Dans une vigne de l’un des apporteurs de la cave de Trets, pour souligner la gestion des traitements phytosanitaires et le pilotage au plus juste de l’irrigation, via des sondes tensiométriques. ©M.Sagnes
« Je n’hésite pas à dire que les agriculteurs sont les premiers écologistes », lance la vice-présidente de la Région, Maud Fontenoy, qui tient à donner le ton de la rencontre. « Je suis venue à votre rencontre et je reviendrai visiter d’autres exploitations. » Première étape chez l’un des coopérateurs de la cave coopérative de Trets, pour présenter le système de traitement des effluents phytosanitaires : Helioses. Le président de la cave, Gérard Monges en profite pour souligner que les aides sont pour l’instant plus favorables aux projets collectifs qu’individuels, mais que la répartition géographique des exploitations ne permet pas toujours à des agriculteurs de se regrouper. Etape suivante dans une vigne, où il est question du raisonnement de la protection phytosanitaire des raisins et du coût de l’installation d’un réseau d’irrigation, indispensable aujourd’hui. Ainsi, Alice Millot, jeune viticultrice bio de la cave, va « probablement devoir arroser pour la première fois cette année. Cela représente un certain coût et une certaine organisation ». Joël Reynaud, président de Coop de France Alpes-Méditerranée souligne en effet que « même à l’échelle d’une cave coopérative, on voit la différence de rentabilité entre les secteurs irrigués et non irrigués », avant d’insister sur l’importance de remettre en production les terres en friches.
En termes de protection phytosanitaire, la conseillère régionale s’interroge sur le déroulement de la campagne cerise. Bernard Mille, président de la FDSEA84, représentant le président de la FRSEA Paca, et producteur de cerises, lui fait un point d’étape, en cette fin de saison, soulignant l’incohérence et l’incompréhension des producteurs, qui ont dû faire plus de traitements qu’avec le diméthoate. Et il insiste sur le nécessaire soutien à la recherche de solutions alternatives contre D.Suzukii.
Envoyer un message cohérent.
La visite se poursuit dans la cave coopérative qui rassemble 86 coopérateurs, représentant 600 hectares, en AOP Côtes de Provence et IGP. La parole est donnée aux jeunes agriculteurs, représentés par Stéphane Honorat, président des JA Paca et lui-même vigneron coopérateur à Eguilles. « Il y a toujours des jeunes qui veulent s’installer », mais comment attirer des jeunes vers un métier, qui est la cible trop régulière de reportages télévisés à charge ? « Ce sont toujours les agriculteurs qui ont les contraintes. À chaque fois, c’est à nous de nous adapter. Comment peut-on faire évoluer les positions pour ne pas remettre systématiquement en cause l’agriculture ? », s’interroge Stéphane Honorat avant de solliciter la conseillère régionale. « J’aimerais que la Région porte les mêmes messages à tous les publics, environnementalistes et agriculteurs. On ne peut pas à la fois défendre le loup et le pastoralisme. »
La vice-présidente, sensible « à la souffrance et aux inquiétudes » qu’elle a perçues lors de ces échanges, a également particulièrement insisté pour que la profession participe aux Assises de l’environnement lancées début juin Nice et soit force de propositions. Fin octobre, un forum de clôture présentera les orientations de la nouvelle politique régionale.
Magali Sagnes
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06/06/2023
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