Juliet, la pomme dégustée dans les collèges en
« Nous voulons faire fonctionner au mieux les dispositifs existants, et aussi apporter notre touche, pour montrer tout l'intérêt que nous portons au secteur agricole, avec la volonté de le redynamiser » explique Christian Mounier, président de la commission agriculture du Conseil départemental, et ancien arboriculteur à Cheval-Blanc. « La pyramide des âges de nos paysans ne laisse rien présager de bon » souligne-t-il. Alors : « Il faut tout faire pour modifier le devenir du territoire. Ce mandat sera déterminant pour aider à installer des jeunes et de nouveaux agriculteurs. Car il se trouve un paradoxe à résoudre, il existe des friches en quantité, et peu de terres sont disponibles à la location ou à la vente ».
L'action du département se focalise sur deux grands thèmes. D'abord, la défense et la protection des terres (8000 exploitations agricoles, représentant 1/3 de la surface du département, 30 % de l'emploi, avec près de 44 000 emplois), où le département s'engage avec la charte agricole foncière (signée en janvier 2013), l'irrigation (22 000 ha sont irrigués) et le dispositif Prévigrêle (70 générateurs d'iodure d'argent). Puis, la promotion des produits locaux et des circuits courts, avec notamment la plateforme Agrilocal84.fr, l'opération « Je savoure le Vaucluse au collège » et le label « Savourez le Vaucluse ».
Lutter contre les friches.
Deux actions importantes sont actuellement en cours, pour aménager le foncier, en luttant contre le morcellement excessif, et pour résorber les friches, dans le cadre du Fonds pour l'aménagement foncier rural (FAFR). Christian Mounier détaille : « Il s'agit d'une action portant sur près de 1000 ha, pour restructurer les exploitations, et résorber les friches dans la plaine agricole de Pertuis, et d'une autre menée sur 3000 ha, s'étendant sur huit communes du Nord-Vaucluse, pour compenser les impacts de la LGV Méditerranée. L’enquête projet est en cours sur quatre communes (Mornas, Piolenc, Caderousse, Orange) et sera lancée prochainement sur quatre autres : Bollène, Lapalud, Lamotte du Rhône et Mondragon, afin de regrouper les exploitations et les îlots de propriété ».
Par ailleurs, poursuit Christian Mounier : « pour redonner de la valeur aux terres en friches, le département souhaite réunir tous les EPCI (Établissements publics de Coopération Intercommunale, parmi lesquels on trouve les Communautés de communes, mais aussi les Syndicats intercommunaux) pour leur demander de faire une analyse, commune par commune, du potentiel agricole utilisable avec certainement des travaux à réaliser que le département peut aider financièrement ». Les actions du Département portent sur le financement (jusqu'à 80 % d'études d'opportunité pour faire émerger une politique intercommunale), et la mobilisation du FAFR dans le cadre de Contrats fonciers locaux. Christian Mounier donne deux exemples de contrats foncier locaux : * Le contrat foncier local de la Communauté de communes Ventoux Sud. Il vise la mise en valeur de 60 à 90 ha de friches et de la restructuration foncière. Le Département mobilise une enveloppe de 135 000 € sur trois ans (2015/17). * Et un autre contrat foncier local avec le Parc naturel régional du Luberon (PNRL), pour la mise en valeur des friches, sur un périmètre de près de 500 ha en plaine de la Durance à Puget et Lauris ; avec un objectif de mise en valeur de 30 à 45 ha et des restructurations foncières (secteur historiquement très morcelé). Le département mobilise 105000 € sur trois ans (2016/18).
L’enjeu clé de l’irrigation.
Le vice-président rappelle également l'enjeu majeur que représente l'irrigation : « Le département soutient les projets de création, de développement et de sécurisation des réseaux hydrauliques, c'est capital pour le devenir du territoire », et relève la fusion entre le réseau d'irrigation du Calavon-Sud et la Région qui a donné naissance à un PPI (programme pluriannuel d’investissement) : « qui prévoit la mise en place d'un investissement de 40 M€ sur 10 ans (2015/2024) financé à 50 % par le Département, 30 % la Région et 20 % par autofinancement ». Christian Mounier ajoute : « Les réseaux d'irrigation gravitaires de Monteux seront modernisés. Ce réseau, qui s'étend sur 580 ha, va être progressivement remplacé jusqu'en 2021, par un réseau de canalisations enterrées et sous pression (travaux estimés à 4 M€, que le département finance à hauteur de 40%) ».
En ce qui concerne le dispositif anti-grêle « Prévigrêle », le département souligne l'intérêt de cette technique : « Dans les secteurs protégés, les impacts sont réduits de près de 50 %. En préservant les cultures, on maintient l'activité agricole. Au vu du coût particulièrement faible pour les collectivités, chaque EPCI peut participer à cette solidarité, car le Conseil départemental ne pourra pas pallier le désengagement des communes et des intercommunalités ».
Francis Pabst
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06/06/2023
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