Brin de culture
Top départ pour le festival 'Brin de culture', inauguré la veille de son lancement au Domaine Saint-Pierre d'Escarvaillac, dans le Vaucluse. Une occasion de souligner la performance agritouristique de la Région Sud.
Le vendredi 29 septembre était officiellement inauguré le festival 'Brin de culture' à Avignon (84), sur le Domaine Saint-Pierre d'Escarvaillac.
© Crédit photo : CRA Paca
Si les festivités débutaient bien samedi dernier, le 30 septem- bre, à La ferme des Jovents à Saint-Martin-de-Pallières (83), le coup d'envoi du festival 'Brin de culture' était officiellement donné vendredi 29 à Avignon, sur le Domaine Saint-Pierre d'Escarvaillac.
Lieu d'histoire et de culture, l'exploitation s'est naturellement présentée à l'esprit des organisateurs pour l'inauguration. Alors qu'Andreas Guest, partenaire de Christophe Requin et Ilaria, les tenants des lieux, présente le domaine et leur rapport à la culture, il convient que, si les activités culturelles ne sont pas ce qui rapportent le plus, "elles contribuent à renforcer le tissu local". Et c'est exactement l'objectif du festival. "À l'origine, 'Brin de culture' avait pour vocation de proposer une offre agritouristique en dehors de la haute saison. L'inspiration vient des Bretons et aujourd'hui, ça intéresse toujours autant les agriculteurs comme les visiteurs", explique Caroline Reynier, chargée de mission à la Chambre régionale d'agriculture Provence-Alpes-Côte d'Azur (CRA Paca). Du 1er octobre au 1er novembre (ou plutôt du 29 septembre au 29 octobre selon le programme) se déroule donc la 16e édition du festival.
"Dans la région cette année, nous avons 32 fermes qui participent. C'est un record", poursuit la chargée de mission. Elles étaient effectivement 29 lors de l'édition précédente. Avec le Vaucluse et le Var en top du nombre de fermes participantes, il sera tout de même possible de trouver des événements dans tous les départements de la Région Sud. Concerts, spectacles, de plus en plus de théâtre ou encore des ateliers... Il s'agit de varier les plaisirs pour créer du lien entre les agriculteurs et leurs visiteurs.
"Pendant longtemps l'agritourisme a été dominé par l'œnotourisme. La particularité de 'Brin de culture' est de montrer la diversité des activités agriculturelles", explique Sabine Picard, chargée de missions 'Agritourisme, circuits courts et proximité' à la CRA. Véritable passerelle entre l'agriculteur et son consommateur, l'agritourisme est une opportunité à saisir et à exploiter.
"Dans le Vaucluse, nous avons mis les moyens financiers et humains", témoigne André Serri, président de 'Bienvenue à la ferme' Vaucluse. "Il y a une demande des consommateurs, et on voit ce qui est possible quand les Chambres d'agriculture s'investissent", poursuit-il.
S'il est difficile d'avoir des retours chiffrés des précédentes éditions, tous autour de la table le confirment : la clientèle est aussi diverse que les activités proposées. "Il y a en général beaucoup de clients déjà fidèles aux exploitations qui sont au programme. C'est une façon pour l'agriculteur de les remercier. Mais il y a aussi des touristes, des personnes de passage, ainsi que des locaux qui ne savaient parfois même pas qu'une ferme était cachée là. Le festival leur propose un autre regard sur ce qu'est une exploitation", rapporte Caroline Reynier.
Les Chambres d'agriculture se mobilisent toujours, afin de mieux dessiner les contours de l'agritourisme. "Nous travaillons avec des partenaires touristiques pour affiner les données de fréquentation. L'objectif est que ces observatoires du tourisme cernent mieux l'agritourisme, de manière à impulser des outils qui nous correspondent", explique Sabine Picard. Une enquête sur le tourisme régional devrait cependant sortir en novembre. "En sachant que la campagne et la montagne ont de plus en plus la côte par rapport au littoral, il y a bien quelque chose à creuser de notre côté."
Les Chambres et l'association 'Bienvenue à la ferme' poursuivent ainsi leur accompagnement, qu'il s'agisse des circuits de commercialisation, des activités ou encore de l'hébergement. Si la vente directe est la plus répandue, accompagnée des marchés, d'autres formes de commercialisation existent, telles que le concept de drive fermier.
"Nous nous devons également d'échanger avec les agriculteurs, que ce soit du conseil individuel pour la réglementation ou l'accompagnement collectif avec des formations", affirme Sabine Picard. Avec André Serri, elle encourage par ailleurs vivement les agriculteurs qui souhaitent se lancer, ou s'interrogent encore, de se rapprocher de leur Chambre d'agriculture départementale.
Retrouve le programme ici.
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06/06/2023
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