CGA
Le 30 avril dernier, en fin de matinée, les membres de la Confédération générale de l'agriculture se sont retrouvés à Bédarrides, pour aborder "deux dossiers essentiels dans notre département", mais pas que, explique sa présidente, Sophie Vache.
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jordan Charransol, président des Jeunes agriculteurs, et Sophie Vache lors de la réunion de la Confédération générale de l'agriculture, le 30 avril dernier, à laquelle participaient également Christophe Charransol, président de la fédération de Vaucluse de Groupama Méditerranée, et André Bernard, président de la Chambre régionale d'agriculture.
© Crédit photo : FDSEA 84
Le 30 avril dernier, aux côtés des deux dossiers - la traversée de l'Ouvèze par le pont roman de Bédarrides, et l'enquête publique lancée par le Syndicat mixte de l'Ouvèze Provençale (Smop) -, les élus professionnels membres de la Confédération générale de l'agriculture, présidée par Sophie Vache, ont abordé trois points d'actualité avec le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, et le sous-préfet de Carpentras, de Bernard Roudil : la situation viticole - la réunion était accueillie à la Distillerie du Bois des Dames, à Violès - le gel d'avril et la situation de l'Association syndicale autorisée (Asa) de Violès.
En se rendant sur le pont roman de Bédarrides, les représentants de l'État ont pu visualiser in situ les difficultés rencontrées par les exploitants agricoles en particulier, et tous les usagers en général. En effet, ce pont - classé aux Monuments historiques - est le seul point de passage traversant l'Ouvèze au niveau de Bédarrides. Coupant la ville en deux, ce pont est actuellement inutilisable en raison de fragilités qui imposent sa remise en état (responsabilité du Département).
"Il faut trouver une solution pérenne, soit par un nouveau pont, soit par un passage permettant aux engins de franchir la voie SNCF", pose Sophie Vache. Or, si du côté nord il existe bien un passage à double voie permettant de passer sous la voie ferrée (hauteur max : 4 mètres), au sud, le passage est conditionné à un gabarit maxi de 3,80 m de hauteur, en simple voie, ne permettant pas le passage des engins agricoles. "L'option imposée actuellement oblige à faire un détour de 26 km par Sarrians. Un surcoût chiffré à 115 000 € par an. Il est urgent de trouver une solution pour entre tous les acteurs concernés - mairie, Département, Smop, préfecture, habitants, artisans et agriculteurs - d'autant que Bédarrides, avec ses sept rivières, est en zone inondable. Un nouvel ouvrage permettrait de résoudre l'évacuation et la sécurisation des habitants", a partagé Laurent Mus, président du SEA local. Le préfet s'est engagé à organiser une réunion dans les prochains jours.
Sur le 2e dossier concernant le Smop, la situation est figée. Dernièrement, "le syndicat a en effet envoyé des courriers de demandes de servitudes, qui s'apparentent plus à des expropriations, aux propriétaires de parcelles situées à proximité de l'Ouvèze sur les communes de Violès, Jonquières, Sarrians, Courthézon et Bédarrides, concernant le système d'endiguement en rive droite et gauche de l'Ouvèze". La servitude interdit aujourd'hui toute intervention dans des parcelles, "souvent des bois, mais aussi des parcelles agricoles. On demande des explications et des réunions publiques. Mais nos demandes restent, pour l'heure, sans retour", explique Sophie Vache.
Au cours de la rencontre, les actualités agricoles départementales ont également été abordées, à commencer par le gel qui a sévi le 22 avril - une mission d'enquête va prochainement se rendre sur le terrain pour constater les dégâts - mais aussi la situation viticole en général.
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06/06/2023
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