C’est la troisième récolte que Jérôme Barnéoud, 31 ans, met en cuve au Collet vert, à Pertuis. Les premiers raisins ont été acheminés vers les caves coopératives le 18 août, et dans les cuves du domaine une semaine plus tard. La machine à vendanger a été rentrée fin septembre, alors que d’habitude la récolte s’achève aux alentours du 20 octobre. Et la vendange 2015 s’avère prometteuse. « On aura un très beau millésime! C’est une belle récolte qualitative avec des rendements moyens pour les blancs et corrects pour les rouges et rosés », expose le vigneron. « Les degrés sont satisfaisants avec des arômes très fruités et des notes de framboise. Dans une cuve, on a même l’impression que c’est une crème à la framboise à la surface ! » Le domaine s’étend sur 20 hectares, dont quinze sont destinés aux caves coopératives d’Ansouis et de La Tour d’Aigues, et cinq sont vinifiés sur place. La capacité de production s’élève à 250 hectolitres répartis entre 30 000 bouteilles, 200 bibs et le vrac, en AOP Luberon et IGP Méditerranée. « L’objectif est de faire le maximum de bouteilles et de diminuer la partie vrac, même si ça demande davantage de travail, car la rémunération est plus intéressante », explique le viticulteur. « Le vrac permet d’avoir de la trésorerie, ce qui n’est pas négligeable quand on débute… ».
Bâtiment en auto-construction et vignes en location.
Le vigneron a construit minutieusement le rêve de sa vie. « Je suis né entre le maraîchage et la vigne, puis j’ai grandi parmi les ceps, et j’ai dormi plus d’une fois dans le fourgon familial », raconte Jérôme Barnéoud. Pour ce fils et petit-fils d’agriculteurs de la région de Pertuis, l’avenir était tout tracé : il travaillerait la terre avec une nette préférence pour le raisin. « Mes parents apportaient leurs vendanges à la cave coopérative et depuis tout petit, je me demandais comment se fabriquait le vin », poursuit-il. « Je ne voyais pas la finalité, ce qui me frustrait. » Après un bac sciences et technologie du produit agroalimentaire, puis un BTS au lycée viticole de Beaune (Côte-d’Or), il complète son cursus avec une licence professionnelle vigne et vin à Bordeaux. « Il y a beaucoup de comptabilité et de gestion d’entreprise, ce qui m’a beaucoup aidé quand j’ai monté mon projet et qui me sert toujours maintenant que j’ai mon domaine. Il y a tellement de papiers ! », souligne l’exploitant viticole.
Murielle Kasprzak
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06/06/2023
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