Vendredi 16 septembre, le président de la Chambre d’agriculture, André Bernard, accompagné de deux de ses vice-présidents, Georgia Lambertin et André Serri, et du secrétaire général adjoint, Bernard Mille, tenait sa conférence de presse de rentrée.
Les vendages se poursuivent, voire se terminent… Le millésime 2016 se caractérise par une bonne maîtrise au niveau sanitaire. En revanche, dans de nombreuses zones, lorsque les vignes n’ont pas pu être irriguées, la sécheresse impacte les rendements. « L’été qui se termine en a une nouvelle fois fait la démonstration », rappelle le président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, André Bernard. « L’accès à une ressource en eau sécurisée, sur l’ensemble des territoires du département, est un enjeu majeur pour notre agriculture. » Car toutes les cultures vauclusiennes ont été impactées.
Ainsi, pour le Haut Calavon, la Chambre a sollicité de Conseil départemental pour réaliser une étude sur la création de retenues collinaires dans le secteur de Saint-Martin-de-Castillon, à l’amont d’Apt, pour sécuriser une trentaine d’agriculteurs engagés dans des productions maraichères de qualité. L’étude, rendue au printemps 2016, identifie une quinzaine de projets de retenues collinaires, qui permettront de stocker l’eau en hiver pour les utiliser en période estivale, pour l’irrigation de 400 ha de cultures maraichères, de vergers, de fourrages, de plantes à parfum. D’autre part, la CA84 porte un projet d’études pour identifier les aménagements hydrauliques à réaliser sur le territoire nord Vaucluse/Sud Drome. Les enjeux sont à la hauteur du projet, avec 40 000 ha de surface agricole pour l’instant sans accès à l’eau ou irrigués avec une ressource non sécurisée.
Développer l’approvisionnement local.
La Chambre d’agriculture accompagne également un projet de création de distributeurs automatiques collectifs. Un groupe de 14 agriculteurs s’est rassemblée au sein de l’association « en direct de nos fermes ». Les études concernant le marché, les lieux d’implantation, le matériel et l’organisation se terminent et des témoignages et informations sur des projets basés sur des matériels similaires ont été recueillis. Le projet s’organise autour d’une plateforme de regroupement de produits agricoles, qui desservira des distributeurs automatiques pour des particuliers, en libre-service et en drive, mais aussi les restaurations collectives en répondant aux appels d’offres par la plateforme agrilocal84 (mis en place par le CD84, et animé par la CA84).
Agriculture et robotique.
On le voit de plus en plus, malgré les difficultés l’agriculture est de plus en plus innovante. Des solutions robotiques apparaissent, notamment pour réaliser des opérations rébarbatives et gourmandes en temps, comme le désherbage en maraîchage. Les drones montrent également de plus en plus de potentialités. Ils pourraient ainsi être utilisés pour surveiller le vignoble, et accompagner les campagnes de prospection notamment face à la flavescence dorée (encadré). Dans le cadre de l’opération Innov’action (lire p.11), le lycée agricole la Ricarde organise le 29 septembre prochain une journée consacrée à ces innovations : robots, drones, matériels…
Enfin, du 6 au 8 décembre, le parc des expositions d’Avignon accueillera un nouveau rendez-vous professionnel agricole : le Sam, salon de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’alimentation méditerranéenne. Son leitmotiv : innovation dans les techniques de production, tradition dans la qualité des produits. Ce nouveau rendez-vous propose trois jours d’échanges avec les exposants, et de conférences notamment sur les conséquences des changements climatiques, mais aussi pour présenter les dernières nouveautés de l’expérimentation en melon, en oléiculture, des pistes de réflexion sur le bio, les circuits courts…
Des métiers plus attractifs.
Une journée sera également consacrée à la formation et aux métiers du monde agricole. L’agriculture représente dans la région plus de 30 000 emplois en agriculture, et plus de 25000 emplois en agro-alimentaire. « Nous souhaitons ainsi renforcer l’attractivité des emplois en agriculture et agro-alimentaire », résume André Bernard. « Car soyons clairs, aujourd’hui les métiers de l’agriculture ne sont pas à la mode », commente Bernard Mille, président de la FDSEA84. « Nous devons absolument renforcer notre attractivité, car aujourd’hui il y a de nombreuses possibilités d’emplois, de saisonniers, comme d’ouvriers qualifiés. Les bons tractoristes restent une denrée rare », poursuit-il, avant de rappeler « que nous sommes le 2e département employeur de France ».
Magali Sagnes
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06/06/2023
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