Vœux
Département, Région, État, chambres interconsulaires. Tous ont présenté leurs vœux ces dernières semaines. Pour 2023, ils souhaitent de l'amour, du courage, et une dynamique collective capable de mener à bien tous les projets.
Pour la présidence de chaque institution, Georgia Lambertin, pour la Chambre d'agriculture, Gilbert Marcelli, pour la Chambre de commerce et d'industrie, et Valérie Coissieux, pour la Chambre des métiers et de l'artisanat, lors de la présentation des voeux, lundi soir, au Palais des Papes.
© Crédit photo : ML
Il y avait comme un goût d'inédit dans ces cérémonies de présentation des vœux pour l'année 2023 ! Déjà, le vendredi 13 janvier, Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental, et Violaine Demaret, préfète de Vaucluse, réunissaient conjointement les élus à l'Isle-sur-la-Sorgue. "En Vaucluse, ce n'est pas une tradition, bien que ce ne soit pas une première", souligne la préfète, fière de cet alignement des planètes, qui a également permis la présence du préfet de région et du président de la Région Sud.
De la même manière, lundi 23, le Palais des Papes accueillait quant à lui les premiers vœux interconsulaires du département. Pour la première fois dans la région, si ce n'est au niveau national, les Chambres d'agriculture, des métiers et de l'artisanat (CMA), et du commerce et de l'industrie (CCI) se retrouvaient effectivement en un même lieu, pour marquer d'une pierre blanche cette soirée bienheureuse et pleine d'optimisme.
Qu'importe le moment ou le lieu, tous s'accordent sur un point : 2023 sera une année compliquée, mais aussi celle de tous les possibles. Après tout, le proverbe ne dit-il pas : "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin" ?
Les différentes cérémonies auront bien évidemment été le théâtre des réussites des uns et des autres, présentant les projets menés à bien autant que ceux en cours, pour l'avenir de tous les secteurs d'activité.
Pour l'agriculture, la grande ambition de tous réside, sans surprise, dans l'irrigation. Cheval de bataille du Département, Dominique Santoni a insisté sur la nécessité d'accélérer. Après les premiers états généraux de l'eau début décembre, "des groupes de travail vont se constituer très prochainement pour [les] inscrire dans la durée". L'enveloppe consacrée à la mise en œuvre de la stratégie d'irrigation agricole conserve par ailleurs son montant de quatre millions d'euros par an. Il faudra parallèlement avancer sur l'approvisionnement en eau potable sur le territoire, notamment sur le plateau de Sault.
L'eau comme principale réponse au fléau qu'est le changement climatique, mais aussi pour la continuité de l'agriculture tout court. "Le département travaille depuis 40 ans à la modernisation de nos réseaux d'irrigation, et c'est la principale raison pour laquelle l'agriculture a tenu bon. Mais nous devons continuer à échanger", rappelle Georgia Lambertin.
Alors que la présidente de la Chambre d'agriculture de Vaucluse présentait ses vœux en même temps que les autres organismes de représentation des différents secteurs professionnels, le 23 janvier, elle a souligné l'importance du maintien du secteur d'activité. "La souveraineté commence par la sécurité alimentaire, ce qui implique de garder nos agriculteurs", ajoute-t-elle, comparant la profession à la base d'un château de cartes.
"Nous ne pouvons ignorer que nombre de Vauclusiens et d'entreprises de notre territoire ne vont pas bien, que nos agriculteurs rencontrent de nombreuses difficultés. Mais si nous ne nous relevons pas les manches et ne montons pas au créneau pour affronter ces défis, alors qui le fera ?", interroge Violaine Demaret.
Puis d'afficher les priorités de l'État : renforcer la sécurité publique, déployer de nouveaux dispositifs de santé, aménager le territoire, renforcer la citoyenneté, mais aussi répondre à l'urgence climatique. "Cela implique de passer l'hiver, et donc de se pencher sur le sujet des énergies, afin d'éviter une guerre de l'eau en favorisant le partage. Il sera également nécessaire de positiver la sobriété foncière", poursuit-elle.
"Lorsque nous avons été élus en 2021, nous avons tous souhaité remettre en avant l'interconsulaire, car nous savions que les uns sans les autres, ça n'allait pas le faire", affirme Valérie Coissieux, présidente de la CMA. Plus de 156 000 salariés, environ 27 milliards d'euros de chiffre d'affaires, un secteur agroalimentaire extrêmement riche... Gilbert Marcelli, président de la CCI, fait l'état des lieux. "On entend pourtant toujours que notre département est pauvre. Mais il est possible de choisir entre voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. L'objectif de ces vœux, et des réflexions à venir, est de montrer que notre volonté réside dans le rassemblement de nos énergies, afin de tirer vers le haut notre département et ses richesses", assure-t-il.
"Comparativement à l'industrie et à l'artisanat, notre secteur reste humble en termes de chiffres, avec ses quelque 4 850 exploitations sur le département. Mais, de nos métiers agricoles découlent beaucoup de vos métiers. Il est impératif d'unir la base à ceux qui transforment et ceux qui commercialisent", affirme Georgia Lambertin.
Tous souhaitent donc un travail de concert, afin de stimuler les "forces vives" du territoire et de relancer une dynamique de complémentarité, notamment pour régler ces problèmes que nul n'estime pouvoir régler seul : crise de l'énergie, difficultés dans l'emploi, attirer dans de nouvelles formations... Ils espèrent trouver ensemble des solutions au niveau des prix de l'énergie, pour "ne plus subir". Prônant l'accompagnement et le conseil, la recherche de solutions est permanente, comme le souligne la présidente de la Chambre d'agriculture : "Alors que, pour certains, les charges brutes passent de 20 à 200 %, nous devons nous donner les moyens de produire. Évidemment, il y a les points négatifs à prendre en compte. Mais c'est aussi le moment de nous concentrer sur la meilleure façon de rendre nos exploitations et entreprises les plus résilientes possibles, notamment en rendant des petits morceaux de territoire les plus autonomes en énergie, par exemple".
L'interconsulaire envisage également de travailler sur l'emploi saisonnier, qui pèche dans la plupart des secteurs. "Nous devons trouver un moyen de former les gens et de leur donner envie de travailler avec nous. Pour le secteur agricole, il est nécessaire de souligner que nos métiers sont nouveaux et n'ont plus rien à voir avec ce qu'ils étaient il y a des années. Demain, nous aurons besoin de drones, de piloter nos outils d'irrigation, de travailler avec des robots dans nos terres", liste Georgia Lambertin, insistant grandement sur les rapprochements entre les divers métiers des deux autres organismes représentés. De même, la question du logement stimule activement les neurones.
Pas question toutefois de se contenter d'enfoncer des portes ouvertes. "Il faut, en plus de voir le verre à moitié plein, trouver comment remplir l'autre moitié", appuie Laurent Garcia, rédacteur en chef de l'Écho du Mardi et organisateur de la cérémonie en tant que partenaire du monde économique.
Il y aura sûrement des points d'achoppement, tels que la gestion du foncier, entre lutte contre l'artificialisation des terres et poursuite du développement du territoire. Mais pas question de faire du "one shot", pour Valérie Coissieux. Professionnels et élus, voici venu le temps de se mettre autour de la table et de se réinventer, pour s'inscrire dans la durée.
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06/06/2023
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