Med'agri 2024
Jeudi 7 décembre, Med'Agri organisait son premier comité de pilotage à un peu moins d'un an de sa 4e édition. L'heure est aux partenariats et à la discussion des programmes, afin d'embrasser un maximum de cultures aussi traditionnelles qu'innovantes de la région.
Le salon Med'Agri maintient ses ambitions de devenir un salon professionnel emblématique en Paca, et plus seulement le salon des fruits et légumes comme il a pu l'être par le passé.
© Crédit photo : ML
Après avoir officiellement signé la convention de partenariat avec Tech&Bio sur le salon de Valence1, Med'Agri tenait son premier comité de pilotage, le jeudi 7 décembre au lycée François Pétrarque d'Avignon. Si communiquer peut paraître prématuré aux yeux de certains, pour les organisateurs, il est question de rappeler les grands axes que s'apprête à prendre le salon. Pour 2024, ressources, innovations et adaptations seront les maîtres-mots.
"Nous n'avions pas de salon professionnel en Paca. Avec Med'Agri, nous en avons développé un qui s'implante bien dans le paysage. À nous maintenant de renforcer notre travail dans toutes les thématiques sur lesquelles nous avons avancé jusqu'ici", souligne André Bernard, président de la Chambre régionale d'agriculture (CRA) Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui porte le projet depuis sa création.
Parmi les points forts, la mise en avant assumée des adaptations au changement climatique, des nouvelles technologies ou des nouvelles générations, "car tout cela ne se fera pas sans elles", note le président. La question des coproduits et des extractions à partir de ces derniers est également un chantier nouveau qui mérite d'être mis sur le devant de la scène : "Notre région dispose d'un terreau fertile pour favoriser l'installation de toutes ces entreprises".
Avec le plan 'Osez l'export', et grâce à tout un travail réalisé avec Business France, le salon est notamment labellisé 'L'export commence en France'. "Dans l'idée, nous souhaiterions faire venir des délégations d'acheteurs, et surtout, de prescripteurs étrangers chez nous", explique Laurence Ollivier, cheffe de service 'Promotion' de la CRA Paca. Relocaliser les rencontres auprès d'habitués d'autres salons étrangers, entre autres.
Et pour que ces start-ups et entreprises innovantes s'installent, il faut s'assurer de la visibilité des filières d'avenir, ainsi que de celles fortement représentatives de la région. Ça tombe bien, la viticulture mêle les deux, et si les visiteurs étaient déjà bien présents (environ 30 %), les exposants l'étaient moins. "Nous trouvions dommage qu'ils aillent se renseigner hors de la région, alors qu'on a tout ce qu'il faut ici", commente Laurent Rémy, de Mercantour Events, qui organise le salon.
"Aujourd'hui, la présence nouvelle du Syndicat des Côtes du Rhône parmi les partenaires financiers vient acter le fait que le salon d'Avignon, ce n'est pas juste un salon 'Fruits et légumes' comme ça a pu l'être par le passé", annonce André Bernard. D'autres partenariats sont encore en discussion, notamment avec des exposants historiques, "afin de pérenniser le salon".
Mais d'autres filières devraient également faire leur entrée au parc des expositions, comme les grandes cultures et la riziculture. Un symbole de continuité dans l'innovation, à l'image du projet 'Tommate' cher à André Bernard1. "D'autant qu'aujourd'hui des cultures vont pouvoir revenir chez nous grâce à l'innovation et les nouvelles technologies", insiste le président de la Chambre régionale. Et André Serri, vice-président de la Chambre d'agriculture de Vaucluse, d'ajouter : "Tout est très connecté dans notre région. Et avec l'arrivée des cultures émergentes, nous avons tout intérêt à offrir une vitrine à un maximum de filières de notre région".
Pour l'heure, les partenaires s'organisent donc pour monter un programme cohérent pour les trois jours de salon. Le nombre de temps forts devrait être légèrement diminué, autour d'une cinquantaine contre les 65 de la précédente édition.
Viticulture, changement climatique, diversification, gestion des ressources... Mais aussi toute une place pour l'agriculture biologique, puisque Med'Agri hébergera à nouveau le 'Rendez-vous régional Tech&Bio Cultures méditerranéennes'. "Nous allons travailler sur des temps un peu plus neutres, avec des retours d'expérimentations, des études, des perspectives... Nous sommes en train de sonder le terrain, pour trouver les thématiques les plus adéquates", confirme Fabien Bouvard, coordinateur régional agriculture biologique pour la CRA Paca.
"Aujourd'hui, coupler Tech&Bio et Med'Agri relève d'une stratégie qui montre les savoir-faire dont dispose l'agriculture biologique. Même si le marché est dans une passe difficile, des producteurs, il y en a toujours. Ils sont capables de montrer qu'ils ont dans leurs pratiques des solutions qui fonctionnent et permettent de redonner des perspectives dans les filières", complète Sandrine Faucou, présidente de la commission 'Bio'. Dans une région où un tiers de la surface agricole utilisable et un quart des agriculteurs sont en bio, impossible de faire sans eux dans un salon qui se veut aussi emblématique. Ainsi, un hall exclusivement dédié à l'innovation prendra sa place dans le hall B. Dans le hall F, la formation sera mise à l'honneur. "Par formation, nous entendons emplois, orientations, compétences... L'objectif est de montrer que l'agriculture est un secteur vaste et innovant", poursuit Laurence Ollivier.
Avec un budget de 700 000 à 800 000 euros, l'organisation et les partenaires souhaitent "mettre le paquet". "Chez nous, l'agriculture est très diversifiée, ce qui nous oblige à avoir de nombreux techniciens très spécialisés et plusieurs stations d'expérimentation. Med'Agri nous permet de rendre visible tout ce travail auprès de Paris, qui ne le voit pas toujours", rappelle André Bernard.
Surtout que sur le territoire, "les agriculteurs n'ont pas attendu hier pour faire preuve d'une capacité d'adaptation face au changement climatique", conclut-il.
ICI
Votre encart
publicitaire !
Saint-Christol-d'Albion
Consommation

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner