L’assemblée générale du groupement des oléiculteurs de Vaucluse s’est tenue à Mérindol le 15 octobre, en présence du président de la commission agricole du Conseil départemental, Christian Mounier. ©DR
2015, année des 20 ans du groupement des oléiculteurs de Vaucluse a été marquée par une récolte exceptionnellement abondante : 680 tonnes d’huile d’olives. L’année précédente, 2014 fût une année catastrophique, avec seulement 104 tonnes d’huiles, suite à une récolte très dégradée. Avant que la récolte 2015 ne soit pesée, avant même que les arbres aient fleuri un dicton signalait « qu’après une campagne fortement impactée par la mouche venait une belle campagne oléicole ». 2015 le vérifiait : les volumes importants s’accompagnaient d’huiles de belles tenues. « 2016 est en cours de préparation. Une alternance négative se dessine avec des vergers épuisés par la récolte précédente, accompagnée d’une sécheresse importante », explique Isabelle Casamayou, coordinatrice du groupement.
Un programme de recherche sur X.Fastidiosa.
Comme chaque année, des formations techniques ont été proposées tout au long de la saison, afin de tenter au moins d’atténuer l’effet de l’alternance : fertilisation, taille, protection, irrigation. Ces dernières années, l’actualité phytosanitaire s’est quelque peu enflammée avec les attaques de mouche de l’olive, particulièrement destructrice en 2014, et X.Fastidiosa. Depuis 2013, cette bactérie détruit le verger dans le sud de l’Italie. En 2015, une souche non active sur olivier a été trouvée en Corse et sur le secteur de Nice. Depuis, un programme de recherche a été établi. Le développement de cette bactérie est directement lié à la présence de vecteurs dans les parcelles. Certains vecteurs sont connus (certaines cicadelles), mais leur potentielle présence dans les vergers est ignorée. « Les techniciens de terrain ont été sollicités, puis équipés de matériel de « fauchage », pour réaliser des prélèvements d’insectes à plusieurs reprises en cours de saison, et ainsi permettre au CBGP (centre de biologie et de gestion des populations) de lister les insectes présents. Compte tenu de l’été sec, ces prélèvements n’ont pas été très productifs », poursuit Isabelle Casamayou. En 2016, l’actualité de X.fastidiosa est restée très calme jusqu’à la fin septembre. Puis à Menton, une bactérie de la souche pauca est découverte sur un polygale à feuilles de myrte. Pour l’instant, aucun olivier n’est concerné.
Lutte naturelle contre la mouche.
Un chercheur émérite du CNRS s’est épris de passion pour participer à la lutte contre la mouche. Photographe patient et patenté, il a compilé des ensembles de photos qu’il a réunies par thème dans un ouvrage dénommé « la lutte naturelle contre la mouche de l’olivier ». A partir de celui-ci, il donne des conférences dans les différents bassins de production. Les photos témoignent de l’activité de parasitoïdes et de la régulation qu’ils peuvent induire sur les populations de mouches. Ces auxiliaires naturels s’établissent à condition qu’une flore favorable les abrite. « Asphodèles, molène, laitues sauvages seraient les plus efficaces. Inule visqueuse, fenouil apporteraient leurs contribution, mais de façon moins soutenue. » Hormis le développement des parasitoïdes, l’utilisation du piégeage massif est également encouragé. A l’issue d’une présentation sur le sujet, réalisée en avril à Saint-Hippolyte-le-Graveyron, quelques plantules étaient remises aux participants. Charge à eux d’en tenter la multiplication.
En 2015, des tests comparatifs d’efficacité entre argile blanche et carbonate de calcium conduits en cours d’été par le Comité Technique de l’Olivier ont donné lieu à une rencontre de terrain. Aucune différence d’efficacité n’a été démontrée sur cette seule campagne d’observation. Ensuite, trois démonstrations d’application de barrières minérales ont été réalisées, dans le Sud Luberon et dans le Ventoux. « Malgré la chaleur et la sécheresse de l’été qui aurait dû être des régulateurs, il est constaté la présence de mouches, mais aussi de dégâts », précise Isabelle Casamayou. Résultats confirmés par les parcelles de suivis mises en place par l’Afidol après 2014.
Source : groupement des oléiculteurs de Vaucluse
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