MILLÉSIME BIO
Le 31e Millésime Bio se déroulera du 29 au 31 janvier au parc des expositions de Montpellier. Une édition digitale aura également lieu les 22 et 23 janvier.
Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région Occitanie, Carole Frelin, membre du conseil d'administration de Sudvinbio, Nicolas Richarme, président de Sudvinbio, et Jeanne Fabre, présidente du salon Millésime Bio.
© Crédit photo : GL
Ce ne sont pas moins de 11 000 visiteurs du monde entier qui sont attendus au parc des expositions de Montpellier pour la 31e édition du Millésime Bio, du 29 au 31 janvier 2024. Leur nombre ne cesse de croître (10 000 visiteurs en 2023), tout comme le nombre d'exposants. Ils étaient 15 en 1993, ils sont désormais 1 500, originaires des quatre coins du monde. "L'objectif de passer à l'échelle mondiale n'est pas seulement de toucher de gros marchés, mais aussi de nouveaux pays producteurs. Cette année, il y aura par exemple la Slovénie", raconte Jeanne Fabre, présidente du salon.
Comme les années précédentes, un salon digital est proposé en amont. Il aura lieu les 22 et 23 janvier. "L'idée est d'être le plus efficace possible. C'est le seul salon international de cette taille qui est porté par des vignerons, alors nous utilisons tous les outils dont nous disposons", explique la présidente. "Nous nous sommes dit que cela pouvait être un atout pour les professionnels, car cela leur permet de prospecter en amont. Il n'y a pas le même nombre de participants, mais c'est très efficace pour contacter de potentiels acheteurs et prévoir des rendez-vous. C'est aussi utile pour des acheteurs qui ne font pas le déplacement. Je pense au grand export par exemple", note-t-elle.
Parmi les formules qui marchent et qui restent, il y a aussi le challenge Millésime Bio. Ce concours mondial des vins et bières biologiques s'est déroulé les 17 et 18 janvier. Un jury de plus de 400 personnes, présidé par Gaby Benicio, a récompensé des vins et bières biologiques. Les médaillés seront présentés durant le salon Millésime Bio avec une dégustation libre au 'Bar challenge'.
Des nouveautés sont aussi au programme : les vins en vrac d'Occitanie seront ainsi à l'honneur dans l'œnothèque, les volumes disponibles y étant indiqués. Les professionnels pourront faire leur choix avant d'aller rencontrer les producteurs sur leurs stands.
À l'occasion des 100 ans du manifeste fondateur de la biodynamie écrit par Rudolf Steiner, le salon met également en avant ce système de production dans cette œnothèque. Un espace de dégustation de vins certifiés Demeter et/ou Biodyvin y sera ainsi installé. "C'est important d'être à l'écoute des exposants, qui veulent mettre en valeur leur démarche. Il est vrai qu'être bio, c'est un dénominateur commun. Mais cela ne veut pas dire que c'est la fin de la démarche. L'idée est donc de faire des coups de projecteurs sur ces autres labels", explique Jeanne Fabre.
Un tout nouveau concours fait lui aussi son apparition au sein du salon. Il s'intitule 'La biodiversité, c'est mon domaine !'. Créé en partenariat avec la revue Vitisbio, ce concours répond à ce même objectif de "valoriser les pratiques qui vont plus loin que le fait de simplement se conformer aux exigences de la production biologique, en donnant un soin particulier à la présence de la faune et de la flore auxiliaire", explique la présidente. Un jury composé, entre autres, de représentants de la Chambre d'agriculture et de membres de la Ligue de protection des oiseaux d'Occitanie, récompensera des vignerons français engagés pour la biodiversité. "L'objectif est de valoriser les mieux-faisant et d'inspirer les autres."
Le salon sera aussi l'occasion de faire un point sur les tendances de consommation de vin biologique. L'étude menée par Millésime Bio avec le cabinet d'études Circana montre que la filière se porte bien. "Les conventions ont quasiment doublé en cinq ans. Il y a donc eu un afflux très important de vin bio sur le marché à une période où le monde du vin, et celui du bio, ne se porte pas bien. Mais la commercialisation du vin bio se porte plutôt bien", révèle Nicolas Richarme, président de Sudvinbio. Le chiffre d'affaires des vins bio français le prouve. D'après cette étude, il a augmenté de 6,3 % entre 2021 et 2022, pour atteindre 1,463 milliard d'euros (inflation de 5,2 % en 2022).
Quelles sont les marges de progression ? Le marché à l'export est l'une des grosses perspectives. "Nous n'avions pas assez de volumes jusqu'à présent pour développer ce marché et pour répondre à la demande. Maintenant nous les avons. Il nous faut donc travailler là-dessus", estime Nicolas Richarme.
Des pistes plus locales sont également à explorer. D'après les consommateurs, les vins biologiques ne sont pas assez nombreux, ni suffisamment mis en valeur sur les cartes des restaurants. Sudvinbio mise également sur la pédagogie. L'association vient de créer en janvier le site levinbio.fr. "Nous pensons qu'il faut expliquer aux consommateurs l'intérêt du label bio. Professionnels et grands publics peuvent aller y chercher tous les renseignements qu'ils veulent avoir sur les vins biologiques." Dans ce même objectif, Sudvinbio organise, en parallèle du Millésime Bio 2024,'La fête du vin bio', du 27 janvier au 3 février. Le grand public peut ainsi découvrir une sélection de vins bio dans des caves, restaurants, bars à vin et magasins spécialisés bio de la métropole de Montpellier.
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