Vaucluse 20/03/2025
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80e CONGRÈS DE LA FDSEA DE VAUCLUSE

Dans les pas d'un(e) président(e)

Ils ont pris des coups, joué à cache-cache avec les forces de l'ordre, retenu (ou pas) leurs larmes devant des cercueils, sont tombés de haut, se sont heurtés à des murs professionnels, ont ramé à sens contraire, démonté des roues de caddies, vécu des nuits sans sommeil et des grands moments de solitude, ou bien encore détourné des camions de nuit... la vie d'un président de FDSEA n'est pas un long fleuve tranquille.

© Crédit photo : IStockphoto - hywit dimyadi

En 80 ans d'existence, plusieurs présidents et une présidente se sont succédé aux commandes de la FDSEA de Vaucluse. Et c'est aux cinq derniers que nous donnons aujourd'hui la parole. Pour dire les silences, mais aussi les coups de gueule, les soirées à se demander si l'on a pris la bonne décision, et à chercher les mots justes face à des visages désespérés et plein d'espoir. Du sang et des larmes, mais aussi des fous rires et des moments suspendus hors du temps. Paroles de président(e).

Mon souvenir le plus marquant

"Vaison." En 1992, Jean-Pierre Boisson (1989-2001) est dans sa 3e année de présidence de la FDSEA de Vaucluse. Il est aux premières loges ce 23 septembre, après deux jours de submersion qui auront entraîné 37 morts et 4 disparitions. "On était devant un paysage dévasté avec Maurice Rigaud et Régis Bouche. Et tout est parti des obsèques, devant ces petits cercueils dont je me souviens encore. On n'a pas voulu rester là-dessus." Après l'abattement, ils lancent une collecte nationale auprès des Chambre d'agriculture lors du congrès national, où Jean-Pierre prend la parole pour demander de l'aide, un message relayé ensuite auprès des caisses de crédit et de toute la sphère agricole. Le fonds collectera plus de 5 millions de francs. "On a géré 1 500 dossiers en 3 mois. Le 24 décembre 1992, on remettait le dernier chèque de soutien. Je retiens la mobilisation de tous les services, l'élan qui est venu du terrain. L'effroi et la résilience." Mais les souvenirs ne sont pas tous aussi douloureux. Enfin si, mais pas de la même manière. Car un président donne aussi de sa personne, au sens propre. Notamment en 1994 à Avignon, quand lors du congrès du Parti socialiste, alors aux manettes de la France, Jean-Pierre Boisson reçoit un coup de matraque d'un CRS. Allongé au sol, la chemise en sang, il est K.-O. Un photographe du Provençal immortalisera le moment. Aux urgences, l'infirmière est fille d'agriculteur. Elle connaît la situation des producteurs de pommes et décide manu militari de remplacer le pansement par une mise en scène qui fera la Une des journaux. "Son pansement m'enveloppait la moitié de la figure. Ça a fait le buzz, Luc Guyau avait envoyé un communiqué de presse sanglant à l'époque !", s'amuse aujourd'hui le Châteaunevois. Mais la feinte a fonctionné. Après s'être caché toute la matinée - "seul Maurice savait où j'étais" - le 'grand blessé' finit par sortir, car le sésame a été obtenu : un rendez-vous avec le Premier ministre de l'époque, Pierre Bérégovoy, "pour demander la suppression des charges sur la main-d'œuvre occasionnelle dans les exploitations arboricoles".

Les manifestations marquent à toutes les époques. "Celle dont je me souviens plus particulièrement, c'est celle avec le démontage des roues de caddies de la grande distribution devant la préfecture. Une action syndicale symbolique et déjà des problèmes de marchés", rembobine Gilles Vève, dont le mandat (2001-2006) aura été marqué par de nombreuses crises et des questionnements forts, notamment en 2005, autour d'une "vision pas forcément partagée par tout le monde et du rôle de chacun". Des tiraillements entre structures pas simples à gérer. Élu maire et ne pouvant tout assumer, il choisit Saint-Didier.

En 2006, André Bernard (2006-2014) prend la relève. Son souvenir le plus marquant se déroule sur le parking de la Chambre d'agriculture en 2009. "On allait manifester, le parking était plein de camions chargés de pommes. On était tous là, à vouloir en découdre, en pleine effervescence autour du surcoût du travail, Vauclusiens, Gardois, Bucco-Rhodaniens. Et là, je dois leur dire qu'on reste et qu'on ne sort pas. Autant dire que le moment de solitude s'éternise." Ce coup de poker, il décide de le jouer, car le préfet de l'époque a prévenu : "Nicolas Sarkozy vient en Avignon. Je ne laisse rien passer. Tenez vos troupes". André le sait : s'il n'obtient rien, il remettra sa démission. Le jeu de poker menteur s'installe. Durant trois heures passées en préfecture, il bataille et présente les chiffres. En soirée, le téléphone sonne. "Le premier coup de fil du préfet avec le conseiller agricole de l'Élysée est arrivé : pour la main-d'œuvre, il nous donnait 20 centimes de l'heure. J'ai raccroché." À ce 'petit jeu', il obtiendra finalement ce que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de TO-DE. Au final, 2 € de l'heure seront revenus dans les poches des agriculteurs employeurs de main-d'œuvre. Et le combat s'est évidemment poursuivi jusqu'aux plus hautes sphères, avec un rendez-vous "au château" (l'Élysée, ndlr) avec Christophe Malvezin, alors conseiller agricole du président de la République. "Avec Sophie [Vache, ndlr] et Gérard [Roche, ndlr], on est ensuite allée à l'Assemblée nationale, sur invitation de Thierry Mariani. On y a déjeuné. Et on a poussé un coup de gueule : sur le plateau de fruits, en plein mois de juillet, des oranges du Brésil, des bananes du Costa Rica, des pêches d'Espagne, des fraises de Belgique. J'ai dit à Mariani : 'Ce n'est plus possible, il faut réagir'. Mais on est encore dans les mêmes combats, des années après."

En 2014, Bernard Mille prend le relais (2014-2018). Entre-temps, la situation agricole a continué à se dégrader et ses quatre années seront marquées par des crises et des réunions qui lui laisseront un goût amer. "J'ai souvent eu l'impression de me battre contre des moulins à vent", partage-t-il aujourd'hui. Il retient cependant des "actions assez prenantes", en temps et en émotion, "notamment celle où l'on a coupé des cerisiers pour montrer tout le désarroi des producteurs face à la disparition des matières actives, alors que Drosophila suzukii s'en donnait à cœur joie dans les vergers. Cette action avait été bien soutenue. Elle était très visuelle. Après, c'était un coup d'épée dans l'eau" pointe-t-il.

Depuis 2018, le président est une présidente. Sophie Vache est la première femme à tenir la "fédé", preuve aussi de l'évolution des mentalités en agriculture. Comme ses prédécesseurs, elle aura battu le pavé mégaphone en main, notamment l'an dernier. Et comme eux, elle a des récits pittoresques dans sa besace. "En six ans, on est sortis à plusieurs reprises. J'ai une pensée particulière pour une soirée à Cavaillon, devant un négociant. On avait tenté toute la journée d'entrer, en vain. Face à l'échec, plusieurs étaient partis. Et on était resté à deux. Il faisait nuit. On allait rentrer et là, un camionneur s'arrête pour nous demander son chemin. Et devinez où il allait ?" Alors, gentiment, Sophie et son collègue lui proposent de l'accompagner devant les grilles. "Il nous a fait rentrer. Il était content. Nous aussi. Et on lui a vidé son camion", plaisante-t-elle aujourd'hui. Comme quoi des fois, il ne faut pas être 50, mais bien organisés et... avoir un peu de chance !

Aux racines de mon engagement

"J'ai commencé aux JA, CDJA à l'époque. Ma mère m'avait poussé à assister à une réunion à Châteauneuf-du-Pape. J'étais rentré sur la pointe des pieds. Et je suis ressorti avec la présidence du canton. Personne n'en voulait", se souvient aujourd'hui Jean-Pierre Boisson. C'est là qu'il rencontre Maurice Rigaud, qui se bat alors pour la politique des structures, "et notamment le droit de préemption des Safer. Les débats étaient houleux. Mais j'ai pris goût à me battre contre les gros qui voulaient tout acheter. Ma première action ? À Plan d'Orgon, sur les pommiers !". Dans les années qui suivront, il passera par toutes les marches de l'échelle jusqu'à la présidence de la Chambre d'agriculture. "Tout au long de ce parcours, ma motivation a toujours été que le métier agricole soit défendu, puis de faire en sorte que l'agriculture reste une composante essentielle dans une société qui évolue, en phase avec elle. La retraite des anciens exploitants ? À l'époque, personne n'y pensait." Il passera de nombreuses heures sur des dossiers sociaux, à la FNSEA, à l'APCA. Une évidence ? "Pas vraiment, on m'a souvent renvoyé dans la figure qu'en étant vigneron à Châteauneuf-du-Pape, j'avais la 'gousse saoulée' et qu'un viti était mal placé pour s'occuper de ces dossiers. Il a fallu mouiller la chemise pour être crédible", s'amuse aujourd'hui le retraité.

À sa suite, Gilles Vève prend les rênes de la FDSEA pour un mandat de trois ans. "Le syndicalisme ? J'y suis venu un peu naturellement lors de mes études. J'avais été marqué par un stage effectué dans la Marne, avec des filières agricoles et agroalimentaires, mais aussi syndicales hyper organisées, et je n'avais pas vu cette dimension à l'époque en Vaucluse. En m'installant, je me suis naturellement impliqué dans les JA et la FDSEA pour porter cette vision. J'ai pu bénéficier d'une ouverture nationale avec des rencontres marquantes, en particulier avec Pascal Coste et Christiane Lambert, avec qui j'ai beaucoup appris et qui ont permis de créer un réseau que j'ai toujours cherché à mettre au service de mon département, avec plus ou moins de réussite."

L'engagement chez André Bernard commence en 1973, à la MFR La Denoves. "On vient nous présenter le CDJA. Et en 1975, quand je m'installe, j'adhère au canton de Violès, car il n'y en avait pas encore sur Orange." Le jeune Bernard a déjà chevillé au corps ce qui le fera avancer ces cinq dernières décennies. "Les autres ne feront pas ton bonheur. C'est à toi d'aller le chercher. Et de t'organiser pour atteindre tes objectifs. Car personne ne le fera pour toi. Tout en sachant que tu dérangeras du monde et qu'on te mettra des bâtons dans les roues." Un fil rouge décliné à toutes les sauces (de tomate notamment) : syndicales évidemment, lors des manifestations, au sein des interprofessions, des filières économiques... Et toujours cette quête de "montrer et démontrer pour convaincre, car les gens parlent, mais ne comprennent pas, tant qu'ils n'y ont pas touché". Sans oublier cette volonté de le faire en jouant collectif et en étant organisé. "La tomate d'industrie, ce n'est même pas 30 cm² sur 1 hectare de la Ferme France. Parce qu'on est organisé, on a le droit d'être à la table des discussions" affirme le désormais retraité.

"Mon engagement tient en une phrase : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin", explique Bernard Mille. "On n'est pas toujours d'accord. On a une diversité de culture et des problématiques différentes. Mais on doit rester en bloc pour faire avancer les dossiers, et surtout porter la parole des cultures spécialisées au-delà de notre département. Car à Paris, à l'époque en tous cas, on ne nous entendait pas. Et c'est le grand regret de mes années de présidence." Pourtant, il suffit de prendre la route et le train pour toucher du doigt toute la richesse de l'agriculture française. Et "elle est magnifique, a fortiori celle du Vaucluse où l'on a tout. Mais nos cultures spécialisées sont inaudibles" là où sont prises les décisions, et "les problématiques de nos dirigeants ne sont pas toujours celles de la base. Qu'est-ce qu'une ZNT pour un céréalier avec des parcelles pouvant atteindre des centaines d'hectares ? Nous, on compte parfois en mètre carré".

En 2018, éreinté, Bernard Mille décide d'arrêter. Et Sophie Vache prend sa suite. "Des fois, l'engagement, ça vous tombe dessus", lance aujourd'hui la vigneronne, presque encore surprise. "Et parce que d'autres vous ont aidée, vous avez le sentiment qu'il faut rendre la pareille." Mais la vie fait parfois aussi bien les choses. "On peut prendre goût aussi à l'engagement. Ça ouvre plein de questionnements, et l'on voit tout ce qu'il y a à faire pour défendre ce beau métier. Ça nous aussi apprend à nous construire en tant que personne. Le collectif est vraiment enrichissant et le Vaucluse est une mine d'or avec toutes ses filières. Et surtout, avec le temps, on apprend à transmettre ce qu'on nous a donné, en le mettant au goût du jour, de la société, des gens, avec sa patte personnelle et avec des problématiques nouvelles qu'il nous faut porter" conclut l'actuelle présidente. 

Céline Zambujo •

Les idées pour sortir de la crise de Jean-Pierre Boisson

"J'ai deux propositions. Ma génération n'a pas réussi à gérer la mise en marché. On considérait que c'était du rôle des coopératives, pas du syndicalisme. Et au regard de ce qui se passe aujourd'hui, je reste persuadé que gérer le marché par la loi, ça ne marche pas. Il faut trouver comment travailler en direct avec le consommateur. Bienvenue à la ferme est un début, mais c'est insuffisant. Avec Luc Guyau, on voulait que BALF monte en puissance, permette la contractualisation à plus grande échelle, mette en place des franchises avec les commerçants. On s'est pris un mur. La coopération est montée au créneau. Il faudrait reprendre le dossier pour les fruits et légumes, et que le dossier soit réellement pris en main par les Chambres départementales et la Chambre régionale. Avec un service opérationnel qui relie directement producteurs et commerçants. Démultiplier les petits commerces en local, trouver des points de vente au plus près des consommateurs pour des produits frais de qualité à un prix raisonnable, qui permettent au producteur de bien vivre. Et pour le vin, recréer Sopexa, mais au niveau régional, avec une structure qui aide les vignerons à aller sur des marchés non ouverts. Aujourd'hui, les ambassades ne fournissent que des listes non qualitatives. On ne sait pas ce dont ces importateurs ont réellement besoin. Quelle gamme, quelle couleur, sur quel segment de prix ? Là, chacun y va de son côté. Il faut de réelles structures commerciales et des spécialistes qui savent de quoi ils parlent. Les lois pour régler les marchés ? C'est pour faire plaisir à la galerie. Si je revenais - mais ça n'arrivera pas - voilà ce que je ferai : recréer un Sopexa régional car je reste persuadé que cela a été une erreur de la supprimer et de laisser des entités privées prendre la main. Il faut une structure régionale en Paca, qui travaille en collaboration avec ex Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, de réelles structures commerciales de développement économique qui aillent chercher des marchés étrangers. Là chacun y va de son côté. Sans coordination. Et ça ne fonctionne pas."

Céline Zambujo •

Les idées pour sortir de la crise de Gilles Vève

"Le Vaucluse a des atouts considérables, mais j'ai la sensation qu'on ne sait pas travailler ensemble de façon ordonnée. Ce qui explique aussi qu'on est un des départements les plus pauvres de France, et cela va évidemment au-delà de notre filière agricole. Certes la situation que l'on vit depuis plus de 20 ans a dégradé l'image du monde agricole. C'est paradoxal, car on nous renvoie souvent une image d'agriculture intensive alors que, sur le terrain, ce n'est pas ça du tout. A fortiori dans le Vaucluse où l'on a plein de filières différentes et des structures familiales qui passent leur temps à se poser des questions et à se renouveler. Mais l'agriculture est une économie lente, que ce soit dans les itinéraires techniques, pour avoir un retour sur investissements ou pour faire changer les mentalités, intra et extra filières d'ailleurs. Pourtant comme d'autres pans de l'économie française, on est à la croisée des chemins. Paradoxalement, je suis confiant, car on reparle de souveraineté alimentaire et, pour moi, on retrouve la base de notre métier : produire. Certes, les marchés sont ce qu'ils sont, mais on va s'adapter. Les saignées, on les a faites ces 30 dernières années. On a perdu beaucoup et là, on est dans l'œil du cyclone, notamment pour la viticulture, et les structures économiques souffrent. Mais les jeunes qui arrivent sont plus expérimentés, se posent d'autres questions, portent un nouveau regard que l'on doit entendre. On commence à redécouvrir l'agronomie, les sols, l'agriculture de conservation, régénérative, au-delà du bio. Tout cela amène un nouveau souffle à la production pour proposer aux consommateurs des produits différents, car leur perception est différente. Ils nous envoient à la figure des mots comme 'sain', 'bilan carbone', ne veulent pas de produits qui font des milliers de kilomètres. Cette nouvelle conscience collective donne à la production et au monde agricole de nouvelles opportunités. Qu'il faudra savoir saisir en repensant notre façon d'appréhender l'agronomie, l'organisation de nos marchés. Ce n'est pas simple, je le sais. Mais je suis persuadé que l'on a de réelles opportunités qui vont naître. À la jeunesse de les saisir."

Céline Zambujo •

Les idées pour sortir de la crise d'André Bernard

"On sortira de la crise par l'économie. Il faut aller chercher de la valeur ajoutée et la ramener sur le terrain, dans les exploitations, car il y a des déperditions de valeur à réduire. La vente directe est une réponse, mais pas la seule. Les casiers sont importants, facilitent la vie des consommateurs. Mais on doit aller plus loin : les mettre en sortie de gare, accessibles en voiture. Il passe sa commande, paie et récupère ses fruits et légumes frais. Ensuite, il ne faut pas rejeter par principe la possibilité de produire de l'énergie - solaire, biomasse - en complément de sa production alimentaire, à condition d'avoir un cadre posé, validé par la filière agricole, et que la valeur créée redescende aux agriculteurs. On peut produire une énergie décarbonnée, c'est une évolution attendue des consommateurs, des citoyens. Et le contexte géopolitique montre combien on a besoin a minima de se poser la question. Pas partout. Pas n'importe comment. Mais on a des espaces agricoles qui n'ont pas de capacité de production agricole alimentaire suffisamment rémunératrice. Et là, on peut produire un complément de revenu pouvant atteindre 5 000 euros l'hectare, et on s'en priverait ? ! C'est un non-sens, il faut s'organiser, mutualiser, travailler ensemble et pas contre untel ou untel, mais pour les agriculteurs. Pour que le revenu revienne dans les exploitations."

Céline Zambujo •

Les idées pour sortir de la crise de Sophie Vache

"J'aurai deux idées. La première, s'intéresser factuellement et sans dogmatisme aux structures qui existent dans notre sphère économique. Certaines reçoivent des financements pour faire le même travail que d'autres. Sans doute y aurait-il des économies pertinentes à faire. Dans le même ordre d'idée, optimiser, mutualiser certains postes. En plus, cela redonnerai de la lisibilité aux agriculteurs, qui ne savent plus trop qui fait quoi. Et souvent s'y perdent. La seconde, c'est l'économie. Il nous faut des compétences, avec des gens qui ont une vision économique plus élargie. On n'a plus les moyens de raisonner seulement du point de vue agricolo-agricole. Nous sommes dans un écosystème complexe. L'agriculture est souvent scrutée sous la seule focale de la production. Mais on est un maillon d'une chaîne plus large. Et si on disparait, la chaîne suivra rapidement. Je pense que beaucoup ne l'ont pas encore compris, et c'est pourtant la réalité."

Céline Zambujo •

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