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À Puget-Ville, Barbara Meisinger et Patrick Monet ont repris, en 1998, six hectares de vignes en coopérative, avec l'envie de faire leur propre vin. Depuis, le couple a été rejoint par leur fille, Célia, et le domaine Lolicé a développé d'autres ateliers.
Barbara Meisinger et sa fille, Célia Monet. Mère et fille apprécient les multiples intérêts de la diversification. À commencer par la complémentarité entre le végétal et l'animal.
© Crédit photo : BM
Barbara Meisinger et Célia Monet sont aujourd'hui à la tête d'un vignoble de 17 hectares en AOC Côtes de Provence, dont les raisins sont vinifiés au domaine, depuis la création de leur cave en 2006. La démarche de diversification a tout simplement débuté avec l'huile d'olive - produite à partir des oliviers déjà présents sur la propriété -, avant de prendre une autre dimension, avec l'élevage de poules pondeuses et la plantation d'un verger fruitier.
"Aujourd'hui, beaucoup se diversifient, car c'est compliqué pour le vin. Chez nous, au démarrage, il y a d'abord eu le plaisir de faire autre chose. Et puis la monoculture n'est pas dans la philosophie de la biodynamie à laquelle je m'intéresse depuis toujours. J'avais envie d'intégrer des animaux. J'ai pris un poulailler mobile de 56 poules en 2019, puis un autre. Il y a cinq ans, on a aussi planté un verger d'une centaine d'arbres : des abricotiers, des pêchers, des cerisiers, des amandiers, des pruniers, des kakis", présente Barbara Meisinger. "On a planté un peu de tout, pour tester ce qui pouvait convenir - car on est sur un terrain caillouteux et très drainant - et pour étaler les productions sur la saison", précise Célia Monet, arrivée sur l'entreprise familiale à peu près en même temps que le verger. Dans le même esprit, au printemps 2023, la jeune femme, a enrichi le domaine de quelques agrumes. "Ça, c'est mon plaisir à moi. On avait une restanque libre, j'y ai mis un oranger, un clémentinier et différents citronniers. On transforme les fruits du verger fruitier en confiture, et on utilise pas mal de citron. Alors on voulait qu'un maximum d'ingrédients soient produits sur la ferme", poursuit l'agricultrice.
"On a quand même fait attention à ne pas être débordés avec des productions qui s'étalent bien au calendrier. Les olives commencent quand on finit en cave, et puis tout s'enchaîne assez bien", souligne-t-elle.
Mère et fille apprécient les multiples intérêts de la diversification. À commencer par la complémentarité entre le végétal et l'animal. "Les poules vont dans les vignes après les vendanges. Elles mangent les herbes et leurs fientes, très azotées, permettent de fertiliser le sol là où elles passent. Sous les oliviers, elles vont aussi se nourrir des larves d'insectes, et sont bénéfiques contre la mouche de l'olive surtout. Quand les arbres seront assez haut pour les protéger des rapaces, et qu'elles ne pourront plus s'attaquer aux feuilles et aux fruits, elles feront la même chose dans le verger", indique Barbara Meisinger. "Après le gel, la grêle, la sécheresse, ça apporte un revenu complémentaire. Et on offre aussi un plus à nos clients avec une gamme élargie", ajoute Célia Monet.
La diversité culturale va en effet de pair avec la diversification commerciale. Un aspect sur lequel sont mobilisées les deux autres filles de la famille, Lola et Lissy, qui s'attachent notamment à développer la partie évènementielle sur le domaine. Toutes les productions, certifiées en agriculture biologique, y sont vendues. "Avec les surfaces en vigne qu'on a, il faut pouvoir vendre notre vin en direct pour bien le valoriser. Alors il est important d'attirer du monde au caveau de vente. On fait déjà un apéro tous les premiers jeudis du mois, et ça marche plutôt bien. On travaille avec des producteurs et des artisans du coin, pour proposer des planches locales", explique Barbara Meisinger.
Et déjà, de nouveaux projets sont en réflexion. "On est en train de voir pour installer un troisième poulailler et un centre d'emballage des œufs. Et puis on a une parcelle où l'on pourrait faire un autre verger avec quelques productions maraîchères, à utiliser pour les évènements que l'on organise sur place et qui restent à déterminer. On voudrait aussi planter un peu de houblon pour faire une petite série de bière", détaille Barbara Meisinger.
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06/06/2023
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