bio de provence
Bio de Provence s'est associé à la maison semencière Agrosemens, pour leur journée portes ouvertes qui se tenait le vendredi 22 septembre dernier, sur la Ferme du Petit Sambuc, à Aix-en-Provence.
Lors de l'inauguration, Matthieu Chanel, photographe, aux côtés de Cyria- que et Judicael Crosnier-Mangeat, les gérants d'Agrosemens, et Pierre Koffi Alanda, président de Bio de Paca.
© Crédit photo : Bio de Paca
Alors que le salon Tech&Bio venait tout juste de refermer ses portes, la famille des agriculteurs bio se retrouvait le 22 septembre dernier à Aix-en-Provence, sur les terres de la maison grainière Agrosemens, gérée par Cyriaque et Judicael Crosnier-Mangeat.
Les quelque 300 visiteurs - élèves de l'enseignement agricole, porteurs de projets, maraîchers et techniciens - se sont retrouvés sur le site de production de la maison semencière, qui développe depuis plusieurs années toute une démarche centrée sur l'agroforesterie, thème de la journée1.
Pour rappel, la ferme bénéficie de plusieurs certifications en agriculture biologique, biodynamie et Bio cohérence, et se concentre sur trois hectares de production de semences, en plein champ et sous tunnels, pour une superficie totale de six hectares comprenant également trois hectares de forêts.
La journée a été marquée par le lancement de l'ouvrage 'Voyage en terres de semences', en présence de son auteur et photographe, Matthieu Chanel. Cet ouvrage de 205 pages invite à partir voyager à travers la France, pour découvrir l'action d'Agrosemens pour la semence paysanne, grâce à 20 portraits de paysans semenciers. Il est disponible au prix de 42,65 € sur le site d'Agrosemens.
Cette journée a aussi été l'occasion pour les visiteurs de découvrir le cœur de métier de la ferme semencière expérimentale, en parcourant les cultures, grâce à la présentation des variétés reproduites in situ : tomates, aubergines, poivrons, courgettes, courges, plantes aromatiques... Une exposition des variétés et des démonstrations de légumes de la ferme cuisinés en direct complétait la visite.
Car plusieurs ateliers étaient en effet proposés aux visiteurs, notamment sur la multiplication des semences, l'agroforesterie ainsi que les ateliers sur le maraîchage animés par Jean-Martin Fortier, maraîcher, auteur et enseignant québécois, connu dans le milieu du micro-maraîchage diversifié.
Tout au long de la journée, Cyriaque Crosnier-Mangeat, agronome et co-gérant d'Agrosemens et membre du conseil d'administration d'Agribio 13, a souligné l'action de sa maison semencière et "l'importance de défendre une bio engagée". Des propos évidemment salués par Pierre-Koffi Alanda, président de Bio de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ce dernier a profité de l'occasion pour revenir sur l'actualité chargée de la bio en cette rentrée, marquée par le lancement du 1er baromètre de l'Agence bio sur le moral des agriculteurs bio au salon Tech&Bio, ainsi que les dernières mesures d'aides mises en place par le gouvernement pour les agriculteurs bio en difficulté.
Revenant sur les positions défendues par le réseau Fnab et ses attentes vis-à-vis des pouvoirs publics, il a néanmoins tenu à porter un message d'optimisme, citant les derniers chiffres recensés en région, avec 5 332 fermes biologiques au 31 août 2023, soit une progression de 3,1 % depuis le début de l'année, "ce qui montre que le label Bio est toujours plébiscité par la profession agricole" se félicitait le président. "Pour sécuriser la filière, il est urgent de lever les freins à la conversion vers l'agriculture biologique, et de mettre en place une vraie politique de la demande."
Et de lister les quatre demandes faites aux pouvoirs publics : "Tout d'abord, l'atteinte des objectifs d'Egalim le plus rapidement possible dans la restauration collective publique. En effet, la part de bio représente seulement 13 % en moyenne des produits servis en restauration collective en fin 2022, bien loin des engagements de la loi Egalim qui fixaient le cap des 20 % à atteindre au 1er janvier 2022", rappelait le président de Bio de Paca. Ensuite, des mesures pour que tous les Français puissent manger bio, "même les plus précaires, comme la mise en place du chèque alimentaire durable promis par le président de la République." De plus, le réseau demande un encadrement strict des prix et des marges tel que promis par la loi Egalim en 2017. "Enfin, des mesures déclinées en Région à travers un plan bio régional ambitieux et dynamique. Ce plan doit être élaboré en concertation avec les acteurs locaux, en n'oubliant pas les agriculteurs, en tenant compte de leur avis et de leur connaissance du territoire", énumérait Pierre-Koffi Alanda.
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06/06/2023
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