DISTRIBUTION SOLIDAIRE
Mercredi 10 décembre, devant la préfecture, à Avignon, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs de Vaucluse et Solaal sud organisaient une distribution solidaire de salades, mâches, blettes, butternuts. Une opération anti-gaspi qui cache une autre réalité : de gros problèmes de mise en marché.
Les JA et la FDSEA de Vaucluse se sont associés à Solaal Sud pour cette opération solidaire.
© Crédit photo : FDSEA de Vaucluse
Sous le slogan 'Donner plutôt que jeter', une réalité inquiétante : chaque semaine, les producteurs se retrouvent avec des tonnes de marchandises sur les bras. Alors, pour éviter de tout broyer, et en accord avec la loi anti-gaspillage, une opération de dons a été mise en place en milieu de semaine, au profit d'épiceries solidaires et associations caritatives. Les Restos du cœur d'Apt, Cavaillon et L'Isle-sur-la-Sorgue, ainsi que l'Épicerie sociale des tours de Châteaurenard et l'Épicerie sociale oxygène de Carpentras, ont répondu à l'appel lancé.
Entre 10 h et 12 h, ce mercredi, le rendez-vous était donné devant la préfecture. Presque une tonne de mâche, céleris, blettes, butternuts, venant d'exploitations de Carpentras, Monteux et Pernes, a pu être distribuée au profit des plus démunis.
Derrière cette belle action, se trouvent des agriculteurs désemparés. Production à perte, produits non valorisés en grandes surfaces, prix non rémunérateurs... "Le manque de compétitivité n'est pas dans les champs, mais dans les magasins", affirme Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA de Vaucluse.
S'il y a bien un problème de surproduction des légumes feuillus - dû à des conditions météorologiques bien plus douces car "normalement à cette période, des régions n'ont plus rien à produire car il a gelé, et c'est là qu'on prend le relais. Sauf que là, on est tous à produire en même temps", explique Philippe Bon, produc- teur -, c'est surtout en magasin que les choses coincent.
Les agriculteurs constatent des prix toujours plus élevés de leurs salades et autres mâches dans les rayons, mais "nous, on ne nous paye pas un centime de plus", assurent-ils. Pire, ils ne sont plus rémunérés. "Ils vendent nos salades à 1,50 € pièce, mais nous l'achètent 20 centimes. Or, il en faut 30 pour la produire." Si tant est qu'ils arrivent à vendre... car avec des températures actuelles, les légumes de saison ne s'écoulent pas. Pourtant, "c'est le moment de les mettre en valeur dans les rayons, de faire des promotions", insistent les producteurs, qui constatent le contraire en rayons.
Les tensions ne devraient pas s'apaiser. Si les agriculteurs ont rendez-vous à Bruxelles devant le Parlement européen le 18 décembre prochain, pour protester contre les accords du Mercosur, en local, ils promettent aussi de faire entendre leur colère et faire "bouger les choses".
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06/06/2023
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