« C’est un jour important qui va mettre sur les fonts baptismaux le syndicat des producteurs d’amande de Provence », lançait fièrement André Pinatel, président d’honneur de la Chambre régionale d’agriculture, le 3 juin dernier à Salon-de-Provence. La création de ce syndicat fait suite au projet de relance de la filière amande qui a vu le jour fin 2014. À l’époque, au vu des cours mondiaux, des producteurs s’étaient tournés vers la Chambre régionale pour chercher des informations leur permettant d’augmenter les rendements voire de planter des arbres, tandis que les transformateurs locaux manquaient de produits. « Suite à la réunion que nous avons faite, les demandes d’information se sont amplifiées. Nous avons fait le constat que cette culture pouvait être stratégique, en particulier chez les producteurs de cerises d’industrie qui utilisent le même matériel. Nous avons également constaté que les producteurs étaient en attente d’informations techniques leur permettant d’améliorer leur rendement », rappelait André Pinatel.
En 2015, la Chambre régionale a donc constitué un comité de pilotage. La communauté de commune Vallée des Baux-Alpilles travaillait également le sujet et s’est naturellement retrouvée dans ce comité. Elle s’était notamment rendue en Espagne pour y rencontrer l’Irta, l’équivalent espagnol de l’Inra, qui a beaucoup travaillé sur l’amande (variété, porte-greffe, itinéraires techniques…). « Nous avons vu des choses intéressantes, notamment que la France avait été à une époque en avance, avec les travaux de l’Inra sur la sélection variétale, ces variétés étant toujours préconisées par l’Irta aujourd’hui », explique Matthieu Bameule, chargé de développement territorial à la Communauté de communes. Le Cirame et le GRCeta de Basse-Durance, comme les Chambres départementales d’agriculture, ont eux-aussi rapidement rejoint le projet de relance. Une cartographie des zones de gel a ainsi été réalisée par le Cirame. « En région, l’amande a été abandonnée après le gel de 1956. Vu les investissements à faire, notamment sur le plateau de Valensole, on sait qu’une année de gel sur six ne pénalise pas trop la rentabilité de l’atelier. Au-delà, c’est dangereux. Or, cela fait 7 ans maintenant que la zone n’a pas connu de gel, ce qui relance aussi la pertinence de cette culture », poursuivait le chargé de développement. « L’idée avec ce travail de cartographie, c’est aussi de pouvoir proposer des zones de plantations aux producteurs intéressés », relançait André Pinatel. « D’autant qu’aujourd’hui nous avons à disposition des variétés à floraison plus tardive qui peuvent être une solution quand les territoires sont plus gélifs. »
À terme : une interprofession.
La création de ce syndicat de producteurs va ainsi permettre de fédérer et de porter la parole des producteurs provençaux. « L’idée n’est pas d’aller vers la demande d’une IGP, mais bien vers une interprofession, une fois que les transformateurs se seront également structurés. À termes, il s’agit bien de créer une interprofession qui rassemble tout le monde », notait André Pinatel.
Céline Zambujo
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06/06/2023
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