MSA Alpes-Vaucluse
Alors que 2025 sonnera l'heure des nouvelles élections à la MSA, la caisse Alpes-Vaucluse réunissait ses adhérents à Lourmarin pour son assemblée générale, mercredi 17 avril. L'occasion d'aborder les sujets phares de ces dernières années : l'alimentation, les dépistages de cancers et la prévention contre le mal-être en agriculture, entre autres.
Anne-Laure Torresin, Marie-Claude Salignon, Jean-Michel Mazet et Corinne Garreau, figures de la MSA, étaient réunis à Lourmarin pour l'assemblée générale de la caisse Alpes-Vaucluse.
© Crédit photo : ML
Pourquoi tant de violence ? C'est l'interrogation numéro une de Jean-Michel Mazet, premier vice-président de la MSA Alpes-Vaucluse, au regard des événements de début d'année. Dans le cœur des manifestations, plusieurs caisses régionales se sont retrouvées attaquées comme à Narbonne fin janvier. Alors nécessairement, les actions posent question et poussent le mutualiste à revenir 80 ans en arrière, aux origines de la sécurité sociale. "Un système qui met fortement en avant les valeurs de solidarité, d'entraide, de partage, de soutien envers les familles et envers la société", affirme Jean-Michel Mazet. Ces 80 dernières années n'ont pas non plus été de tout repos et, pourtant, le socle reste inchangé. Un élément qu'il prône avec fierté et qu'il estime rassurant.
"En tant qu'organisme de protection sociale, c'est le rôle de la MSA de soutenir les populations rurales et agricoles dans cette période compliquée", note à son tour Marie-Claude Salignon, sa présidente, qui rappelle l'importance, pour les élus et agents, de rester proches du terrain pour apporter des solutions. Alors nécessairement, la caisse a œuvré pour plus de proximité et une prise en charge optimisée : 194 millions d'euros de cotisations recouvrées, 17 % de la population en lien avec la MSA, déconjugalisation de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH), "ce qui explique le maintien des prestations familiales malgré la baisse du nombre de bénéficiaires", précise Corinne Garreau, la directrice, qui énumère une partie des chiffres clés.
Il faut dire que le bilan est important, encore plus cette année, puisque la suivante, 2025, sera élective. Marie-Claude Salignon prend donc bien soin de présenter le bilan de sa mandature, axée sur trois ambitions : le développement de la vie mutualiste, de l'action sur le territoire et de la qualité des services. "Nous avons travaillé main dans la main au service du monde agricole, et je suis fière de notre capacité à fédérer et à articuler nos actions avec nos partenaires", souligne-t-elle. Elle rappelle également le rapprochement amorcé avec les collectivités rurales. Une convention sera par ailleurs bientôt signée avec l'Association des maires ruraux de Vaucluse. Toutes les équipes continueront donc d'avancer dans la direction de la proximité et de la politique "d'aller vers", si chère à la mutualité.
Et 'aller vers' à la MSA, c'est aussi dans la difficulté. Depuis quelques années, la mutualité se donne les moyens d'accompagner les agriculteurs en situation difficile. "Il y a beaucoup de bien-être en agriculture, il faut le rappeler. Mais nous avions pour objectif de détecter plus vite les situations dans lesquelles certains vont moins bien. Même si ce n'est que ponctuel", explique Stéphan Kacza, référent sur ce sujet à la MSA Alpes-Vaucluse. Car les faits sont là : il y a une problématique de mal-être et de suicide dans le milieu agricole, et pas que pour les exploitants. "Des dispositifs existaient, mais il y avait une certaine méconnaissance entre les différents services", note quant à lui Jean-Michel Mazet.
Élue et membre du réseau 'Sentinelle' dans les Hautes-Alpes, Florence Delprat a signalé huit situations plus ou moins dramatiques, selon ses propres dires. "À partir du moment où on a tendu la main, souvent ces personnes acceptent de la saisir. C'est important de leur montrer qu'elles ne sont pas seules", explique-t-elle. Elle s'est également assurée que la prise de contact était effective une fois la situation signalée, et a obtenu des retours positifs des personnes avec qui elle était en contact. Avec son témoignage, elle espère inspirer d'autres adhérents à se former pour devenir 'Sentinelle'.
La prévention s'articule également autour d'un certain nombre d'actions, notamment au sujet des dépistages de cancers. La MSA Alpes-Vaucluse présentait ainsi à l'ensemble des présents la nouvelle exposition 'Sein'Art #2', dévoilée l'année dernière dans le cadre d'Octobre rose, et qui tourne désormais en deux exemplaires dans toute la région1.
Autres actions, mais pas des moindres : celles qui mobilisent les jeunes pour que, d'un point de vue santé, ils soient mieux armés pour bien comprendre les enjeux de l'alimentation et de la prévention des risques psychosociaux. Les 17es 'Rencontres prévention jeunes' des MSA Alpes-Vaucluse, Corse et Provence Azur avaient notamment lieu début avril. "Avec dix établissements représentés, on observait une fois encore un succès qui se décuple chaque année. Lors de cette opération de sensibilisation par et pour les jeunes, nous avons pu découvrir 22 films tous très intéressants", retrace Philippe Lacroix, administrateur de la MSA Alpes-Vaucluse. Il est notamment marqué par le nombre de films sur les risques psychosociaux. "On se rend compte que beaucoup de jeunes des milieux agricoles et ruraux en voient tous les jours." Pour lui, travailler auprès des jeunes est une approche nécessaire, afin de démystifier les tabous en matière de prévention.
Parler d'alimentation auprès d'un public jeune est également une priorité pour promouvoir une alimentation équilibrée et locale. "À l'école dans laquelle j'enseigne, beaucoup de familles ne peuvent pas se permettre une alimentation diversifiée. Avec l'action de l'arbre des saisons de la MSA, les enfants ont fait des découvertes alimentaires qu'ils n'auraient pas imaginées", témoigne Samantha Dureux, enseignante à La Ponsone, à Manosque. "D'où l'intérêt de rappeler que c'est tout à fait possible quand on se rapproche des producteurs locaux", insiste la diététicienne, Florence Sauvage. Et puis, sensibiliser les enfants, c'est également agir un peu sur ce qui se passe à la maison. Avec la MSA, la locution 'mieux vaut prévenir que guérir' semble couler de source, surtout quand on s'attache à prôner cette idée auprès de toutes les générations !
"Il faut vous féliciter tous pour ce que vous faites, tant sur la qualité des services que les actions réalisées, très révélatrices de la capacité de la MSA à rester dans la proximité", affirme Anne-Laure Torresin. Directrice générale de la Caisse centrale depuis le 1er avril, elle connaît bien celle d'Alpes-Vaucluse, où elle a occupé le même poste entre 2015 et 2019. Dans un univers aux défis protéiformes, "l'agriculture doit faire face", et les initiatives locales viennent, selon elle, parfaitement compléter la ligne nationale. Plus que jamais, alors les axes du plan stratégique à 2030 seront votés lors de l'assemblée générale nationale de juin prochain, elle appelle à un investissement de tous, pour aller encore plus loin et permettre à la MSA de pouvoir se targuer d'élections réussies en 2025.
Les CHIFFRES clés-
ICI
Votre encart
publicitaire !
ÉVÈNEMENT

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner