VITICULTURE
En terres de Costières, au Château Saint-Louis la Perdrix, le 10 mai, huit constructeurs et leurs concessionnaires en région ont répondu présent lors de la démonstration d'épampreuses mécaniques, à l'invitation de la Chambre d'agriculture du Gard et de ses partenaires.
Inclinaison de l’axe de travail modulable chez Boisselet
© Crédit photo : PhD
Sur les sols caillouteux des parcelles en Costières de Nîmes, l'épamprage mécanique remplit sa mission, même sur vignes irriguées en goutte-à-goutte, à condition de faire attention aux projections de côté, en assurant des protections sur les machines travaillant en latéral, recommande Renaud Cavalier, conseiller en agro-équipement et nouvelles technologies à la Chambre d'agriculture du Gard. Avec le réseau des Cuma, l'Agence de l'eau RMC (Rhône Méditerranée Corse), et l'EPTB (Établissement public territorial de bassin) Vistre Vistrenque, la démonstration d'épamprage mécanique, en version aller-retour dans les rangs, a permis aux nombreux observateurs de se faire une idée sur les outils présentés, et de leur efficacité sur ce type de terrain, à ce stade des pampres, mi-mai. À ce stade du développement des pampres, le travail en “conditions réelles” a permis de “coller au mieux au terrain”, a déclaré Raymond Llorens, président de la Fédération des Cuma Gard et Hérault.
Le cadre enjambeur équipé de deux têtes d'épamprage de la gamme Optima, modèle SRB 22 RC 400, fonctionne sur un axe vertical, dont le mât polyvalent permet d'installer d'autres outils (écimeuse, prétailleuse), avec distributeur hydraulique. L'écartement des têtes d'ébourgeonnage et la hauteur d'épamprage (30 cm) sont réglables manuellement (ou hydraulique, en option), de même que les guides et l'inclinaison (gauche/droite).
Avec un système de sécurité d'effacement latéral et arrière indépendant, l'outil est composé de lanières semi-rigides insérées dans un empilage de bagues, pour un “nettoyage efficace sans endommager les ceps”, d'après le constructeur. “Faciles à enlever en retirant les deux écrous en bas”, signale José Ellerbach, responsable technique chez Provitis, le kit de lanières revient à 300 €, équivalent à un travail de 15 hectares pour un jeu. À une vitesse de 2,5 km/h sur ce sol caillouteux, où les pampres sont “costauds” à ce stade, selon un débit nécessaire de 5 à 20 l/min, l'appareil entraîne les deux têtes par deux moteurs hydrauliques branchés en série.
Entre le coût du mât (ici à 4 200 € sans distributeur, en option) et les lanières, compter 6 700 € dans cette configuration.
Distribué par Natur'Agri, en régions Occitanie et Paca, le matériel, conçu par Hervé & Mauricio, et présenté lors de cette démo, comprend une machine adaptée au travail du sol (Cultisol), agrémentée d'un kit d'épamprage et de désherbage mécaniques (tondeuse), sur axe fixe sans palpeur. Monté ici sur un châssis classique, l'outil peut être combiné avec l'intercep hydraulique ou mécanique. Il est recommandé, dans cette configuration porte-outils, “surtout sur goutte-à-goutte, à minimum 40 cm de hauteur”, estime le constructeur. Équipé de fils releveurs de 50 cm (25 cm de chaque côté, à 5 €/m/tête), pour une utilisation du jeu complet sur 20 ha, le coût de l'appareil est estimé entre 5 000 et 6 000 €, plus 3 000 € pour le châssis.
L'entreprise familiale vauclusienne (Pertuis) présentait son épampreuse à deux rotors sur mât enjambeur, alimentée par un moteur simple effet, et un double effet pour actionner la montée et la descente. Composé d'un vérin d'écartement et de deux plus petits sur les côtés, l'outil assure un suivi du rang mécaniquement, via un guide sur les rotors, grâce à un parallélogramme et un disque d'appui pour chaque rotor. Ce disque et le disque supérieur établissent la distance entre le rotor et le cep, évitant “l'enroulement des lanières autour des souches ou des piquets”. Chaque tête peut être réglée entre 30 (comme ici) et 50 cm.
17 lanières sont disposées par tête (2,50 € la lanière), pour assurer un travail sur 12 à 15 ha, pour un jeu complet. L'épampreuse mécanique se veut une solution “d'entrée de gamme pour un travail haut-de-gamme”, présente l'entreprise créée par Noël Magnetto.
Prix : 8 300 € HT, hors l'option électrodistributeur (2 500 €).
Parmi les trois modèles de la gamme Multiclean, le vigneron standard (40 kg, entre 16 et 15 l d'huile) travaille sur les pampres “les plus durs, sur sols durs”, pour une moyenne de consommation d'une vingtaine d'euros par hectare, soit un jeu de fils plastiques pour 5 à 7 ha, selon Clemens Technologies. Sur son cadre SB2, adaptable à toute la gamme Clemens (disques émotteurs, lames bineuses), avec écartement hydraulique double effet, et la possibilité d'installer un double attelage, l'épampreuse “travaille avec un maximum d'écartement pour que la machine soit bien parallèle à la vigne”, explique le démonstrateur, rappelant que la vitesse “n'est pas un gage de qualité”, notamment sur ce type de sol, à une vitesse suffisante entre 2,5 et 3 km/h.
Dans cette configuration, sur un porte-outils SB2 (ici à l'avant) avec roues de terrage, compter 13 000 € HT.
Présentée sur un modèle de mât polyvalent (30 l d'huile), avec système pendulaire, l'épampreuse de Ferrand (Cévennes Motoculture) compte quatre têtes de travail à rotation inversée, sur lesquelles sont équipées des lanières avec pignons, montées en quinconce (par deux, quatre ou six). “Plus rugueuses sur la partie basse plus dure à épamprer”, elles fonctionnent dans les deux sens (avant et arrière). Sur les deux bras indépendants, les fils releveurs sont dirigés vers le bas en début de rang avant d'être redressés en actionnant un bouton, pour ne pas toucher les lanières. L'action des patins est suivie automatiquement pour stopper la machine en cas d'accroche.
En comptant 6 € la lanière, l'équipement standard (mât, déport hydraulique, vérin double position montée/descente et adaptation du déport vers l'avant sur mât) s'élève à 5 000 €, jusqu'à 23 000 €, avec toutes les options (recentrage automatique, suivi du sol).
Sur un cadre à réglage hydraulique, pouvant accueillir 18 outils grâce à son support “servo-moteur”, une petite épampreuse (40 cm) a été installée. Équipées de fils pouvant être changés manuellement, les deux épampreuses sont montées sur un cadre à la largeur réglable. Pour moduler l'inclinaison de l'axe de travail, le réglage s'opère sur la tête. Plus il est incliné, plus l'outil travaille à l'arrière du cep. Il fonctionne aussi pour la tonte.
Avec les deux roues hydrauliques (2 500 €) et les deux épampreuses
(5 000 €), compter en tout environ 12 500 €.
Représentée par la société Agri Occ, l'épampreuse RP W1, montée à l'arrière en version basse pour passer sous le goutte-à-goutte, peut cependant se fixer à l'arrière sur châssis modulaire ou sur cadre universel, réglage sur la largeur. Le système modulaire Braun permet de monter l'appareil sur la tondeuse Alpha. Les besoins en huile sont de l'ordre de 25 à 30 l/min selon les usages.
Le jeu de lanières en caoutchouc souple revient à 170 €, pour une efficacité de fonctionnement sur 12 à 15 ha sur sols de grès. Avec ce montage complet, l'équipement revient à 7 500 €.
Avec son châssis à tube renforcé, l'épamprage peut se régler en hauteur, pour enlever les pampres et nettoyer les pieds de vigne. Les têtes pendulaires peuvent se déporter par vérin, et se relever par vérin double effet, avec une sécurité d'effacement. Elles sont entraînées par moteur hydraulique avec régulateur de débit.
Présentée ici, l'épampreuse mécanique est estimée à 8 500 € HT, dont le jeu de lanières revient à 300 € pour couvrir une dizaine d'hectares.
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