Mildiou
Vigilance de mise dans le Gard et en Vaucluse où plusieurs cas de contaminations au mildiou sur des cépages résistants ont été identifiés par les techniciens des Chambres d'agriculture. INRAE et l'IFV appellent à une attention particulière et une réadaptation des stratégies phytosanitaires rapide.
Quelques situations circonscrites et très localisées de mildiou sur variétés résistantes ont été observées dans le Gard et le Vaucluse.
© Crédit photo : DR
Des symptômes élevés de mildiou sur des variétés résistantes. Voilà une observation que les techniciens des Chambres d'agriculture du Gard et du Vaucluse se seraient bien passés de faire. Ce mercredi 26 juin, INRAE et l'Institut Français de la vigne et du vin (IFV) alertent conjointement sur la situation.
Pas de zones délimités, ni de variétés spécifiquement mises en avant ; pour Eric Chantelot, directeur du pôle Rhône-Méditerranée de l'IFV, il faut rester modéré : "Il s'agit de trois ou quatre situations sur des vignes très rigoureuses, dans les bas fonds et avec beaucoup d'humidité." Des vignes qui, dans ce climat "quasi tropical" des dernières semaines, font nécessairement face à une pression élevées de la part des maladies cryptogamiques.
Pas de réelle surprise non plus quant à l'émergence de symptômes sur cépages résistants : "C'est quelque chose qu'on a déjà pu observer, ce qui surprend davantage c'est la vitesse à laquelle s'est étendue la pression sur ces quelques zones circonscrites", précise le directeur.
Si la situation reste contrôlée, les deux instituts insistent : "Il convient d'assurer une couverture phytosanitaire équivalente à celle conduite dans les parcelles de variétés sensibles face à une attaque de mildiou, avec une bonne couverture de tous les événements contaminants. Il est important d'alterner les modes d'action des substances actives et de privilégier les substances multi-sites".
En d'autres termes, les équipes invitent les vignerons à s'interroger sur ce qu'ils feraient, si la situation était constatée de façon identique sur du grenache ? "Pour cette campagne, il faudra traiter la parcelle de la même manière qu'une variété sensible pour essayer de sauver la mise à fruits et les grappes qui seraient éventuellement touchées", confirme Eric Chantelot.
De même, les vignerons sont invités à poursuivre, voire prolonger si les deux applications préconisées ont déjà été réalisées, leur stratégie phytosanitaire sur les variétés résistantes qui ne présentent pas de symptômes, au moins le temps que la pression diminue.
A l'heure actuelle, considérer la campagne de cette façon ne crée par de précédent. Afin que les cépages résistants persistent en leur qualité d'innovation pour le vignoble, l'investigation se poursuivra à l'Inrae et l'IFV pour expliquer au mieux ces situations et permettre d'anticiper à l'avenir si cela devait se reproduire. Un guide d'observation et une note technique ont d'ores et déjà été diffusés aux techniciens des secteurs concernés.
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06/06/2023
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