Le marché floral s’est installé dans le bâtiment laissé vacant par la Sica, à l’est du marché-gare, juste au bord du marché horticole. (©DR)
Le vendredi, le marché-gare de Carpentras connaît une activité intense, dès 4h du matin. Deux marchés professionnels s’y tiennent : le marché au carreau horticole, en extérieur, et le marché floral. Si le carreau a été rénové il y a deux ans par la CoVe – reprise des voiries et des revêtements, installations d’éclairage, de nouvelles barrières de contrôle – le marché floral restait installé, jusqu’au milieu de l’année 2015, dans un bâtiment vieillissant, plutôt froid et mal éclairé, et installée à l’écart du marché horticole, à l’entrée ouest du marché gare.
Le projet de rénovation du marché-gare, en projet depuis 10 ans, et ayant mis beaucoup de temps avant de prendre forme, prévoyait l’aménagement d’une halle florale placée juste au centre du nouveau marché au carreau. « Mais un certain nombre d’horticulteurs avaient manifesté leur scepticisme par rapport à ce projet », se rappelle Nadine Alves, gestionnaire du site pour la CoVe, l’intercommunalité en charge du marché-gare. « Alors, en juin 2014, quand on a appris que la Sica Edelweiss allait quitter les locaux qu’elle nous louait, à l’est du marché-gare, juste au bord du marché horticole, on s’est dit qu’il y avait peut-être une solution intéressante, moins couteuse puisque le bâtiment était déjà préexistant ».
Du mal à se faire entendre
Des discussions s’engagent donc avec les professionnels utilisateurs, afin de concevoir un aménagement qui réponde à leurs besoins. « On a conçu le cahier des charges avec eux », affirme Nadine Alves. Une rampe d’accès pour les véhicules, l’organisation des accès et des sorties, l’éclairage et le chauffage de la halle sont prévues. Pierre-Yves Arthaud, horticulteur et grossiste de la Drôme, qui vient sur le marché floral depuis sa création, relativise avec un peu d’humour. « On a eu du mal par exemple à obtenir qu’on enlève un morceau de barrière afin de libérer l’accès. C’est l’éternel problème quand on discute avec une institution publique, il faut toujours se battre pour faire entendre nos points de vue. »
Les travaux commencent donc à l’été 2015, et sont menés tambour battant. En novembre 2015, les clés de la nouvelle halle florale sont remises aux professionnels. 4 d’entre eux se sont donc installés dans les locaux. Si Pierre-Yves Arthaud est le plus ancien, Nathalie Nouvain, co-gérante de la SARL Avalanche Fleurs, structure de négoce de la ZAC Bellecour II spécialisée dans la fleur hollandaise, est arrivée juste après l’ouverture de ce nouveau marché.
On ne peut pas plaire à tout le monde.
Son avis sur cette nouvelle halle florale est contrasté. « C’est vrai qu’on est bien installé, c’est nettement mieux que l’ancienne halle. Moi j’aurais quand même préféré que ce soit un peu plus à l’intérieur, plus intégré dans le marché au carreau. On est encore un peu à part. » Elle trouve également que le chauffage n’est pas forcément une bonne chose. « Pour nos fleurs venues du nord, ce ne sont pas forcément les meilleures conditions. » Pour elle, cette présence sur le marché floral n’est donc qu’une transition, puisqu’elle travaille, avec la CoVe, à faire construire son propre dépôt, sur la zone du marché-gare, afin de participer au marché tout en ayant des conditions d’accueil adaptées à ses produits.
Un bon outil à faire connaître.
Pierre-Yves Arthaud, lui par contre est pleinement satisfait du résultat. « Le projet initial, au centre du marché gare, avec une voie qui devait circuler à l’intérieur, ça me semblait être une utopie. Là, il y a de gros progrès, ça va vraiment dans le sens du mieux. D’une part, parce que le marché floral est maintenant inséré au marché horticole, et du coup ça draine toute la clientèle, alors qu’avant il y avait deux clientèles séparées, qui ne fréquentaient pas les deux sites. D’autre part, c’est mieux chauffé, et c’est plus clair. » Même si les discussions ont été un peu ardues, l’opération lui semble réussie et riche en potentialités. « On a un bon outil, il faut qu’on arrive à se faire entendre et comprendre par les fonctionnaires qui l’exploitent, mais si on fait un travail complet et régulier de communication, on devrait y arriver. Mais j’ai plutôt l’impression que tout le monde s’y met, donc je suis optimiste. »
Pierre Nicolas, CLP
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06/06/2023
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