DIAMANT NOIR DU VAUCLUSE
Top départ pour la vente du Diamant noir du Vaucluse. La campagne a été lancée ce vendredi 12 décembre avec, pour le moment, de la qualité mais peu de quantités. Pour cette nouvelle saison, l'association veut informer sur la réalité des arômes.
Les premières truffes estampillées 'Diamant noir de Vaucluse' sont commercialisées depuis le 12 décembre dernier.
© Crédit photo : CL
L'association Diamant noir du Vaucluse - émanation du Syndicat des trufficulteurs de Vaucluse et première et seule marque collective de truffes fraîches - vient de lancer sa campagne. La mise en marché a débuté vendredi dernier, le 12 décembre, pour les onze adhérents actifs, avec des résultats assez hétérogènes sur le département et des quantités bien moindres que l'an passé.
Mais cela s'explique : "Nous avons essuyé deux grosses canicules, dont celle de juin qui a été particulièrement rude, avec des nuits à 30°C", confirme le président de l'association, Nicolas Monnier, qui se veut tout de même rassurant : "Pour celles et ceux qui ne pouvaient pas irriguer, cela a été fatal. Mais pour les autres, la production sera probablement décalée sur les mois de janvier-février." D'autant qu'il l'assure : "S'il n'y a pas la quantité, la qualité elle, est bien au rendez-vous, et se développe de plus en plus." Preuve en est, les prix sur le carreau professionnel sont en forte augmentation : la barre symbolique du millier d'euros a été dépassée la semaine dernière, avec jusqu'à 1 200 € le kilo à Carpentras le 12 décembre.
En plus du défi climatique, les trufficulteurs doivent également faire face à un autre problème, celui des arômes synthétiques. Non seulement ils sont de plus en plus présents, mais "ils trompent les consommateurs", s'insurge Nicolas Monnier.
Pour contrer ce phénomène croissant, l'association a décidé de lancer une campagne d'information. "Le message est simple", poursuit le président : "Aucun produit vendu en épicerie ne doit son parfum à la truffe, même si elle est indiquée dans la composition." En effet, ce qui produit l'arôme de la truffe est dû à des bactéries. Au-delà de 60° elles sont détruites, et ne survivent donc pas à la stérilisation. Or, les produits d'épicerie sont souvent stérilisés.
"Ce qui sent fort, c'est de l'arôme", prévient-il. En clair, dès lors que l'étiquette mentionne un arôme, "il n'y a pas de truffe." En réalité, Nicolas Monnier explique même que le goût est reproduit à partir de chou, de betteraves, ou même d'algue.
Pour faire passer son message, en plus d'interpeller les consommateurs, l'association a fait imprimer des cartes, contenant un message explicatif et slogan fort : "De la betterave au prix de la truffe". Les membres espèrent bien faire comprendre que "tous ces produits, soi-disant truffés et chers, sont de la tromperie. Rien ne vaut une belle truffe, dont on connaît la provenance." Pour s'en procurer, Nicolas Monnier invite les consommateurs à se rendre au marché de Carpentras, devant l'office du tourisme, tous les vendredis matin, ou à la'Fête du diamant noir', à Vaison-la-Romaine, en février prochain.
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06/06/2023
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