2015 est l'année du rendez-vous manqué avec la réussite, avec pourtant une qualité exceptionnelle et des conditions météo favorables à la consommation. ©CEHM
« 2015 est l’année du rendez-vous manqué avec la réussite », lançait Bernard Miozzo en ouverture de la réunion organisée conjointement par l’Aprel, le CEHM et l’AIM à Saint-Christol (34). « Nous avions pourtant une qualité exceptionnelle à la récolte, des conditions météorologiques favorables à la consommation », rappelle l’animateur de l’Association interprofessionnel melon. Mais cette année encore, la distribution, qui a fait du melon un produit d’appel, a utilisé le produit d’importation marocain et surtout espagnol comme base de prix pour lancer l’origine France. Et les cours expéditionn’ont cessé de chuter jusqu’à la fin août.
Côté emblavements pourtant, rien de neuf et une situation conforme à celle que l’on trouve depuis 2012 : des surfaces stables dans le Sud-Est et le Sud-Ouest, avec respectivement 5400 ha et 3500 ha, stables aussi dans le Centre-Ouest à 4800 ha, mais avec un remaniement entre les créneaux de production, et des surfaces de plein champ qui baissent au bénéfice des chenilles-bâches.
Côté météo aussi, le grand bleu, avec un printemps doux et sec marqué par trois pics de chaleur consécutifs « en pleine période de plantation ». Ces conditions climatiques ont permis d’avoir un état sanitaire quasi parfait. Mais elles sont à l’origine d’un regroupement important des parcelles à récolter entrainant une concentration des journées de récolte. Par la suite, l’été – l’un des plus chauds de ces dernières décennies – a dopé la consommation. Heureusement car les rendements commerciaux ont progressé de façon notable en raison des bonnes conditions climatiques qui avaient précédé. L’entrée en campagne aurait donc dû être différente…
De l’Espagne jusque tard en saison.
En effet, le démarrage de la campagne France a débuté en semaine 23. En semaine 25, la production française représentait environ 10 000 tonnes, soit environ 2000 t/j. « Des volumes logiquement absorbables par le marché », note Bernard Miozzo. Mais c’était sans compter sur la fin de campagne marocaine et surtout, la pleine saison espagnole : 40,65% des volumes espagnols importés en France se sont concentrés sur le mois de juin et il en restait encore 28,56% en juillet.
La réalité est que le marché doit absorber entre 22 000 et 23 000 tonnes de melon par semaine. « Cela explique pourquoi nous avons été si tôt en saison en crise conjoncturelle », précise Bernard Miozzo. « L’Espagne a été sur le marché français jusque tard en saison. Ces volumes ont été accompagnés d’opérations commerciales percutantes et le basculement sur l’origine France s’est fait sur la base de ces promotions. Très vite quand le Sud-Est est arrivé, les cours ont plongé et se sont retrouvés à un niveau jamais atteint en démarrage de campagne. » (...)
Céline Zambujo
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06/06/2023
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