‘confirmée’. Nous visons la certification ‘excellence’. Et toujours sur ce volet environnemental, nous avons également mené des actions sur les économies d’eau qui nous permettent de dire aujourd’hui qu’il nous faut en moyenne 1,2 litres d’eau pour élaborer 1 litre de vin, contre 3 litres d’eau en moyenne », résumait Rickman Haevermans.
Des nouveautés.
Enfin, profitant du salon méditerranéen, Pascal Duconget a annoncé la sortie de plusieurs nouveautés : tout d’abord un blanc sec de Beaumes-de-Venise ainsi qu’un nouveau blanc moelleux. « Nous discutons avec l’INAO pour faire reconnaître le Beaumes-de-Venise blanc sec. Pour l’instant, il sera commercialisé en tant que vin de France sur le millésime 2015 sur le circuit traditionnel. Nous tablons pour un premier millésime sur 20 000 à 30 000 bouteilles », détaille Pascal Duconget.
Autre annonce : le lancement d’un côte du rhône « qui fasse référence pour exister dans la famille restreinte des grands des côtes du Rhône ». Réservé au circuit traditionnel, ce côtes-du-rhône serait commercialisé à raison de 100 000 bouteilles pour un prix de vente conseillé entre 7 et 8 € sur le circuit traditionnel.
Enfin, dans les années à venir, Rhonéa et ses équipes vont continuer à consolider l’acquis et poursuivre ses relations avec les caves partenaires comme La Courtoise (Saint-Didier) et la cave coopérative de Roaix Séguret. « Nous souhaitons les associer à nos travaux. Après, Rhonea avance et nous espérons que ce nouveau modèle attire et regroupe assez largement le plus grand nombre d’acteurs producteurs », concluait le directeur.
Céline Zambujo
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