Saint-Christol-d'Albion
Deux ans d'absence pour la foire aux agnelles et aux béliers Préalpes du Sud, et autant de déconvenues pour les éleveurs. Nouvelle Pac, prédation, mal-être... Le retour de cet évènement vient comme un baume appliqué directement sur le cœur. Rendez-vous le dimanche 7 août, pour découvrir le quotidien des éleveurs.
Pour les visiteurs de la foire comme pour les éleveurs, le retour de l'événement est très attendu.
© Crédit photo : FDO de Vaucluse
C'est un événement qui aura terriblement manqué à ses quelque 6 000 visiteurs autant qu'aux éleveurs et à la commune de Saint-Christol. Après deux ans d'absence, le premier dimanche d'août renoue avec sa fête pour la 62e édition de la foire aux agnelles et aux béliers Préalpes du Sud, pour, le temps d'une journée, retrouver "l'alliance de la tradition, de l'élevage, du terroir et des produits de qualité", souligne la Fédération départementale ovine de Vaucluse (FDO), organisatrice avec le village.
Se faire voir et proposer une fenêtre sur l'élevage ovin. Voilà l'objectif principal selon Nicolas De Cecco, éleveur à Monteux. "C'est le seul événement qu'on fait. Alors c'est l'occasion d'échanger", explique-t-il. Lui qui participe depuis trois ans voit l'intérêt des visiteurs, mais aussi des éleveurs : "Ça nous fait sortir de nos exploitations et ça fait du bien de se retrouver tous ensemble, c'est rare". Il fera son maximum pour ramener des béliers, fidèles "représentants des troupeaux transhumants du bas de la plaine, face à tous les éleveurs du plateau".
Tous ne peuvent être présents sur la foire, mais ceux qui s'y rendent participent avec joie à la dynamique de reprise de l'événement. "L'important, c'est d'avoir tous le même langage", affirme Pascal Petit, éleveur à Pernes. Ses mourérous sont, pour la plupart, en alpage dans les Alpes-de-Haute-Provence, mais il en ramènera quelques uns restés dans le département. Il plaide pour un rajeunissement du rendez-vous : "Faire la commercialisation par soi-même, ça marche mieux et ça passe par ce genre d'événements, grâce à de la promotion, des dégustations. Il faut s'inspirer de ce qui fonctionne dans d'autres régions".
Le matin, professionnels et visiteurs pourront découvrir les différentes races ovines et les juger lors du concours et la remise des prix, qui récompensera les meilleures bêtes de leur catégorie. Passionnés et curieux auront le loisir d'échanger avec les éleveurs sur leur métier, de flâner sur le marché de producteurs et artisans locaux, et d'observer les démonstrations de dressage de chien de berger et de tonte de moutons. Le midi aura lieu le traditionnel repas des bergers. Au menu, caillette au porc du Mont-Ventoux, taboulé de saison et grillade d'agneau, fromage de brebis, tartes aux fruits de saison... Les tickets repas seront en vente1 directement sur place, dès 9 heures. Comme à chaque édition, un éleveur local fournira les agneaux pour le repas. Cette année, François Constantin, du Gaec Pierre de Feu à Aurel, se chargera de régaler les visiteurs.
Nouveauté de cette édition, la dou- ble diffusion - à 10 h puis à 15 h - du film 'Rasco & nous', réalisé par Axel Falguier. La projection sera suivie d'une heure échange, et ouvrira la discussion autour des chiens de protection des troupeaux et sur les bons comportements à adopter face à ces chiens en montagne. "Ce film permet de montrer la difficulté de l'intégration d'un chien dans le troupeau, montrer pourquoi les éleveurs en ont besoin, comment ça fonctionne, pour quels usages", détaille Bruno Bonnet, éleveur à Lagarde-d'Apt et référent de l'Institut de l'élevage (Idele) dans le Vaucluse.
Aussi bien adressé aux éleveurs qu'aux visiteurs en balade, il espère que ce film captera mieux l'attention du public : "Les gens ont des images à mettre sur les discours et se rendent mieux compte". Parfois, certains chiens posent problème. Mais il constate également beaucoup de comportements inadaptés. "Quand on voit qu'on autorise l'accès aux pâturages pour les touristes, et que certaines zones sont interdites aux éleveurs qui ont des chiens de protection, oui, il y a un échec", admet l'éleveur. Donner à voir permettra peut-être une nouvelle prise de conscience. Il faudra entendre la nature du débat post-diffusion pour en rendre compte.
ICI
Votre encart
publicitaire !
GIEE Ventoux Durable
INSTITUT RHODANIEN
Foncier agricole

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner