Mardi, le président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, André Bernard, accompagnée de sa vice-présidente, Georgia Lambertin, et de son directeur, Pascal Lenne, tenait sa conférence de presse de rentrée.
Mardi, la Chambre d’agriculture de Vaucluse tenait sa conférence de presse de rentrée, après un été chargé sur la scène médiatique nationale. « La plupart des productions de Vaucluse ne vont pas trop mal, mis à part les melons (ndlr : voir article page 4), qui ont connu une saison très difficile, et les poires, lourdement touchées par le maintien de l’embargo russe », explique le président de la Chambre d’agriculture, André Bernard. « De ces périodes très difficiles, ce que l’on peut tirer comme conclusion, c’est que ceux qui ont intégré des systèmes organisés s’en sortent moins mal. L’organisation et la structuration, une fois de plus, font leurs preuves. »
Des installations bloquées.
Au niveau de l’installation, « nous avons connu un début d’année très difficile, à cause de problèmes administratifs. » Ainsi, il n’a été possible de réunir une CDOA (commission départementale d’orientation agricole) qu’en juin, pour agréer les dossiers d’installation. « L’Europe génère beaucoup de normes, mais ceux qui les créent ne se rendent pas compte de leur mise en pratique. La Chambre d’agriculture est de plus en plus sollicitée pour monter des dossiers de plus en plus complexes. » Pour s’installer, « il faut deux ans pour monter le projet, avec un prévisionnel à 5 ans, et si vous changez la couleur du tracteur, on risque de vous retirer les aides », ironise André Bernard.
Un climat relativement propice cette année.
La météo a cette année permis une gestion sans trop de difficultés de la ressource en eau durant l’été. « Les pluies et une gestion raisonnée de la ressource nous ont évité de trop fortes contraintes. »
La période de sécheresse et les fortes températures ont également limité les dégâts de Drosophila suzukii, « qui rappelons-le a entraîné une perte de chiffre d’affaires de 12 millions d’euros l’an passé sur la cerise, soit 42 % du chiffre d’affaires pour les producteurs », souligne Georgia Lambertin, vice-présidente de la Chambre d’agriculture. Un plan collectif volontaire est engagé sur la question, « et nous avons de prochains rendez-vous à Bruxelles et avec le ministre pour avancer sur ce dossier ». D. Suzukii est un prédateur particulièrement dangereux s’attaquant à tous les fruits rouges, voire dans d’autres régions comme la Champagne au raisin. « Un quart des producteurs vauclusiens font de la cerise et/ou du raisin, c’est une question économique vitale pour notre territoire », rappelle André Bernard. Le Vaucluse, premier producteur de cerise d’industrie et de bouche, de raisin de table, mais également de fraise hors sol. Dans le Vaucluse, et dans la seule zone du Comtat Venaissin, on dénombre 42 producteurs qui cultivent 72 ha de fraise hors sol. « Une production qui s’est développée sur les territoires en zones vulnérables nitrates et qui nécessite encore des avancées en termes de gestion des effluents. »
Magali Sagnes
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André Bernard, président dela Chambre régionale d'agriculture
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06/06/2023
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