De l’ambition, InVivo n’en manque pas, avec le lancement des magasins Frais d’ici, mais aussi la création d’un vaste pôle InVivoWine, présenté par le directeur général, Thierry Blandinières. ©MS
Il y a un an, le directeur d’InVivo, Thierry Blandinières, présentait, lors d’une tournée régionale, le plan stratégique ‘2025 by InVivo’, qui a intégré une refonte du modèle économique en termes de management et de gouvernance. Depuis, ce projet structurant sur le long terme prend forme, notamment en viticulture. En juin, InVivo a racheté Cordier, en juillet, le groupe intègre le capital de Vinadeis (nouveau nom de Val d’Orbieu-Uccoar) à 21%. Ainsi naît InVivo Wine. Depuis, le groupe coopératif a racheté Vins du soleil dans le Gard. Jusqu’à présent, les céréales et l’élevage constituaient le cœur du métier du premier groupe coopératif français, dont le chiffre d’affaires atteint 350 millions d’euros. Quels sont les objectifs d’InVivo pour son pôle viticole ? « Monter en gamme, créer des marques et vendre à l’international, pour une meilleure valorisation des produits des coopératives adhérentes », comme l’explique Thierry Blandinières.
Premier segment que souhaite développer InVivo: les grands crus bordelais avec la marque Mestrezat, présente depuis 200 ans. Deuxième segment : développer la marque Cordier, notamment à l’international.
Ambitieux projet.
Thierry Blandinières ne cachent pas ses ambitions : positionner la marque au niveau de Mouton Cadet, à environ 10 euros la col, mais et surtout développer les ventes à l’international. Le projet est ambitieux, quand on sait que Mouton Cadet doit en grande partie sa réussite, à l’image de marque du 1er cru classé médocain, Mouton Rosthchild – que la société Baron Philippe de Rothschild possède en plus de la société de négoce –, de deux autres 5e crus et des domaines à l’étranger.
Cordier pourrait devenir une marque ombrelle sur d’autres régions viticoles françaises. « Ce sera probablement difficile sur le marché français », reconnait Thierry Blandinières, « mais nous pouvons travailler avec la GD pour recréer un segment premium », poursuit-il, plus confiant sur les possibilités de développement à l’export, de cette marque premium déclinée par cépages. « Nous voulons redynamiser les ventes, avec des produits qui parlent aux consommateurs étrangers : malbec, sauvignon, chardonnay… Et pourquoi pas du rosé... Nous ferons ce que le marché attend. »
Cible prioritaire : le marché américain, où les vins français sont en difficulté (hormis les rosés de Provence). Si InVivo réussit sur ce marché, il aura fait ces preuves dans le domaine du vin.
La stratégie vrac et MDD.
Derniers segments visés : les vins en vrac et les marques de distributeurs. « Je n’aime pas la dénomination vrac. Pour moi il s’agit de préconditionnement et de préparation de vin de qualité pour une marque. Notre objectif, ce n’est pas de développer du volume ; nous sommes sur de la différenciation », poursuit Thierry Blandinières. Avec les rachats effectués cette année, InVivo Wine se positionne comme le premier producteur de vins en vrac avec 800 000 hl.
Partant du Bordelais et du Languedoc, InVivo souhaite acquérir d’autres négoces pour structurer son offre. Ils visent 500 millions d’euros en 2020 (350 millions d’euros aujourd’hui). Les 150 millions d’euros de croissance pourraient être remplis à 50% par le marché américain. Thierry Blandinières appelle les coopératives viticoles qui le souhaitent à devenir adhérentes de l’union, et à répondre au cahier des charges qui sera défini. Avec la tournée qu’il a effectuée en régions, il a déjà rencontré près de 80% du monde coopératif viticole.
Magali Sagnes
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06/06/2023
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