Prix Régional de la Dynamique Agricole
À l'occasion de la première édition du Prix Régional de la Dynamique Agricole (PRDA), la Banque Populaire Méditerranée a mis à l'honneur quatre lauréats pour leurs projets à la fois performants, innovants et engagés dans les secteurs agricole et viticole de son territoire.
Lauréats du premier prix de la dynamique agricole Banque populaire Méditerranée.
© Crédit photo : MS
[Publi-Information] Le Prix Régional de la Dynamique Agricole créé par la Banque populaire ambitionne de valoriser les initiatives exemplaires qui participent activement à la transition et au développement durable de ces filières. Autour de Sabine Calba, Directrice Générale de la Banque Populaire Méditerranée, un jury d'experts a étudié les nombreux dossiers de candidature. À l'issue des délibérations, les gagnants ont été distingués dans les catégories : "Performance", "Innovation" et "Transition", les qualifiant ainsi pour le Prix National de la Dynamique Agricole, aux côtés des lauréats des autres Banques Populaires. Un prix spécial “Coup de Cœur du Jury” est également venu récompenser une initiative remarquable.
Rencontre avec ces acteurs engagés, qui nous livrent leur parcours, leurs ambitions et leur vision de l'avenir de l'agriculture.
Pierre-Adrien Fleurant, directeur Groupe Maison Saint Aix (13)
Le rosé "Aix", succès mondial né en Provence
Lancé il y a 15 ans par le Groupe Maison Saint Aix, le rosé "Aix" s'est imposé grâce à une identité visuelle marquée et une volonté d'allier qualité et modernité, ciblant une clientèle jeune. Aujourd'hui, la marque est présente dans près de 60 pays, principalement chez les cavistes et en restauration. "Nous représentons près de 5 % des exportations de vins AOP Provence", précise le directeur, Pierre-Adrien Fleurant. Symbole de célébration et de convivialité, "Aix" séduit aussi par ses très grands formats, jusqu'à 15 litres. La gamme s'élargit désormais avec un blanc et un vin pétillant sans alcool baptisé "Beau Viva", présenté comme "ultra-qualitatif, fruit de plusieurs années de recherches". Les premiers retours clients sont déjà très prometteurs. Dans un secteur longtemps perçu comme conservateur, le monde du vin est en pleine mutation, avec en son cœur un "écosystème particulièrement dynamique, allant de l'AgriTech jusqu'à la distribution et au consommateur final. Le monde du vin évolue depuis trois millénaires, cela n'est pas près de s'arrêter. L'époque que nous vivons est passionnante !"
Philippe Benoit, riziculteur à Saint-Gilles (30)
Il crée une variété de riz pour relancer la filière camarguaise
Cela fait 47 ans que Philippe Benoit cultive le riz. Une vie dédiée à cette céréale, marquée par une quête ambitieuse : créer une variété à la fois résiliente, productive et savoureuse. En 2019, il se lance dans un projet audacieux : développer une nouvelle variété en collaboration avec des spécialistes chinois de la sélection variétale. Passionné, il n'hésite pas à investir personnellement – à hauteur de six chiffres – pour semer, repiquer et tester ce riz hors norme. Résilient face au climat, Sylvia a démontré sa robustesse :"L'an passé, il est tombé 310 mm en 1 h 30. On a tout perdu… sauf le Sylvia, récolté trois semaines plus tard". Avec un rendement atteignant 7 tonnes par hectare, même en conditions difficiles, cette variété permet aussi de réduire les intrants et séduit par sa qualité gustative. Si Sylvia intéresse les plus grandes tables, Philippe Benoit tient à ce qu'"elle reste accessible au plus grand nombre". Le meilleur souvenir de son aventure ? Sa rencontre avec Yuan Longping, le père du riz hybride chinois, dont les travaux ont marqué un tournant dans la productivité agricole mondiale. À son tour, Philippe Benoit espère inscrire le Sylvia dans cette lignée d'innovations agricoles porteuses d'avenir pour la Camargue.
David Galera, maraîcher à la Finca à L'Isle-sur-la-Sorgue (84)
Le pionner de l'irrigation à l'ozone
David Galera est le premier en France à utiliser l'ozone pour traiter l'eau d'irrigation. En 2012, après un parcours dans l'automobile, il reprend l'exploitation maraîchère familiale de 3 ha, produisant fraises, concombres, tomates… Un choix qu'il ne regrette pas :"Cette année, malgré les pluies et les maladies sur les fraises, nous n'avons rien eu".
Le secret ? Moins de traitements et une meilleure assimilation des nutriments grâce à l'ozone, qui désagrège en O2 au niveau des racines, favorisant ainsi le microbiote et renforçant le système immunitaire des plantes. Les résultats ont séduit ses voisins, et l'investissement a été rentabilisé en trois saisons.
En parallèle, David mise sur la vente directe, notamment en supermarchés de proximité et dans son magasin de producteurs. Il souhaite désormais s'agrandir, ouvrir une épicerie à la ferme et conquérir les marchés parisiens et Rungis. Du bon, du beau et du goût.
Fanny et Loïs Faur, éleveurs à Seillans (83)
Chèvres, IA et circuits courts : les Faur réinventent la ferme
Installés à Seillans, à moins d'une heure de la ville, Fanny et Loïs Faur élèvent chèvres et vaches, cultivent un peu de maraîchage… et redéfinissent les codes de l'agriculture locale. Leur moteur : transmettre une image positive et dynamique du métier. Leur ferme devient le théâtre d'animations originales comme l'"apéritraite", la "randobiquette" ou encore l'"anniverchèvre". Mais derrière cette image bucolique, se cache une gestion millimétrée. "Chez nous, pas de haricots ni de yaourts : le retour sur investissement n'est pas à la hauteur", expliquent-ils. Dès leur installation, chaque détail a été pensé, podomètre à l'appui, pour limiter les déplacements inutiles et réduire les coûts en carburant. Leur ferme est aussi résolument tournée vers l'innovation, avec une irrigation des tomates pilotée par intelligence artificielle. L'objectif ? Maximiser chaque minute de travail. Fidèles aux principes de l'économie circulaire, ils réutilisent les déchets d'un atelier comme ressources pour un autre. Bien ancrés dans le tissu local, Fanny et Loïs Faur placent la transparence, le lien social et l'expérience sensorielle au cœur de leur modèle. Une agriculture engagée, moderne et inspirante.
La Banque Populaire Méditerranée accompagne d'ores et déjà plus de 3 200 structures agricoles sur son territoire. Au travers de solutions pensées pour les spécificités de ces métiers, la banque déploie son expertise en réponse à chaque besoin des agriculteurs. Elle a développé une filière dédiée à l'agriculture et à la viticulture, pour répondre aux besoins de cette activité. Notamment composée de 9 conseillers spécialisés, cette équipe déploie son expertise sur le terrain, aidant les professionnels à relever les défis liés à l'installation, au développement, à la transmission, à la gestion des aléas climatiques, ainsi qu'à la diversification des activités. Cette initiative témoigne de l'engagement de la Banque Populaire Méditerranée en faveur du développement durable de l'agriculture et de la viticulture sur l'ensemble de son territoire. L'implantation de cette filière témoigne d'une ferme volonté de la Banque Populaire Méditerranée de toujours rester en proximité, au plus proche de ses clients.
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