« Les entreprises françaises doivent jouer sur les deux tableaux pour vendre leurs vins via les 431 magasins du monopole, et en direct avec les restaurateurs », résume Cecilia Ekfeldt, Business France, à gauche, aux côtés d’Elisabeth Engelsen-Ellqvi
Depuis deux à trois ans, un nouveau marché s’ouvre en Suède : celui de la restauration, à la recherche d’une offre de vins qualitative et bio. « Les ventes en direct auprès de la restauration sont en croissance forte, portées par un renouveau de la gastronomie. Pour entrer en Suède, il faut impérativement jouer cette double carte aujourd’hui, en visant certes le monopole qui draine 90% des volumes, mais en s’intéressant aussi au marché émergent de la restauration », notait mardi 26 janvier Elisabeth Engelsen-Ellqvist, de Provinum, société spécialisée dans les produits gastronomiques. En effet, la Suède faisant partie de l’Union européenne, il n’existe plus de monopole d’importation, ce qui permet de travailler en direct avec les restaurateurs, ces derniers n’étant pas autorisés à s’approvisionner en direct auprès du monopole, contrairement aux grossistes suédois.
« Le marché suédois est mature, dynamique et réceptif à l’offre française, associée à un romantisme, un art de vivre et un savoir-faire », reprenait Cecilia Ekfeldt, Business France en rappelant quelques repères macroéconomiques sur le pays (voir encadré) et précisant par ailleurs que les Suédois apprécient la France puisqu’elle est leur 4e destination touristique.
Plus d’un Suédois sur 2 a déjà consommé des vins bio.
Les consommateurs de vin suédois sont jeunes, urbains et fortement sensibilisés aux produits ‘éco-friendly’. En effet, 78% des Suédois entre 20 et 30 ans achètent parfois ou aussi souvent que possible des produits certifiés bio. Ce public, majoritairement féminin (52% des acheteurs sont des femmes), prend de plus en plus d’importance, avec une augmentation des achats bio de +10% en 2015 par rapport à 2014. Et l’étude commanditée par SudVinBio montre que les Suédois sont les leaders de la consommation de vins bio en Europe : 51% des Suédois ont déjà consommé des vins bio, contre 35% en moyenne en Europe.
« Depuis 4 à 6 ans, l’augmentation de la consommation de vins se fait d’ailleurs par le bio et cette tendance arrive nettement depuis deux ans en restauration », précise Elisabeth Engelsen-Ellqvist. Pour preuve, la croissance du chiffre d’affaires en restauration est la plus forte en valeur depuis 10 ans (+4% à 11,9 millions d’euros en 2014), et les ventes sont en croissance de +5,5%. « Cette croissance a été dopée par le changement du taux de TVA, passé de 25% à 12% en janvier 2012 et permettant la création de 4000 nouveaux emplois », précisait Cecilia Ekfeldt.
Autre motif d’espérance : l’offre des vins en restauration évolue. Longtemps centrée sur des vins de table, cette offre s’ouvre de plus en plus, « portée par les cinq écoles de sommellerie qui travaillent pour améliorer la qualité et le niveau des vins en restauration, en accentuant les conseils d’accords mets et vins » détaille Elisabeth Engelsen-Ellqvist. Ces restaurateurs cherchent à se différencier de l’offre du monopole, avec des vins sélectionnés sur des terroirs à découvrir, des petites cuvées et des vins bio. On trouve d’ailleurs de plus en plus une offre de vin bio au verre, vendu entre 12 et 22 €, ainsi qu’une offre de bars à vins avec des forfaits fixes « pour inciter leur clientèle à découvrir de nouveaux vins à des tarifs intéressants ». En restauration, un coefficient multiplicateur de 3 à 4 par rapport au prix d’achat est appliqué.
Céline Zambujo
ICI
Votre encart
publicitaire !
FÊte dela vigneet du vin

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner