Le 1er décembre, le Cirame, présidé par Gérard Roche présentait l’impact du changement climatique sur l’agriculture vauclusienne. ©M.Sagnes
Alors qu’au Bourget, la Cop21 réunit 150 chefs d’Etat, à Carpentras, le Cirame profite de l’événement pour faire un point d’étape sur les changements climatiques et leurs conséquences pour l’agriculture. « Les agriculteurs sont des témoins privilégiés de ces changements, en prise directe », souligne le président du Cirame, Gérard Roche, « mais il est important que des spécialistes enregistrent et analysent ces évolutions, pour que l’agriculture s’adapte, et si besoin mobilise les financements publics ». Le changement climatique n’est aujourd’hui plus mis en doute. Les températures moyennes sont à la hausse : +1,1 °C en 30 ans sur la station d’Orange, avec une plus forte progression des températures au printemps et en été. De nouveaux records sont sans cesse établis : il y a de plus en plus de jours chauds à très chauds. « Les maximas des années 60 deviennent les minimas d’aujourd’hui », illustre Anne-Marie Martinez, technicienne agrométéo au Cirame. Ces évolutions se traduisent également par une diminution du nombre de jours de gel, mais attention cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de risque de gelées, d’autant que la floraison est plus précoce. « La dernière gelée de printemps est de plus en plus précoce, mais les risques de gelées tardives persistent, comme par exemple en 2014 qui au 16 avril a enregistré des gelées jusqu’en plaine », explique Anne-Marie Martinez.
Un décalage de la phase de maturation.
Quelles sont les conséquences de ces changements climatiques pour l’agriculture ? En viticulture, hormis une variabilité annuelle non négligeable, avec des pics correspondant aux étés chauds (2003, 2006 et 2009) la tendance linéaire est croissante. « Ces changements se traduisent par un raccourcissement de la période débourrement-maturité, avec notamment le décalage de la phase de maturation sur les journées les plus chaudes, induisant des concentrations plus élevées de sucre des moûts de raisin, et de fait la hausse de la teneur en alcool des vins », synthétise Ivan Sivadon, directeur adjoint du Cirame. Autre conséquence de ce décalage, une augmentation des températures minimales, qui sont pourtant un facteur de qualité durant la péridoe véraison-récolte. « En corollaire, on observe des récoltes plus précoces, du 20 septembre dans les années 70 au 7 septembre aujourd’hui », soit 13 jours plus tôt. « Le manque de nuits fraîches est également préjudiciable pour la coloration des pommes », souligne Daniel Carles, trésorier du Cirame.
Magali Sagnes
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06/06/2023
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