LIAISON EST-OUEST
Nouveau rebondissement pour la LEO : l'Ascva réitère son opposition à la tranche 2 du projet de liaison Est-Ouest, une "menace pour la ceinture verte d'Avignon", alors que les collectivités se rassemblent à nouveau pour sa reprise.
L'Ascva n'en démord pas : le projet LEO est une menace pour la ceinture verte d'Avignon.
© Crédit photo : Francisco Ruiz
Nouveau rebondissement dans le projet de tranche 2 de la Liaison Est-Ouest (LEO). Alors que le préfet de Vaucluse semblait avoir enclenché une demande de clôture de ce fameux projet1, les récentes déclarations du nouveau maire d'Avignon, Olivier Galzi, et du ministre des Transports, Philippe Tabarot, ont remis de l'huile sur le feu (lire ci-dessous). Dans la foulée, dans un courrier adressé au maire d'Avignon le 17 avril dernier, l'Association de sauvegarde de la ceinture verte d'Avignon (Ascva) réitère son "opposition catégorique" au projet de tranche 2 de la LEO, qu'elle juge "obsolète, coûteux et néfaste pour l'environnement".
Pour elle, la ceinture verte d'Avignon, territoire agricole, écologique et paysager unique, repose sur "un réseau historique de canaux d'irrigation". Elle joue un rôle clé dans "la régulation des eaux, la biodiversité et le maintien d'une agriculture locale". La construction de cette infrastructure fragmenterait les terres, perturberait les flux hydrauliques et artificialiserait les sols, mettant en péril "cet équilibre fragile".
L'Ascva souligne que les bénéfices annoncés en matière de circulation sont surestimés. L'exemple de la rocade actuelle d'Avignon, "qui a aggravé les embouteillages et accéléré l'urbanisation des zones agricoles, illustre les risques. La tranche 2, située à moins d'un kilomètre de l'existante, reproduirait ces effets sans résoudre les problèmes de trafic".
D'autant qu'elle met en avant l'explosion des coûts et son impact sur le projet : estimé à 142 millions d'euros en 2015, "il dépassait déjà en 2022 les 300 millions d'euros, soit plus de 50 millions par kilomètre, ce qui en fait l'un des plus chers de France". Cette inflation, dans un contexte budgétaire tendu, pose question : qui paiera la facture finale ? "L'absence de visibilité interroge fortement quant à la pertinence de poursuivre un investissement aussi lourd pour une infrastructure dont l'efficacité est largement contestée", pose l'association.
L'Ascva demande aux décideurs publics de renoncer à la tranche 2 et d'engager une réflexion collective sur des alternatives durables, respectueuses du territoire et de ses habitants. L'association se dit prête à participer à une concertation pour imaginer des solutions adaptées aux réalités locales.
Les élus du Grand Avignon ont réaffirmé leur soutien au projet de liaison Est-Ouest.
© Crédit photo : Grand Avignon
Lors d'une réunion initiée par Olivier Galzi, président du Grand Avignon, le 29 avril, les élus ont souhaité affirmer "une position commune et un engagement collectif fort en faveur de la relance du financement de la tranche 2 de ce projet structurant". Autour de la table, la Région Sud, les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, les Communautés d'agglomération du Grand Avignon et de Terre de Provence, ainsi que les villes d'Avignon, de Châteaurenard et de Rognonas. À l'issue, ils ont même proposé un "pack territorial", fondé sur plusieurs principes clairs : "Une volonté partagée de parler d'une seule voix, afin de garantir la lisibilité et la crédibilité du projet auprès de l'État" ; la "confirmation du socle technique proposé par les services de l'État permettant une réalisation pragmatique, mieux intégrée sur les plans environnemental et paysager" ; et la "nécessité de conduire la tranche 2 dans sa globalité, sans phasage, afin d'en garantir la cohérence et l'efficacité". "Au-delà de ces orientations", affirme Olivier Galzi, "nous avons exprimé, avec les élus présents, la nécessité d'un réengagement de l'État dans le financement de cette infrastructure essentielle, et allons adresser dans les prochains jours un courrier en ce sens au président de la République, au Premier ministre et au ministre des Transports." En attendant de trouver un maître d'ouvrage "en capacité de piloter le projet et d'en assurer le préfinancement" et "un engagement collectif à accompagner les exigences environnementales, notamment en matière de mesures compensatoires".
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06/06/2023
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