3 QUESTIONSà un expert-
directeur du Crieppam
Globalement, dire qu'il y a eu des pertes à cause de l'eau n'est pas généralisable. La sécheresse a été bien plus impactante dans certaines zones, mais il faut reconnaître que la situation n'est pas aussi catastrophique qu'elle a pu l'être. Ce qui a eu le plus de conséquences, c'est qu'avec le marché compliqué, le renouvellement des plantations ne se fait plus comme avant, ce qui accentue le vieillissement et la sensibilité des plants.
Le deuxième point noir est la cécidomyie, pour laquelle les producteurs n'ont plus de solution phytosanitaire. Non seulement nous avons une explosion des dégâts depuis cinq ans, mais en plus il y a un effet cumulatif d'une année sur l'autre.
Il y a eu des chenilles, avec des foyers autour de Ferrassières, Saint-Trinit, le plateau de Valensole ou dans le Diois, mais pas avec la même ampleur que l'année passée. On pense qu'en 2023, le vol était arrivé suite aux vents de Sirocco en juin. La présence de cette année serait plutôt liée aux insectes qui ont fait leur cycle sur place car les températures l'ont permis. De plus, nous avions une surveillance accrue qui a mieux fonctionné et a permis d'organiser des rondes de piégeage, mais aussi une identification rapide pour anticiper les récoltes lorsque c'était nécessaire.
Il y a déjà celui de la sélection variétale. On ne va pas faire de miracle, même si on trouve des plantes qui réclament moins d'eau, un végétal en aura toujours besoin pour se développer. Nous avons réussi à créer des nouveaux lavandins à partir de lavandes fine et aspic que l'on peut interféconder. De même, avec la lavande en utilisant des parents connus pour être plus tolérants à la sécheresse. Pour la lavande, les essais se font chez les producteurs avec des parcelles à l'essai. Nous avons aussi distribué des semences à plusieurs producteurs cette année pour qu'ils puissent expérimenter chez eux. Sur un deuxième axe, il y a la mise en œuvre de nouvelles pratiques pour mieux stocker l'eau dans le sol. Par exemple, un projet sur le développement des couverts hivernaux pour créer une biomasse qui va à la fois l'aérer et le structurer. L'objectif est d'améliorer son autofertilité et les premiers résultats sont encourageants. Nous sommes également investis dans de nombreux projets du plan'Parsada', mais nous avons plus de travail que de moyens.
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06/06/2023
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