EDT Paca
Réunis au sein d'une union régionale, les entrepreneurs de travaux agricoles, ruraux et forestiers de Paca se fédèrent pour faire entendre leur voix et gagner en reconnaissance.
Le nouveau bureau des Entrepreneurs des territoires de Paca a été élu lors de l'assemblée générale du 14 février, à Orange.
© Crédit photo : EDT Paca
Si l'activité des Entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF) est en pleine progression ces dernières années, le secteur n'échappe ni aux aléas météo, ni aux difficultés économiques, ni aux contraintes réglementaires. "On est en pleine effervescence, car plutôt que d'acheter du matériel coûteux, qu'il faut entretenir, et d'embaucher du personnel qualifié, les agriculteurs et les propriétaires forestiers font de plus en plus appel aux prestataires que nous sommes", observe Séverine Tron, vice-présidente en charge de la forêt de l'union régionale des Entrepreneurs des territoires (EDT) de Paca. "Nous proposons des services qui permettent d'alléger les trésoreries et les amortissements, sur des matériels qui peuvent valoir plusieurs centaines de milliers d'euros, et qui ont parfois vocation à ne sortir que deux fois l'an, si les conditions météo le permettent", argumente la cheffe d'entreprise basée dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Pour autant, l'effet des crises successives se fait ressentir. "Quand l'activité de nos clients baisse, ils nous font moins travailler", note Séverine Tron. "Il n'y a pas trop d'engouement à faire des travaux selon les filières. On le voit en viticulture : il y a notamment moins de renouvellements de vigne en plantation. Les difficultés de nos clients se répercutent logiquement et rapidement sur nos activités", confirme Olivier Tommasi, entrepreneur de travaux agricoles et président d'EDT Paca.
Sur l'année 2024, la pluie a par ailleurs fortement impacté l'activité des ETARF. "Personnellement, je n'avais vu ça. En forêt, les chemins étaient inondés, des ruisseaux sortaient de partout. Ça a été très compliqué, et ça nous a contraints à reporter et réorganiser beaucoup de chantiers", témoigne Séverine Tron. Fin janvier, la Fédération nationale des EDT a d'ailleurs attiré l'attention du groupe d'étude 'Forêt et filière du bois' du Sénat sur les difficultés des ETF, en raison des précipitations qui ont bloqué nombre d'opérations pendant de longs mois.
Les EDT doivent aussi composer avec les contraintes environnementales. "On est en zone Natura 2000 sur une large part du territoire, avec des espèces protégées comme la vipère à tête verte, la tortue d'Hermann ou le circaète, pour n'en citer que quelques-unes. Tout cela nous demande en conséquence d'être extrêmement rigoureux en matière d'environnement. On se doit aussi d'avoir des autorisations de travaux en bonne et due forme. Et en forêt méditerranéenne, on a la spécificité d'un fort risque incendie", égraine Séverine Tron. "Mais c'est aussi ce qui fait la plus value des prestataires, qui investissent dans des matériels récents, qui répondent aux normes et assurent la conduite des travaux de la meilleure des façons. Ce qui vient encore alléger les charges de ceux qui font appel à nous", défend-elle. "On est cadré, mais souvent par des règles de bon sens qui ne nous pénalisent pas forcément, et qui sont surtout des garanties pour nos clients", soutient Olivier Tommasi.
Cette expertise, les Entrepreneurs des territoires ont à cœur de la faire plus largement reconnaître. Notamment en matière de recrutement. Car comme dans la plupart des secteurs d'activité, la main-d'œuvre qualifiée est très difficile à trouver. "Ça devient catastrophique, d'autant que le public a souvent une fausse image de l'agriculture et de la forêt, et qu'on a de plus en plus de détracteurs. Pourtant, on participe à la gestion durable de la forêt comme à la bonne tenue des chantiers en agriculture. On n'est pas des sagouins ! On ne fait pas n'importe quoi, n'importe comment, n'importe où ! Au contraire", plaide Séverine Tron. Olivier Tommasi pointe par ailleurs un manque de formations spécialisées dans les travaux agricoles et forestiers. "Et les gens des travaux publics ne viennent pas spontanément vers notre secteur. Par exemple, si on cherche un chauffeur de pelle, il va d'abord aller vers les TP. Alors que la vie en entreprise est très agréable dans les ETARF. On y fait des travaux diversifiés, ça peut plaire", défend le président des EDT de Paca.
"Il y a un vrai enjeu de recrutement et de reconnaissance de nos métiers qui participent à la transition écologique", analyse Séverine Tron. Les prestataires entendent ainsi être force de propositions et porteurs de solutions face aux mutations à l'œuvre. C'est d'ailleurs autour de cette thématique que la FNEDT tiendra son congrès du 6 au 8 mars, à Arles. Et pour mieux porter la voix de la profession localement, l'union régionale EDT Paca travaille à redynamiser son réseau et à faire entrer de nouveaux adhérents. Dans cette perspective, le syndicat cherche également à recruter un ou une salarié(e).
Les CHIFFRES clés-
Chiffres 2023. Source : CCMSA FNEDT
Depuis le 14 février, l'union régionale EDT Paca s'est doté d'un nouveau bureau composé comme suit (de gauche à droite sur la photo ci-dessus) : Loïc Varrone, trésorier adjoint ; Stéphane Granger, secrétaire ; Claude Hilt, trésorier ; Olivier Tommasi, président ; Xavier Vache, secrétaire adjoint ; Séverine Tron, vice-présidente en charge des travaux forestiers ; Olivier Augier, vice-président en charge des travaux agricoles et ruraux.
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