Œnologie
Des facteurs qui peuvent altérer les vins, il en existe de très nombreux. Afin d'en évincer certains, l'Institut rhodanien, basé à Orange, réalise des tests et des analyses. Son pôle bouchage se charge, comme son nom l'indique, de s'assurer que les obstruants n'altéreront pas les précieux millésimes.
Début mars 2022, l'Institut rhodanien ouvrait ses portes et proposait aux visiteurs de découvrir le pôle 'Bouchage'.
© Crédit photo : ML
Il y a déjà 15 ans, l'Institut rhodanien d'Orange, l'Institut de recherches et d'expérimentations viticole et œnologique des vins d'appellation contrôlée de la Vallée du Rhône, créait son pôle 'Bouchage'. Dès le départ, l'objectif était clair : assurer la qualité des bouchons avant la mise en bouteille. "Mener les tests et analyses ici était pour nous une manière de venir directement en aide aux vignerons et metteurs en bouteille", explique Carole Puech, chargée d'études œnologie et maturité à l'Institut rhodanien.
Plusieurs batteries de tests sont ainsi réalisées sur les bouchons, proposant des analyses physiques et mécaniques d'abord. Un examen visuel est réalisé en premier lieu : "Il permet directement de voir si les bouchons ont des défauts et ensuite de les classer selon plusieurs critères dans telle ou telle catégorie".
La dimension pour une adéquation parfaite avec la bouteille, ainsi que la force d'extraction ou encore, à l'inverse, la force de compression pendant la mise en bouteille sont également testées. "Nous vérifions aussi l'étanchéité entre le gaz et le liquide. C'est ce qui permet de garantir une bonne stabilité des vins lors de leur conservation", ajoute la chargée d'études.
Il existe également quelques analyses chimiques réalisées par les laboratoires Dubernet présents sur le site de l'Institut Rhodanien. "Il est important de tester les bouchons sur ce point car, avec le temps, ils peuvent devenir préjudiciables pour le vin", insiste Carole Puech. Pour déceler le goût de bouchon, le laboratoire prépare la macération d'une partie du lot de bouchons dans de l'eau, afin d'effectuer une recherche sensorielle.
Une quantification de trichloroanisole (TCA) - la molécule développée par des moisissures présentes dans le liège qui peut justement faire apparaître le goût de bouchon - peut également être réalisée. Une occasion de plus de réduire les risques pour le vin, "et de prévenir des litiges éventuels avec les bouchonniers", précise l'institut1.
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06/06/2023
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