Luc Barbier, président de la FNPF, Gérard Roche, vice-président de Légumes de France, Philippe Massardier, directeur technique de la Sicoly, Claire Weydert, du CTIFL, Sylvie Colleu, de l’Inra, et Bertrand Bourgouin, de la DGAL. ©C.Z.
Drosophila suzukii a fait le tour du monde avant d’arriver en France. Ce sont ses capacités uniques et l’ampleur de son impact qui font de cette mouche un ravageur à part, qui a mis en échec plusieurs récoltes, sur de nombreux fruits impactés. Après la fin du Casdar en juin dernier, se pose aujourd’hui la question du transfert des résultats acquis (méthodes prophylactiques, application de produits, protection par filets insect-proof, ennemis naturels de D. suzukii, piégeage massif, combinaison de méthodes...) et de la mise en place de nouvelles études.
Quant au mécanisme permettant une indemnisation de pertes de récoltes liées à Drosophila suzukii promis par le ministre de l’Agriculture, il est toujours à l’étude.
Ils ont dit
Gérard Roche, vice-président de Légumes de France
"On avait senti le désastre à venir en 2010, mais sous-estimé son ampleur. Cela ne nous a pas empêché de mobiliser des moyens, dès 2011, et heureusement que tout le monde s’y est mis ! En 2016, on a avancé, même si beaucoup reste à faire. La recherche fondamentale est nécessaire, mais quid de 2017 ? Il faut penser moyen et long terme, mais conserver des solutions chimiques de court-terme pour boucler les quelques années nécessaires qui feront la jonction avec ces nouveaux outils de lutte. Pendant ce laps de temps, il faut que les producteurs aient les moyens d’assurer leurs récoltes. Le filet ne pourra pas être une solution unique car suzukii peut se nicher partout. Il faudra aussi sans doute des lâchers massifs soutenus par l’Etat comme cela a pu être fait pour lutter contre Metcalfa en son temps. Et sans doute encore d’autres outils que nous ne connaissons pas, à commencer par ceux du biocontrôle ».
Philippe Massardier, directeur technique de la Sicoly (fruits et purée de fruits, 69)
« J’ai l’espoir que l’on sortira de cette crise car beaucoup de moyens sont mobilisés aux USA, en Europe, en Asie. Il faut qu’en France, ils le soient également rapidement, pour déboucher sur des solutions adaptables chez les producteurs. Drosophila suzukii ne votera pas en mai prochain, mais nous savons tous qu’elle sera active. Sur le terrain, nous n’avons pas de visibilité sur notre devenir. Nous avons besoin que nos responsables prennent des décisions à moyen et long terme, mais nous avons surtout besoin qu’ils n’oublient pas le très court terme. »
Luc Barbier, présidents de la FNPF
« Nous avons besoin de chasser en meute et que tout le monde tire dans le même sens. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas : l’Etat est pourtant capable de mettre 600 millions d’euros pour sauver 400 emplois à Belfort. Sur Drosophila, on ne parle pas de 400 emplois, mais au moins de 40 000 ! C’est un enjeu sanitaire qui remet en cause de nombreuses filières végétales. Si l’Etat veut vraiment protéger les consommateurs, il faut favoriser la production française, car pas un pays au monde n’est au niveau de notre sécurité sanitaire.
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06/06/2023
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