Millésime Bio, du 27 au 29 janvier à Montpellier : Retour du plus grand salon de vins bio au monde

Publié le 20 janvier 2020

Jean-Luc Cazaubon, vice-président du Conseil régional d’Occitanie, Nicolas Richarme, président de SudVinBio, Jeanne Fabre, administratrice, et Patrick Guiraud, président de la commission du salon Millésime Bio.

La 27e édition du salon Millésime Bio aura lieu du 27 au 29 janvier, au parc des expositions de Montpellier. Parmi les nouveautés : une plateforme digitale interactive entre exposants et visiteurs.

La ‘Mecque’ du vin bio se donne de nouveau rendez-vous à Montpellier, pour une 27e édition haute en couleurs. Si ce salon, conçu par des vignerons pour des vignerons, a toujours autant la cote, c’est qu’il est le seul au monde consacré aux vins bio. « C’est notre spécificité », insiste Patrick Guiraud, président de la commission du salon Millésime Bio. « Ici, exposants et visiteurs sont là pour faire des affaires. Ce salon est d’ailleurs une véritable opportunité en la matière pour les nouveaux exposants, car cela leur permet de mettre le pied à l’étrier pour pénétrer le marché du vin bio, qui n’a de cesse de croître. »

Une spécificité que les exposants ont bien comprise, puisqu’ils se bousculent au portillon. Leur participation n’a d’ailleurs de cesser de s’étoffer au fil des ans, laissant sur le bas-côté, cette année, une centaine de candidats. Mais après plusieurs années où le nombre d’exposants ne dépassait pas les 600 – pour ne pas déstabiliser le marché –, la forte hausse de la consommation de vins bio a changé la donne : cette année, 1300 exposants seront accueillis (+10%). « Et si l’on atteint, cette année, les 7000 visiteurs, on ouvrira le salon, l’an prochain, à 100 exposants de plus. Notre seule limite sera l’espace d’accueil. Si nous obtenons des espaces supplémentaires, nous pourrons alors monter jusqu’à 2000 exposants. Notre objectif est de rester le mondial du vin bio », détaille Patrick Guiraud.

Si le salon accueille 21 pays exposants, la part belle est toujours faite aux vins français (75%), qui représentent 40% de la production de vins bio en France. Si la cible est bel et bien le vin bio, le salon poursuit son ouverture, faite en 2019, aux boissons alcoolisées telles que la bière, le cidre ou encore les spiritueux, avec 23 boissons de plus par rapport à l’an dernier (+75%). Enfin, dernière spécificité : le salon garantit 100% de vins bio. D’ailleurs, pour lever tout doute sur l’origine AB, des organismes certificateurs viennent prélever des échantillons de vins durant le salon pour faire des contrôles. « Tout manquement peut exposer l’exposant à trois ans d’exclusion, s’il s’agit de vins conventionnels, et à un avertissement, si les vins sont en conversion », précise Nicolas Richarme, président de SudVinBio. Évidemment, les vins sont immédiatement retirés du salon.

Les nouveautés.

L’an dernier, déjà, le salon se voulait en mode 4.0. Il vient de passer à l’étape supérieure avec un nouvel outil, une plateforme digitale de rendez-vous. « Si le terme peut paraître galvaudé, aucun salon ne peut se targuer d’avoir cet outil, dont l’objectif est d’augmenter le courant des affaires entre exposants et visiteurs. Nous assurons évidemment une garantie de confidentialité des données échangées : c’est juste une plateforme de stockage, aucun partage de données n’est donc possible. De même, pour ce qui est de la géolocalisation, en aucun moment, les visiteurs ne pourront être géolocalisés par les exposants », déclare Jeanne Fabre, administratrice à SudVinBio et vigneronne à Luc-sur-Orbieu, dans l’Aude. 

Comment cela marche ? L’application dédiée permet de prendre des rendez-vous en ligne et d’échanger des informations, en amont du salon, mais aussi pendant, avec géolocalisation et assistance à la création de son parcours de visite. « Tous les rendez-vous se calent chronologiquement et dans l’espace, ce qui permet de ne pas se perdre et de gagner du temps », ajoute-t-elle. Selon les projections réalisées, si l’application permet de gagner 10% de temps dans les déplacements, ce devrait être dix contacts de plus possibles par exposant. Le salon a d’ailleurs mis à la disposition des exposants une tablette pour leur permettre d’être encore plus réactifs. Et pour des organisateurs d’autres salons tentés par cette plateforme, ils devront attendre, car celle-ci est une exclusivité du Millésime Bio pour trois ans ! Coût de la plateforme : 200 000 €.

Ce qui va aussi changer dans ce salon, cette année, c’est le mobilier. Adieu, les tables et les chaises, bienvenue aux comptoirs et tabourets hauts, pour gagner en ergonomie, fonctionnalité et convivialité. Coût du mobilier : un million d’euros. « L’idée est de pouvoir s’accouder ensemble pour échanger sur les vins », relève Jeanne Fabre. Bio oblige, le matériau retenu a été le bois, et dont le plateau a été peint en blanc pour pouvoir continuer à apprécier la couleur des vins. Si le mobilier écoconstruit, par une entreprise de Montpellier, et dont la durée de vie est estimée à cinq ans, est donc une nouveauté, la règle d’or des stands ne change pas, elle, puisque les comptoirs seront les mêmes pour tous.

Dernière nouveauté, tout aussi tendance que la digitalisation et le numérique au salon, l’organisation de master-class. Cinq master-class auront lieu, sur site, le 28 et le 29 janvier, dans la matinée. Elles seront ouvertes à 30 personnes sur réservation. Des espaces détente, au hall B3, et des espaces végétalisés pour les rendez-vous au hall B2, seront aussi ouverts.

Florence Guilhem


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