MIN de Cavaillon : Un marché d’intérêt grandissant

Publié le 27 janvier 2020

Signature de convention entre Jérôme Jausseran, président du Syndicat des maîtres melonniers, et Serge Vallet, président de la Confrérie du melon de Cavaillon et des traditions provençales.

Christian Leonard, président du marché d’intérêt national de Cavaillon, et les élus administrateurs ont présenté leurs vœux pour cette nouvelle année à leurs partenaires, le 14 janvier, dans les locaux du MIN de Cavaillon. L’occasion de présenter les axes de développement à venir. La signature d’un partenariat entre le syndicat et la confrérie du Melon de Cavaillon a clôturé la cérémonie.

« Nous devrons toujours être à l’écoute » a déclaré Christian Leonard, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux. C’est dans cet esprit que le président du MIN et son conseil d’administration entament le nouveau Plan 2020-2025. Car l’objectif est bien de continuer à évoluer, pour offrir des locaux plus adaptés aux besoins des entreprises.

Après avoir remercié les élus administrateurs et collaborateurs pour le travail réalisé dans la redynamisation du site, le président a retracé les avancées du dernier Plan 2015-2020. La première activité du MIN, le marché de gros, mission de service public, a vu une trentaine de nouveaux clients s’y fournir en deux ans. Cette activité alimente aussi la restauration hors foyer, en fournissant les écoles de Cavaillon, « avec 30% de bio pour les cantines » précise-t-il. Et, en 2019, le MIN a ouvert son carré frais1, pour diversifier son offre, et favoriser le circuit court. Le MIN est également un acteur immobilier, avec location de surfaces et acquisitions foncières.

Rénover.

Au cours du Plan 2015-2020, la priorité a été donnée à la rénovation des bâtiments. Ainsi, 2300 m2 ont été reconditionnés pour accueillir des entreprises agroalimentaires. « Les entreprises peuvent désormais, sur le MIN, se fournir en fruits et légumes locaux, frais, de qualité, directement auprès des producteurs ; puis les transformer, préparer leurs produits et les commercialiser » a résumé René Molle, directeur. Quant au projet 2020-2025, dont le budget sera, comme le précédent, de cinq millions d’euros, le conseil d’administration a défini plusieurs axes de développement, que le président a présenté : « D’abord, la requalification des espaces, notamment la 3e halle, en tout agroalimentaire. Ensuite, nous comptons poursuivre la rénovation, pour proposer des bâtiments encore plus optimisés, adaptés aux entreprises. Nous souhaitons également libérer du foncier à bâtir, et mieux accueillir des manifestations, comme le prochain salon régional du tatouage, les 7 et 8 mars. Les déchets organiques issus de sociétés seront un sujet important dans ce futur projet, le développement du bio également… Et une couverture entre les deux bâtiments des grossistes, afin d’offrir un meilleur environnement à ces acteurs fidèles depuis des décennies, est également à l’ordre du jour ». Rénover et dynamiser le MIN, voilà l’orientation prise par le président et son équipe. « Et cela continuera, quels que soient les résultats des élections municipales de mars ».

En effet, « le MIN fait partie du patrimoine, il est indispensable de lui rendre toute son attractivité comme le fait Christian Leonard » a souligné Gérard Daudet, maire de Cavaillon. Il a salué également l’ensemble des partenaires investis dans cette démarche de reconnaissance de l’IGP Melon de Cavaillon.

Finie, l’Arlésienne.

À l’issue de la cérémonie des vœux, une convention de partenariat a d’ailleurs été signée entre le Syndicat des maîtres melonniers, et la Confrérie du melon de Cavaillon et des traditions provençales. « On est au bout de ce serpent de mer » s’est réjoui le maire, Gérard Daudet. En effet, le dossier, porté depuis 17 ans par le syndicat, pourrait aboutir cette année. « Ce n’est plus une Arlésienne ! », lui a répondu Jérôme Jausseran, président du Syndicat des maîtres melonniers, reconnaissant des soutiens reçus, « du maire, celui très important de Bénédicte Martin, conseillère régionale, celui de la caisse régionale du Crédit Agricole, ainsi que le soutien logistique et humain du MIN ». Pour rappel, le syndicat regroupe une cinquantaine de melonniers et une dizaine d’expéditeurs, pour une production globale de 6000 tonnes. « Si la campagne 2019 a été correcte, les melons doivent respecter un cahier des charges strict, et à ce jour un tiers de la production, soit 2000 tonnes, peut prétendre au signe de reconnaissance ‘Melon de Cavaillon’ » précise le président.

Cette convention est la base de l’alliance entre les deux organisations pour arriver à la distinction suprême de l’IGP ‘Melon de Cavaillon’. Aujourd’hui, son issue paraît certaine, mais la date reste soumise aux échanges administratifs entre Bruxelles et l’INAO, à Paris. Elle traduit la volonté de la confrérie et du syndicat de travailler ensemble, et défini les missions de chacun. D’un côté, la confrérie a pour ambition de communiquer et soutenir la marque Melon de Cavaillon. De l’autre, le syndicat a pour objectif de produire et commercialiser un melon premium sur l’ensemble du calendrier de melon en France. « Ensemble, nous avons l’ambition commune de l’IGP et souhaitons réconcilier les Cavaillonais avec ce produit emblématique. Nous faisons tous le vœu de célébrer cette année l’obtention de l’IGP, encouragés par ce qu’en a dit le président de l’INAO : l’IGP est une évidence » a conclu Jérôme Jausseran.

Cécile Poulain

(1) Lire le Vaucluse Agricole du 5 juillet 2019, page 6.


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