EN DIRECT DE NOS FERMES
Depuis deux mois, les actes de vandalisme se multiplient sur les casiers fermiers d'Agroparc entraînant d'importants dégâts matériels et une baisse d'activité pour l'association.
Une nouvelle extension venait d'être ajoutée pour multiplier l'offre.
© Crédit photo : CL
"On est vraiment désarçonné", encaisse, dépitée Julie Vié, vice-présidente de l'association 'En direct de nos fermes'. En l'espace de deux mois, plus d'une trentaine de casiers fermiers ont été vandalisés sur le site d'Agroparc, et de nombreux produits volés. Double peine pour l'association, qui se retrouve avec une trésorerie mise à mal, et a dû prendre la décision de ne plus mettre en vente certaines références. D'autant que dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, quatre nouveaux casiers ont été vandalisés. "Certains ont même essayé de déplacer un bloc entiers de casiers. Est-ce pour le cuivre ?", s'interroge Julie Vié.
Si de petites dégradations avaient déjà pu être constatées par le passé, rien de cette ampleur récente. "Depuis quelques semaines, c'est devenu l'anarchie", déclare l'agricultrice. "Chaque jour ça peut être deux, trois, quatre casiers fracturés. Et si avant on arrivait à les réparer, là ils sont dans un tel état qu'il faut les remplacer : ils y sont allés au pied de biche."
Déjà, deux plaintes ont été déposées en gendarmerie, et une troisième est en cours. D'autant que les produits dérobés sont ciblés. "Ce ne sont pas les carottes à 2 €", confirme Julie Vié, mais bien la charcuterie, la viande, la truite, les produits, "ce qui coûte le plus cher". Si bien que "malheureusement, on a décidé de ne plus proposer les produits frais temporairement, et on s'en excuse auprès de nos clients", ajoute-t-elle la mort dans l'âme.
Malgré la présence d'une caméra de surveillance de la ville à proximité du site, l'association reste pour l'heure sans réponse sur l'identité des auteurs. Une situation d'autant plus préoccupante que les conséquences financières s'alourdissent.
Le préjudice est estimé à près de 12 000 euros de dégâts matériels, auxquels s'ajoutent entre 300 et 400 euros de produits volés. "On perd aussi du chiffre d'affaires tous les jours, car les casiers inutilisables ne nous rapportent plus rien", souligne Julie Vié. L'association a tenté de poser des caméras, "mais elles ont vite été elles aussi cassées", regrette- t-elle.
Face à cette situation, des démarches sont en cours auprès des assurances et des échanges ont été engagés avec la mairie d'Avignon pour renforcer la surveillance du site. "On croit toujours à notre système, mais c'est démoralisant. Chaque matin, on arrive avec la boule au ventre", confie Julie Vié, qui appelle les riverains et les clients à signaler tout comportement suspect à la police.
ICI
Votre encart
publicitaire !
aprel
VITICULTURE
GROUPE ICV

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner