rencontre
Mercredi 27 novembre, Laurent Wauquiez est venu à la rencontre des viticulteurs pour évoquer avec eux les difficultés auxquelles ils font face. La rencontre avait lieu à la Cave des vignerons réunis de Sainte-Cécile-les-Vignes.
Laurent Wauquiez a rencontré des viticulteurs du Vaucluse, du Gard et de la Drôme, à la Cave des vignerons réunis de Sainte-Cécile-les-Vignes.
© Crédit photo : CL
Ils sont près d'une centaine à avoir répondu présent à cet échange, à l'initiative de Jean-François Périlhou, maire de Vaison-la-Romaine. Des vignerons, des coopérateurs, les Jeunes agriculteurs, la FDSEA et quelques agriculteurs de tout le département, mais aussi du Gard et de la Drôme.
Après une rapide visite des lieux, le président du groupe La droite républicaine à l'Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a souhaité échanger avec l'assemblée. "Je sais qu'il y a des inquiétudes, des préoccupations", se plaçant rapidement en fervent défenseur du vin et de l'agriculture.
Pour débuter les discussions, Jean-Marc Pradinas, directeur de la cave, a passé un message fort, un rêve "qui fut un temps réalité, déplore-t-il, celui "d'avoir un président de la République fier d'avoir un verre de vin à la main".
Une prise de parole largement applaudie qui a lancé les débats, notamment avec le sujet de la loi Evin "qui nous fait énormément mal", sont-ils plusieurs à avoir clamé.
Si différents sujets ont pu être abordés durant cette rencontre, celui de l'export est rapidement venu sur la table. "L'avenir de la viticulture française c'est à l'export. Il faut qu'on vous donne les moyens d'y aller et sur les mêmes bases que les autres. Et je suis persuadé qu'on est imbattable", réaffirmait Laurent Wauquiez.
Des mots vite repris par Damien Gilles, président du Syndicat des Vignerons des Côtes du Rhône : "On a déjà bien exploré la piste de l'export : chaque année, sur nos 2 millions d'hectolitres, on en envoie 800 000. Comment voulez-vous que le salut de notre viticulture soit à l'export, quand elle est baladée comme une boule de flipper à chaque élection, guerre, taxation, où nous n'avons rien à voir ?" Avant de recentrer le débat : "La priorité aujourd'hui, c'est le revenu."
Sur ce point, le député admet : "Il y a une problématique sur la MSA et sur le foncier non bâti. Quand on additionne les deux, cela aboutit à des charges beaucoup trop importantes. Normalement, sur tout le territoire, il devrait y avoir rapidement des annonces sur l'exonération sur la TFNB et une augmentation du montant du volant de prise en charge à la MSA." Mais il regrette : "Tant qu'il y aura autant de bureaucratie et d'assistanat, il y aura des charges et des impôts." Plusieurs viticulteurs ont mis en exergue les prix de vente dans les grandes surfaces. En réponse, Laurent Wauquiez a annoncé son envie et son intention de faire entrer le vin dans la loi Egalim.
Les échanges ont également tourné autour des problèmes administratifs et phytosanitaires, toujours plus restreints et un appel à l'aide de plusieurs vignerons et agriculteurs de l'assemblée : "Il faut que ça s'arrête, sinon, on n'aura plus rien pour soigner nos plantes." Georgia Lambertin, présidente de la Chambre d'agriculture de Vaucluse, a pris la parole pour demander une mesure spéciale : "Je souhaite une ordonnance pour mettre l'agriculture française en état d'urgence."
Laurent Wauquiez a appelé à ne pas renoncer, et a assuré porter la voix des viticulteurs à l'Assemblée nationale.
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