Des sourires et « pas de cravates » pour les représentants dynamiques et décomplexés de l’interprofession des vins de la Vallée du Rhône, Etienne Maffre, Michel Chapoutier et Philippe Pellaton. (©CZ)
Aux côtés de Philippe Pellaton, président du Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône, et d’Etienne Maffre, président du négoce, Michel Chapoutier, le président d’Inter-Rhône, affichait un large sourire le 31 mars dernier. Il faut dire que les chiffres et le millésime 2015 le seraient à moins, même si la récolte 2015 est inférieure de 3,6% à 2014, avec 3,037 millions d’hectolitres. Mais avec 383 millions de bouteilles commercialisées en 2014-2015 dont 32% exportés, et un chiffre d’affaires export de 459 millions d’euros, l’interprofession voit ainsi valider sa stratégie de premiumisation mise en place il y a quelques années. « L’engagement qualitatif de notre région est suivi par les producteurs qui construisent la montée en gamme de l’ensemble des segments, avec en arrière-plan, la notion de potentiel de production portée par les têtes de pont de nos appellations que sont les côtes-du-rhône, une appellation régionale stable et volumique, et les côtes-du-rhône villages et crus, pour progresser sur les segments plus identitaires et aller sur les marchés plus étroits », résumait Philippe Pellaton.
SIG, rendement, blancs et paysages.
Pour soutenir cette démarche de premiumisation, le président du Syndicat général a d’ailleurs annoncé des actions destinées à mieux appréhender le potentiel de surface et de rendements en vallée du Rhône. Tout d’abord, le syndicat a engagé un travail autour de « la mise en place d’un système d’information géographique destiné à mieux cerner le potentiel exact et la répartition du foncier » (aire mobilisable, potentiel qualitatif…). « Ce travail va nous permettre de déterminer précisément le potentiel de nos appellations pour voir ce qui est consommé par la viticulture, ce qui reste à consommer et ce qui ne peut l’être. Cela devrait nous prendre entre 2 et 3 ans a minima, de manière à identifier les zones utilisables ou non et voir si nous sommes en mesure d’agrandir l’aire des Côtes du Rhône. » En effet, à titre d’exemple, cette dernière s’étend sur 120 000 ha et 55 000 ha seulement sont en production.
Ensuite, pour soutenir la conquête des marchés engagés, le maintien d’un potentiel de production est vital. Depuis 2009, trois plans collectifs de restructuration (PCR) ont déjà été menés. Ils ont permis de restructurer environ 5525 ha, soit 8% de l’ensemble du vignoble en production AOC. Un 4e plan (2016-2018) vient d’être lancé. À ce jour, la surface globale déposée est de 2790 ha ce qui porterait, fin 2018, à plus de 10% du vignoble restructurés. « C’est colossal ! Mais ces restructurations sont indispensables pour retrouver des volumes, alors que les maladies de dépérissement et la baisse des rendements pénalisent nos rendements relativement bas : environ 45 hl/ha en Côtes du Rhône et entre 32 et 36 hl/ha pour les crus », poursuivait Philippe Pellaton.
Céline Zambujo
ICI
Votre encart
publicitaire !
DÉPÉRISSEMENT DU VIGNOBLE
Intervins Sud-est
VIGNERONS COOPÉRATEURS

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner