Lundi, de nombreux candidats de la liste FDSEA/JA aux élections des Chambres d’agriculture avaient inviter la presse pour présenter leur programme et leurs ambitions pour la prochaine mandature.
« Avant d’appeler à voter pour notre liste, nous appelons avant tout à voter tout court », indique en préambule, Sophie Vache, tête de la liste FDSEA/JA dont fait partie le président actuel de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, André Bernard. « C’est un geste essentiel pour asseoir la légitimité de la représentation des Chambres d’agriculture, notamment lors des échanges avec les Pouvoirs publics. » Lundi, une bonne partie des candidats de la liste FDSEA/JA aux élections Chambre d’agriculture avait réuni la presse locale, pour présenter leurs objectifs et priorités, et aborder quelques questions d’actualité. « L’agriculture crée des paysages : on la voit, on la mange, on la boit... Au delà de l’aménagement du territoire, elle crée de l’emploi », souligne Joël Bouscarle, vigneron coopérateur dans le Luberon, « qui croit beaucoup au collectif. La Chambre d’agriculture a un rôle d’autant plus fort, que c’est un lieu de démocratie locale, puisque ce sont les agriculteurs qui sont aux commandes. »
La liste, d’une moyenne d’âge de 46 ans, est renouvelée pour moitié par rapport à l’ancienne équipe. Elle rassemble des représentants de la majorité des secteurs d’activité du département, en maillant assez largement le territoire, avec des agriculteurs de tous âges, comme le souligne Georgia Lambertin. « Nous avons tous nos particularités, en bio ou non, en cave coopérative ou particulière, arboriculteur, maraîcher… Mais nous avons un objectif commun : l’engagement pour ce secteur dynamique qu’est l’agriculture », poursuit Sophie Vache. « Plusieurs des candidats ont déjà des responsabilités dans des coopératives, des Cuma, des OPA… Ils sont donc rompus à l’exercice et c’est essentiel », commente le président de la CA84, André Bernard. « Car là où certains sont dans l’incantation, nous, nous sommes dans l’action. »
Trouver des solutions concrètes
Place ensuite au rappel des problématiques à enjeux dans la région, et notamment le foncier, qui a fait l’objet d’un débat jeudi à Mazan. Face aux friches spéculatives, la Chambre d’agriculture est force de propositions : elle intervient notamment lors de l’élaboration des documents d’urbanisme, et au sein de toute commission où l’agriculture doit faire porter sa voix. S’il est essentiel de protéger l’outil de travail qu’est le foncier, se jouent également des enjeux en termes de protection sanitaire, comme le rappelle Jean-Louis Canto, également président du comité technique 84 de la Safer Paca.
Autre question importante : l’obtention de permis de construire en zone agricole. « Il est très difficile à obtenir à proximité de l’exploitation », rappelle André Bernard. « Nous avons une rencontre de prévue après les élections avec le préfet pour avancer sur le sujet, et remettre en place une mécanique plus favorable », explique le président de la Chambre d’agriculture, qui rappelle que si la Chambre défend tous les dossiers en ballotage, sans distinction syndicale, elle s’est fixée certains critères de base, et « notamment la capacité du porteur de projet à présenter cinq exercices comptables d’activité agricole, permettant d’assumer le projet immobilier ». Tout comme pour l’installation, le rôle des Chambres d’agriculture est d’accompagner de vrais projets agricoles durables dans le temps. « Sur le tiers des installations que l’on retrouve en Agridiff, un bon nombre n’a pas voulu suivre nos mises en garde et appelle à revoir leur projet. » En amont des projets d’installation, la Chambre d’agriculture anime aussi un point info transmission, comme le souligne Christian Gély, qui pousse les agriculteurs à réfléchir, en amont, à la suite à donner à leur activité.
En écho aux difficultés d’obtention des permis de construire, « nous travaillons avec d’autres syndicats, et notamment le syndicat des Côtes du Rhône à la création d’une charte de bon voisinage avec le préfet », indique Sophie Vache. « Les habitants en zone agricole doivent comprendre qu’il s’agit d’une zone économique. À certaines périodes, on ne peut pas nous empêcher d’intervenir sur nos parcelles. Parfois, les menaces vont très loin, c’est intolérable. »
De multiples compétences à rassembler.
« Dans notre petit département, qui compte de nombreuses productions, nous rassemblons beaucoup de problématiques nationales qui se superposent. Il y a une grande diversité et des productions pour lesquelles le Vaucluse est un fer de lance : cerise, raisin de table, pépinière viticole », indique Vincent Bérangier, lui-même pépiniériste viticole. « Cela impose une grande diversité de compétences au sein de la Chambre départementale pour accompagner tous les porteurs de projets, même s’il s’agit de niches. Grands ou petits, la Chambre d’agriculture via notamment le service formation, accompagne tous les agriculteurs, avec la particularité en Vaucluse également d’avoir de nombreux employeurs de main d’œuvre. J’en profite ainsi pour remercier l’équipe en place et les précédentes pour le travail accompli. »
Magali Sagnes
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06/06/2023
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