La Société du canal de Provence met en avant son réseau d’infrastructures et ses réserves qui permettent d’assurer une alimentation en eau, explique Christian Magnin, directeur de l’exploitation.
L’été 2016 a été la 2e année la plus sèche depuis 1955, « pire que l’année 1981 », soulignait Philippe Vitel, président de la Société du Canal de Provence (SCP), le 22 septembre dernier. Pour autant, le réseau sécurisé a permis de satisfaire les besoins des utilisateurs de la SCP (agriculteurs collectivité, industriels et particuliers). « Malgré l’été exceptionnellement sec que nous avons rencontré, nous n’avons pas eu de problèmes majeurs de mise à disposition des ressources en eau, preuve de l’anticipation de cette région, sans doute mieux armée que nombre d’autres régions françaises. Nous avons ici, dans le Sud-Est, une culture de l’eau, qui nous permet de faire face aux changements que nous vivons actuellement, porté notamment par le réchauffement climatique », poursuivait le président. Il faut dire aussi que les réserves importantes en eau sur le Verdon permettent de garantir une alimentation « qui répond à la fois à la diversité des clients et des usages », poursuivait le directeur général, Bruno Vergobbi. « Certes, des tensions sont apparues, mais elles l’ont été dans des zones non-sécurisées par le transport du Canal de Provence. Il ne faut donc pas globaliser la dangerosité des messages diffusés cet été et les arrêtés sécheresse sont à moduler en fonction des terroirs », relançait le président.
400 mm contre 650 mm.
Adossé à l’un des plus grands châteaux d’eau d’Europe, les Alpes, la Société du canal de Provence met en avant son réseau d’infrastructure et ses réserves qui permettent d’assurer une alimentation en eau, « tout en évitant le prélèvement dans les ressources locales très affectées par la sécheresse estivale », complétait Christian Magnin, directeur de l’exploitation. « La gestion économe de la ressource construite ces 55 dernières années autour de la Société du Canal de Provence et la gestion collective de cette ressource – avec les Associations syndicales autorisées (ASA) dans le cadre de la concession qui lie la SCP à la Région – sont deux atouts qui mettent notre région en avance sur son temps », reprenait le président.
Céline Zambujo
60% d’eau mobilisée en plus à LaurisÀ Lauris, première prise sur le canal EDF en Durance qui alimente les usages agricoles, la mobilisation a atteint 6,5 Mm3 en 2016, contre 4,1 Mm3 en 2015, soit 60% de plus. « Cette augmentation traduit à la fois des besoins d’irrigation supérieurs, mais également la montée en puissance du nouveau réseau Vaugine-Cucuron en Sud Luberon, inauguré en juin dernier, qui va bénéficier d’un investissement de 40 millions d’euros sur 10 ans, pour renforcer les aménagements hydrauliques agricoles en Vaucluse », commentait le président Philippe Vitel. Ces investissements sont complétés par une politique de maintenance et de rénovation des ouvrages de la concession régionale, qui mobilise chaque année environ 27 millions d’euros, soit un tiers des recettes de la SCP. Reste que l’année 2016 va permettre d’optimiser encore davantage le fonctionnement du réseau. « Le pic sur Lauris a été tellement important que la station s’est presque trouvée en limite de capacité. Pour l’an prochain, nous prévoyons de commander plus tôt du matériel de secours car cette année, les trois motopompes fonctionnaient ainsi que la réserve », commentait Christian Magnin. |
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06/06/2023
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