Vaucluse 15/01/2026
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VŒUX 2026

"Que 2026 soit une année de renouveau"

L'année écoulée a été particulièrement éprouvante : la crise des filières et tout particulièrement la plus emblématique de notre département, la viticulture, des incertitudes économiques et une perte de confiance envers les politiques qui nous gouvernent et qui justifient leur inaction par l'instabilité politique qu'ils ont installée eux-mêmes !

Sophie VACHE

© Crédit photo : FDSEA

Sophie Vache, présidente de la Chambre d'agriculture 84, de la FDSEA 84 et de l'ADPEA 84

"Alors que nous entamons cette nouvelle année, je tiens à vous adresser mes vœux les plus sincères. L'année écoulée a été particulièrement éprouvante : la crise des filières et tout particulièrement la plus emblématique de notre département, la viticulture, des incertitudes économiques et une perte de confiance envers les politiques qui nous gouvernent et qui justifient leur inaction par l'instabilité politique qu'ils ont installée eux-mêmes !

Dans ce contexte, il est naturel de ressentir de la frustration face à un manque de vision ambitieuse pour l'avenir de l'agriculture française, qui avance sans cap.

Depuis deux ans, nous alertons sans relâche. Les discours se succèdent, mais la réalité reste inchangée. Nos exploitations souffrent, nos revenus s'effondrent et l'avenir de notre souveraineté alimentaire s'éloigne. L'Union européenne écrase l'agriculture sous des normes contraignantes tout en empilant les accords de libre-échange.

En France, les grands plans annoncés sont restés lettres mortes. Les décrets attendus n'arrivent pas, les projets stagnent et les jeunes agriculteurs ne voient plus de perspectives pour s'installer.

Cette absence de vision est mortifère. Elle condamne nos exploitations, nos territoires, notre capacité à nourrir la Nation et le renouvellement des générations en agriculture : sans revenu, il n'y a pas de production ; sans production, il n'y a pas d'avenir.

La colère des agriculteurs est immense et nous la mesurons chaque jour par la défiance qui s'installe envers les organisations qui accompagnent les agriculteurs, alors qu'elles ont été créées par les agriculteurs eux-mêmes il y a plusieurs décennies. Chambre d'agriculture, syndicats, MSA, banques... sont les instances, quoi qu'on en dise, qui soutiennent et doivent continuer à soutenir les agriculteurs, y compris dans les moments les plus difficiles. C'est bien sur cette ligne que je m'engage à porter l'agriculture vauclusienne pour cette nouvelle année avec la même détermination. Et je vous encourage à garder espoir, car les agriculteurs sont ceux qui nourrissent le pays et préservent l'environnement.

En cette nouvelle année, souhaitons ensemble des initiatives qui favoriseront le dialogue entre les agriculteurs et les décideurs, des politiques qui répondent réellement à nos besoins, et une vision collective pour revitaliser notre secteur. Que 2026 soit une année de renouveau, de solidarité et d'innovation, pour une agriculture libre, respectée et capable de nourrir la France, et pour des agriculteurs et des agricultrices qui vivent de leur travail.

Ensemble, continuons à bâtir un avenir meilleur pour l'agriculture française."

Céline Zambujo •

Ne pas "perdre une génération d'agriculteurs"

Jordan Charransol, président de Jeunes Agriculteurs de Vaucluse

Jordan Charransol, président JA Vaucluse

© Crédit photo : CL

"Chères agricultrices, chers agriculteurs vauclusiens. Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne année 2026, qu'elle vous apporte beaucoup de bonheur, de réussite et une bonne santé.

L'année que nous venons de traverser est une nouvelle année très compliquée pour l'agriculture. Notre département et nos nombreuses filières n'échappent malheureusement pas à cette crise qui dure depuis déjà trop longtemps. Nos exploitations croulent sous toujours plus de normes, plus de contraintes, quand nos trésoreries, elles, ne cessent de baisser. Ajoutez à cela une Europe déconnectée des réalités du terrain, qui veut brader notre agriculture et notre alimentation en important des produits qui ne respectent aucun de nos standards de production, et on comprend un peu plus les problématiques auxquelles nous sommes toutes et tous confrontés. C'est dans ce contexte que les Jeunes agriculteurs du Vaucluse sont plus que jamais mobilisés pour défendre notre agriculture, que l'on veut viable, durable et vivable. En ces temps difficiles, il faut garder le cap : nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une génération d'agriculteurs. C'est pour cela que nous continuons à nous battre pour qu'il y ait des installations dans le Vaucluse, car nous croyons encore et toujours en nos filières et en notre agriculture.

2026 sera une année de combats pour l'agriculture, et on peut compter sur les JA pour mener ces nombreuses batailles. Il faudra garder une unité sans faille pour relever ce défi. Pour cela, nous serons intransigeants et intraitables quand il s'agit de la défense de nos agriculteurs et de leurs moyens de production.

Vous l'avez compris, une grande année nous attend, avec de nombreux défis. Il nous appartient de les relever. Je vous renouvelle mes vœux pour cette année qui commence." 

Céline Zambujo •

Refuser la résignation

Thierry Vaute, président de la Fédération des vignerons indépendants de Vaucluse

02/02/24 - Assemblée générale de la Fédération des Vignerons Indépendants de la Vallée du Rhône, à Orange - Thierry Vaute, président de la fédération, remercie largement les mobilisations portées par les syndicats et espère conserver "la capacité à être optimiste dans la construction de l'agriculture de demain, pour que nous puissions vivre de nos métiers et transmettre nos exploitations sereinement".

© Crédit photo : Manon Lallemand

"Chers amis, ces vœux ont une portée particulière puisqu'ils sont les derniers que je formule en tant que président des Vignerons Indépendants du Vaucluse, fonction que je quitterai dans quelques jours.

L'année écoulée a confirmé que la crise que traverse la viticulture est profonde, structurelle et durable. Baisse continue de la consommation, concurrence internationale exacerbée, hausse des charges, complexité réglementaire et fragilité des trésoreries pèsent lourdement sur les exploitations. Dans un département viticole comme le nôtre, ces difficultés menacent non seulement des entreprises, mais aussi un tissu économique, social et culturel essentiel à nos territoires.

Cette situation dépasse largement la seule viticulture. C'est l'ensemble du monde agricole qui fait face à une crise de modèle et de reconnaissance. Les agriculteurs sont soumis à des exigences toujours plus nombreuses - économiques, environnementales, sanitaires, climatiques - sans que la valeur de leur travail soit correctement rémunérée. L'écart entre les discours et la réalité du terrain devient intenable. On ne peut pas exiger davantage de l'agriculture tout en l'exposant à une concurrence déloyale et à des accords commerciaux désé- quilibrés.

Les enjeux géopolitiques actuels rappellent pourtant une évidence : l'agriculture est un secteur stratégique. La souveraineté alimentaire ne peut rester un slogan. Produire en France, avec des normes élevées, doit être reconnu, protégé et soutenu. L'agriculture ne peut plus être la variable d'ajustement des politiques publiques ou budgétaires.

À cela s'ajoute le défi majeur du changement climatique. Sécheresses, gels, canicules et aléas extrêmes sont devenus notre quotidien. Les agriculteurs s'adaptent, innovent et investissent. Mais ces transitions ne réussiront pas sans visibilité économique, sans accompagnement et sans choix politiques clairs et cohérents.

Dans ce contexte, le rôle du syndicalisme agricole est plus que jamais central. Il doit porter une parole forte, unie et responsable, défendre nos filières, nos modèles et nos territoires. L'avenir ne se construira ni dans la résignation ni dans l'opposition stérile, mais dans l'engagement collectif, la transmission, l'installation des jeunes et la reconnaissance du métier d'agriculteur.

Croire en l'agriculture, ce n'est pas nier les difficultés, mais refuser la résignation. En ce début d'année, je forme le vœu que notre agriculture soit enfin considérée à la hauteur de son importance stratégique. À toutes celles et ceux qui la font vivre au quotidien, je souhaite santé, courage et confiance. L'agriculture a un avenir. J'y crois profon- dément." 

Placer la production agricole et la consommation au cœur du débat public

Georgia Lambertin, présidente de la Chambre régionale d'agriculture Paca

André Bernard, Christian Gely, Georgia Lambertin et Jean-Paul Vilbert.

© Crédit photo : Céline Zambujo

"En ce début d'année, je présente mes meilleurs vœux à tous les agriculteurs et agricultrices de notre belle région. Mes collègues du bureau de la Chambre régionale d'agriculture se joignent à moi pour vous souhaiter une heureuse année, ainsi qu'à vos familles et à vos proches.

En ce début d'année, nous devons malheureusement déjà faire face à de nombreuses difficultés, pour nos éleveurs, nos viticulteurs ainsi que pour les autres filières. La menace du traité du Mercosur impacte de nombreuses activités agricoles et les professionnels manifestent leur mécontentement et désillusions. Nous sommes à leurs côtés.

Je formule le vœu que 2026 voit se concrétiser les solutions politiques, économiques et de simplifications réglementaires que nous attendons. Et que l'avenir de nos filières agricoles et de nos exploitations s'éclaire pour nous offrir des perspectives plus sereines.

Plus que jamais, votre Chambre régionale d'agriculture et l'ensemble du réseau des Chambres d'agriculture départementales sont mobilisés à vos côtés. En 2026, nous renforçons nos compétences techniques pour vous accompagner concrètement au quotidien. Nous poursuivrons avec détermination les grands chantiers engagés :

structurer durablement et consolider les filières régionales d'élevage ;

donner de nouvelles perspectives à la viticulture et aux filières arboricoles ;

continuer d'accompagner dans leur transition toutes nos productions emblématiques ;

instruire ensemble des données agricoles pour développer une technicité au plus près du terrain ;

développer des cultures spécialisées adaptées à nos territoires ;

agir en soutien à nos agricultures biologique et raisonnée.

L'organisation des futures Assises de la souveraineté alimentaire constitue également une formidable opportunité de faire bouger les lignes, en plaçant la production agricole et la consommation au cœur du débat public. Car malgré les difficultés, il y a ce qui nous unit profondément : la volonté d'accomplir cette mission essentielle et profondément noble de nourrir nos concitoyens.

Soyez assurés de notre engagement et de nos combats." 

Céline Zambujo •

"Agir pour permettre à nos agriculteurs de vivre de leur métier"

Jacques Hilaire, président du Groupe CAPL

Assemblée générale de la CAPL, à Sorgues - Jacques Hillaire, président et Patrice Florentin, directeur.

© Crédit photo : Manon Lallemand

"2025... Une année où la climatologie a encore impacté à la baisse nos rendements, surtout en viticulture. Nos dirigeants prônent la souveraineté alimentaire mais nous maintiennent dans des conditions de concurrence déloyales intenables !

Des coûts de main-d'œuvre plus élevés qu'ailleurs, une suradministration, une imposition forte et pas adaptée, des normes et des restrictions phytosanitaires qui coûtent cher et impactent nos rendements et nos revenus. Ce n'est pas possible ! Ils doivent nous apporter des solutions au lieu de se chamailler à l'Assemblée nationale. C'est urgent !

La crise viticole doit être résolue rapidement avant d'avoir perdu les forces vives de cette filière ! Nous ne pouvons pas perdre de l'argent en travaillant ! Il faut mettre en place les mesures promises immédiatement, mais aussi la loi Égalim (prix minimum de rentabilité).

Mettre en place un étiquetage clair sur la provenance des ingrédients principaux, visibles du premier coup d'œil avec le drapeau, bleu-blanc-rouge, réservé aux produits français.

Une autre filière est à l'agonie, le blé dur, concurrencée par des blés importés avec des normes différentes - comme au Canada avec du blé mûri au glyphosate ou au réglone, pratique interdite en Europe - mais les importations, elles, sont autorisées ! Scandaleux ! Nous ne devons pas accepter cette situation : il faut faire des analyses de ces produits et les publier. Les consommateurs doivent être informés et savoir ce qu'ils mangent.

Il est important aussi de chercher des revenus complémentaires pour nos producteurs et de diversifier nos activités. La CAPL y travaille et valorise le sucre issu de raisin avec, par exemple, notre ketchup (tomates et concentré de raisin), mais aussi les coproduits (déchets) issus de la tomate, du raisin ou autre, valorisés à travers Phœnix en Provence. La CAPL est aussi à vos côtés pour l'approvisionnement de vos exploitations. Nos salariés sont là pour vous soutenir, vous apporter des solutions, un suivi, être à votre écoute, à vos côtés, jour après jour sur tout notre territoire.

Pour 2026, nos dirigeants doivent se remettre en question, agir pour permettre à nos agriculteurs de vivre de leur métier et nourrir la population. C'est essentiel pour notre pays et pour se rapprocher de la souveraineté alimentaire.

De la part de nos salariés, de notre conseil d'administration, je vous souhaite de belles récoltes, vendues à un prix rémunérateur, santé, bonheur, réussite, pour vous et vos proches.

Bonne année 2026 !" 

Céline Zambujo •

Porter la réalité de nos territoires 

Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse

Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse

© Crédit photo : Franck Beloncle

"L'année 2025 aura été une année d'engagement et de mobilisation pour le monde agricole. Du début à la fin de l'année, les agricultrices et les agriculteurs ont fait entendre leur voix, exprimant à la fois leurs difficultés et leur profond attachement à leurs métiers, à leurs exploitations et à leurs territoires.

Cette mobilisation dit une réalité désormais incontournable : les crises se multiplient et s'additionnent, entre crises économiques, climatiques, sanitaires et humaines. La viticulture, particulièrement fragilisée dans nos départements, traverse une période éprouvante. Les éleveurs sont eux aussi confrontés aux aléas climatiques, aux tensions sur l'eau ou à la multiplication de maladies animales, comme la dermatose nodulaire. Comment ne pas penser aux incendies qui ont durement touché nos collègues de l'Aude, rappelant la vulnérabilité de nos exploitations face aux événements extrêmes ?

Dans ce contexte exigeant, la MSA Alpes-Vaucluse est pleinement mobilisée pour accompagner, soutenir, écouter, mais aussi pour porter la réalité de nos territoires auprès des pouvoirs publics locaux et nationaux.

2025 a été marquée par des temps démocratiques forts avec les élections Chambre d'agriculture et MSA, avec des débats exigeants mais aussi des moments de partages, notamment autour des 80 ans de la Sécurité sociale, nous invitant à refonder notre modèle solidaire. Je donne d'ores et déjà rendez-vous aux délégués MSA pour notre assemblée générale, le 9 avril prochain à Lourmarin.

À l'aube de 2026, je souhaite à toutes et à tous une année de confiance, de solidarité et de perspectives renouvelées." 

Corinne Miliani •

"Ensemble, relevons les défis de demain"

Christophe Charransol,

président de la fédération du Vaucluse de Groupama Méditerranée

Christophe Charransol

© Crédit photo : Groupama Méditerranée

"En ce début d'année, je souhaite adresser à chacun d'entre vous mes vœux les plus sincères de santé, de réussite et de sérénité. Que 2026 soit une année porteuse d'opportunités et de solidarité pour nos territoires.

Chez Groupama, nous avons une priorité claire pour cette nouvelle année : l'assurance climatique. Face aux aléas de plus en plus fréquents, il est essentiel de sécuriser les exploitations et de leur donner les moyens de pérenniser leur activité. Nous voulons accompagner le plus grand nombre d'agriculteurs avec des solutions adaptées et accessibles.

Nous savons que la trésorerie est un enjeu crucial. C'est pourquoi nous accordons l'avance de trésorerie à tous nos assurés, qu'ils soient sociétaires ou prospects. Cette mesure concrète traduit notre volonté d'être présents dans les moments qui comptent.

Un autre sujet majeur pour nous : l'eau. À travers la Fondation de l'eau, nous agissons pour préserver cette ressource vitale et soutenir des initiatives locales qui favorisent une gestion durable. C'est un engagement fort, car l'avenir de nos territoires dépend de cette ressource.

Enfin, je tiens à le rappeler : Groupama est et restera présent sur l'ensemble du territoire. Cette proximité est notre force. Elle nous permet d'être à vos côtés, de comprendre vos besoins et de construire ensemble des solutions pour demain.

À toutes et à tous, très belle année 2026. Continuons à avancer ensemble, avec confiance et détermination." 

Céline Zambujo •

Transmettre et accompagner les exploitations

Patrice Brun, président de la Safer Paca

Fabrice Triep-Capdeville, Julien Latour, Jean-Louis Canto et Patrice Brun, Safer Paca Vaucluse

© Crédit photo : CZ

"À l'aube de 2026, je souhaite adresser à l'ensemble du monde agricole, aux élus et à nos partenaires, un message de lucidité mais aussi de confiance. Cette nouvelle année s'ouvre dans un contexte national de crise agricole profonde. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, ces tensions se doublent d'une crise viticole durable et d'une pression foncière toujours plus forte.

Dans cette période exigeante, la Safer Paca reste pleinement mobilisée, notamment sur notre cœur de notre mission : la transmission des exploitations et l'accompagnement des installations. Dans une région où le foncier agricole est rare et convoité, nous poursuivons notre engagement pour que chaque hectare transmis continue de servir l'intérêt général et la vitalité de nos territoires.

Nous avons aussi intensifié nos efforts pour préserver les terres agricoles et lutter contre les détournements d'usage. Cette exigence est partagée avec les élus mais aussi avec la profession agricole, dont l'expertise et les alertes sont précieuses dans cette vigilance foncière. C'est grâce à ce dialogue permanent avec les syndicats agricoles et l'ensemble des organisations professionnelles agricoles que notre action gagne chaque année en pertinence et en légitimité. Nous continuerons à consolider ces partenariats, car aucune politique foncière efficace ne peut se construire sans l'appui et l'adhésion du monde agricole.

Notre ambition pour 2026 est claire : garantir la pérennité de notre modèle tout en renforçant notre utilité publique. Cela passera par une gestion rigoureuse, par l'innovation, par une pédagogie accrue au service de la transparence. Dans un contexte où les attentes envers la Safer n'ont jamais été aussi fortes, nous continuerons à être un repère, un soutien et un partenaire fiable pour les territoires et leurs agriculteurs.

Au nom de la Safer Paca, j'adresse à chacune et chacun de vous mes vœux les plus sincères pour une année 2026 porteuse de stabilité et d'espoir pour notre agriculture." 

Céline Zambujo •

"Notre force, c'est la confiance"

Franck Alexandre, président du conseil d'administration du Crédit Agricole Alpes Provence

Franck Alexandre, Crédit Agricole Alpes Provence

© Crédit photo : Laury Skander

"Depuis plus de 120 ans, le Crédit Agricole Alpes Provence est un partenaire engagé aux côtés du monde agricole. L'année 2025 a été exigeante pour l'ensemble de la profession, marquée par des transitions profondes, des aléas climatiques et des enjeux économiques majeurs. Dans ce contexte, nous avons pleinement joué notre rôle : être présents, utiles et engagés, sans relâche.

Cette proximité fait partie de notre ADN de banque coopérative régionale. Elle se vit chaque jour, sur le terrain, au plus près des agricultrices et des agriculteurs, dans l'écoute de vos besoins, la compréhension de vos métiers et des décisions prises localement. Elle est la condition essentielle d'une relation de confiance durable.

En 2026, forts de notre modèle mutualiste, nous continuerons à accompagner toutes les agricultures de notre territoire. Une agriculture innovante, performante et tournée vers l'avenir, capable de concilier exigences économiques, sociales et environnementales. En tant que première banque et partenaire historique de l'agriculture, nous assumons cette responsabilité : soutenir toutes les filières de l'agriculture, créatrices de valeur pour nos territoires.

Notre solidité, adossée à la puissance d'un groupe bancaire mondial, nous permet d'agir dans la durée et d'amplifier notre impact local. Parce qu'au Crédit Agricole Alpes Provence, la performance n'a de sens que si elle est utile : utile aux femmes et aux hommes qui font vivre nos territoires, utile à l'économie locale, utile à l'avenir.

Rien de tout cela ne serait possible sans l'engagement collectif de nos collaborateurs et de nos élus qui, au quotidien, accompagnent avec passion celles et ceux qui s'investissent pour nourrir, cultiver et faire grandir nos territoires.

En cette nouvelle année, nous restons votre partenaire de confiance, coopératif, solide et déterminé, à vos côtés pour relever ensemble les défis de demain et continuer à faire vivre une agriculture forte et durable, ici, chez nous." 

Céline Zambujo •

S'adapter, anticiper et construire l'avenir

Gilles Vève, président de la caisse de Crédit Mutuel de Carpentras, vice-président de la commission 'Agricole' de Crédit Mutuel Alliance Fédérale

Gilles Vève

© Crédit photo : Pressagrimed

"Le secteur agricole reste en alerte dans tout le pays. Les manifestations récentes montrent un mécontentement profond et varié, pour lequel certaines des solutions annoncées tardent à arriver dans les exploitations agricoles.

À cela s'ajoutent des récoltes 2025 décevantes, marquées par des conditions climatiques défavorables, et des filières, notamment viticole, fortement touchées par une crise structurelle.

Dans ce contexte, l'agriculture française doit être entendue et soutenue. Elle détient les clés d'un avenir durable, où la production agricole, l'environnement et les territoires sont indissociables ; et elle fait face à de nombreux défis : d'une part, un défi démographique, avec la diminution constante du nombre d'exploitations et les difficultés de renouvellement, alors que les besoins alimentaires ne cessent d'augmenter ; d'autre part, un défi environnemental, avec une transition agro-environnementale nécessaire à poursuivre.

Crédit Mutuel Alliance Fédérale, acteur majeur, réaffirme son engagement à soutenir les filières agricoles et viticoles. Pour ce faire, le 'Prêt installation' - lancé en février 2024 à des conditions très avantageuses - est confirmé pour 2026. Destiné à l'installation des agriculteurs, il s'inscrit dans le cadre du dividende sociétal et complète nos initiatives dans le cadre de notre politique sectorielle agricole.

Le Crédit Mutuel reste solidaire des arboriculteurs, des viticulteurs, des agriculteurs et de ses clients-sociétaires pour les aider à surmonter les difficultés à venir, mais aussi pour les aider à s'adapter, anticiper et construire l'avenir.

2026, ensemble. Toujours plus loin !" 

Céline Zambujo •

Vous accompagner dans vos choix stratégiques

Alain Brémond, président de Cerfrance Afga

Alain Bremond président Cerfrance Afga

© Crédit photo : Marthe Lemelle

"À l'aube de cette nouvelle année, je souhaite, au nom du conseil d'administration et de l'ensemble des collaborateurs du Cerfrance Afga, vous adresser nos vœux les plus sincères de santé, de réussite et de sérénité, tant sur le plan professionnel que personnel.

L'année qui s'achève a une nouvelle fois mis à l'épreuve le monde agricole. Conjoncture économique incertaine, évolution des charges, aléas climatiques, mutations réglementaires et sociétales : jamais les décisions de gestion n'ont été aussi complexes, ni les équilibres aussi fragiles. Pourtant, votre capacité d'adaptation, votre résilience et votre engagement restent remarquables.

Comme de nombreux autres secteurs, l'une des grandes évolutions auxquelles nous assistons aujourd'hui est l'impact croissant de la digitalisation de nos activités. Nous devons nous adapter à ces nouvelles technologies qui nous sont aujourd'hui indispensables pour assurer une gestion plus réactive et précise des exploitations. L'entrée en vigueur de la facture électronique, au 1er septembre 2026, est une échéance que nous préparons depuis plusieurs mois et pour laquelle nous sommes prêts à vous accompagner.

Dans ce contexte général, notre rôle de conseil prend tout son sens. Plus que jamais, nous avons à cœur de vous accompagner dans vos choix stratégiques, d'anticiper les évolutions économiques et fiscales, et de sécuriser vos projets, qu'il s'agisse de transmission, d'investissement, de diversification ou d'optimisation de vos exploitations. Notre ambition pour cette année nouvelle est de mettre à votre disposition notre savoir-faire, notre pluridisciplinarité et notre agilité à vous accompagner dans ce contexte mouvant.

Les perspectives pour 2026 invitent à la prudence mais aussi à l'action. La transition agricole, énergétique et numérique ouvre de nouvelles opportunités, à condition qu'elle soit abordée avec méthode, anticipation et accompagnement. Cerfrance Afga poursuivra son engagement à vos côtés, avec une expertise renforcée, une écoute attentive et une volonté constante d'innovation au service de vos exploitations.

En ce début d'année, je tiens également à remercier chaleureusement nos équipes pour leur professionnalisme et leur implication, ainsi que vous, adhérents et partenaires, pour la confiance que vous nous accordez chaque jour.

Que cette nouvelle année s'ouvre sur de meilleures perspectives et soit porteuse de projets, de décisions éclairées et d'espoir pour l'avenir de l'agriculture." 

Céline Zambujo •

Être solidaires et déterminés

Joël Choveton, président de la Fédération des caves des vignerons coopérateurs de Vaucluse

14/02/24 - Joël Choveton et Alain Brusset, respectivement président et directeur de la fédération des caves des vignerons coopérateurs de Vaucluse se refusent à considérer l'arrachage comme une solution de sauvetage du vignoble.

© Crédit photo : ML

"Rien n'est perdu ! On a identifié une partie des causes de la crise : notre faiblesse commerciale à l'export et en général des forces de vente de nos entreprises. Il faut inverser très rapidement le sens de la vapeur. Reprendre le terrain concédé à nos amis, mais néanmoins concurrents, italiens et espagnols. Nous allons tous nous y employer. C'est une armée de commerciaux qu'il va falloir lever. C'est notre mission, notre devoir de vigneron. C'est encore possible de le faire. Que de son côté, la Région nous finance ces énormes investissements commerciaux entreprise par entreprise. Que l'État nous allège nos charges bureaucratiques et environnementales. Que l'État se charge de museler les campagnes des hygiénistes moralisateurs parisiens. Et tout peut repartir. C'est l'espoir qui renaît à condition d'être toutes et tous solidaires et déterminés. 2026 pourrait bien être l'année de la reprise en main de notre destin et de notre avenir si nous nous mobilisons. C'est les vœux que je souhaite à tous les vignerons." W

Céline Zambujo •

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