Prévigrêle : Préserver l’agriculture

Publié le 12 janvier 2021

L’association Prévigrêle a tenu son assemblée générale le 17 décembre dernier à Malemort-du-Comtat, dans le Vaucluse, l’un des cinq départements dans lesquels œuvre l’association, avec les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Ardèche et la Drôme.

Didier Delpi, président de l’association Prévigrêle, a ouvert les travaux en revenant sur l’actualité « singulière » de cette année 2020. « Cette année, l’épidémie du Covid-19 a démontré que l'agriculture faisait partie intégrante des besoins de toute la population : consommer des produits de qualité est primordial. Le succès de la vente en circuit court et local ainsi que des chaînes d’approvisionnement – magasins de producteurs, ventes à la ferme, marchés, livraisons, Amap, systèmes de paniers… – indiquent le besoin de la population de consommer des produits cultivés près de chez nous, de se nourrir de bons produits français », rappelait le président, pointant ainsi du doigt la nécessité de protéger les cultures, pour protéger la souveraineté alimentaire française. « L'objectif de l'association est bien de préserver l'agriculture, tant en amont qu'en aval de la production. Protéger les cultures, c’est aussi protéger le revenu agricole, l’emploi… ainsi que tous les biens extérieurs qui sont des produits de premières nécessités », résumait Didier Delpi.

Alors que le gel et les inondations ont encore frappé sur l’arc méditerranéen en 2020, les aléas climatiques restent de fait un facteur d'inquiétude permanent pour la survie des exploitations. Un facteur de risque qui s’accroît même avec le changement climatique, qui vient bousculer l’intensité des aléas et leur fréquence.

463 bénévoles en soutien

Ainsi, en 2020, la prévention a débuté le 25 mars et s’est terminée le 15 octobre, période pendant laquelle les risques d’orages grêligènes sont les plus importants. L’association a pu s’appuyer pour cela sur les 169 générateurs installés sur l’ensemble du réseau, avec un espacement d’au moins 10 km préconisé par l’Anelfa, « afin de couvrir le maximum de situation orageuse ». 463 agriculteurs/agricultrices bénévoles se sont relayés sur toute la campagne, afin d’assurer le bon fonctionnement lors des avis d’alerte.

« Le réseau de générateurs ne se substitue ni aux filets paragrêle contre la grêle, ni aux assurances », rappelait Didier Delpi : « Il contribue à maintenir des cotisations assurancielles à un coût raisonnable, en diminuant la fréquence et l'intensité des chutes de grêle. Quant aux filets, toutes les cultures ne peuvent en recevoir ». Et le président de souligner que les générateurs permettaient certes d’agir sur les cultures, « mais aussi sur l’environnement, puisqu’en limitant l’impact de la grêle sur les cultures, on limite aussi les intrants, en particulier l’emploi des produits cicatrisants utilisés généralement sur les cultures endommagées ».

Avant de passer la parole pour les présentations techniques, le président a tenu à remercier les adhérents, les communes et les organisations agricoles pour leur mobilisation, ainsi que les Conseils départementaux du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône et la Région Sud pour leur soutien financier, car « tout cela permet de continuer cette action collective ». Puis, Florian Chapelin, du Criiam Sud, est revenu sur le déroulement de la climatologie et sur l’analyse de la dernière campagne. Enfin, Claude Berthet, directrice de l’Association nationale d’étude et de lutte contre les fléaux atmosphérique (Anelfa), et Jean Dessens, conseiller scientifique, ont présenté les derniers travaux.

Source : Prévigrêle


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