L’assemblée générale annuelle du syndicat des vignerons de l’AOC Loberont s’est déroulée le 17 mars à Lourmarin. ©M.K
Des vins fruités et riches, qui révèlent des équilibres acides préservés poursuivent leur lente maturation dans les cuves des domaines particuliers et des caves viticoles de l’appellation Luberon. « Actuellement, le travail de chai se poursuit de façon intense », a détaillé en préambule l’oenologue attachée à l’appellation, Gisèle Elichiry. « Les fermentations alcooliques de blancs et de rosés se terminent sans encombre, facilitées par le remuage des lies. Les profils des vins à ce jour montrent des blancs rosés et blancs très fruités, charnus, avec certes un degré alcoolique dépassant souvent 13%, mais aussi une fraîcheur du fruit et des sensations en bouche préservée. Les rouges sont colorés et riches, des vins gourmands, fruités et ronds pour les qualités faciles à boire, des vins puissants généreux, corsés, toujours fruités (cerise mûre, cassis, mûre noire), parfois épicés poivre ou garrigue, ou réglisse selon les origines du terroir. » Le millésime 2015 est donc très prometteur sur ce territoire aussi et devrait délecter plus d’un amateur de vin.
Associer le Luberon à une destination oenotouristique.
Pour susciter ces dégustations, l’appellation va poursuivre en 2016 ses actions en faveur de la communication. « L’objectif de l’AOC est d’être ancré dans son territoire, un écrin unique préservé grâce au Parc naturel régional du Luberon (PNRL) », explique Nathalie Archaimbault, directrice du syndicat. Des études ont en effet révélé que les touristes n’associaient pas le Luberon à une terre vinicole.
Entre les dégustations, la refonte des dossiers de presse, des communiqués sur l’actualité de l’AOC à destination des médias, des afterworks pour le grand public, des partenariats avec le PNRL et une participation à des salons ainsi qu’aux animations proposées par InterRhône, le syndicat des vignerons espère accroître sa notoriété. « On a du travail à faire dans nos pratiques viticoles ou oenologiques pour toujours améliorer nos vins », a reconnu le président du syndicat, Joël Bouscarle. « La qualité c’est le point essentiel qui nous permettra d’assoir la notoriété de notre appellation. L’idée est de bénéficier de la synergie d’Interrhône et de légitimer notre appartenance à la vallée du Rhône. On est un trait d’union entre la vallée du Rhône et la Provence. » Avec le soutien des conseils départemental et régional, la diffusion d’une série de vidéos faisant la promotion du Luberon comme une destination oenotouristique sur les réseaux sociaux a débuté en janvier dernier. Pour cette année, il est également question d’améliorer la signalétique afin de notifier aux visiteurs l’entrée sur le territoire de l’appellation.
Lors du point économique réalisé par Interrhône, il est apparu que les exportations ont obéi à une tendance globale et ont baissé l’an passé. « Ce n’est pas bon pour nous-même si c’est une observation générale qui n’est pas propre à l’appellation », a souligné Joël Bouscarle. Les marchés se sont notamment tendus pour les expéditions vers la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne avec une guerre des prix.
Murielle Kasprzak
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06/06/2023
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