Med’Agri 2020 : La deuxième édition est lancée !

Publié le 30 septembre 2019

La seconde édition du salon professionnel de l’agriculture méditerranéenne, est donc actée. L’annonce a été faite parr André Bernard, président de la Chambre régionale d’agriculture Paca, en présence de Sandrine Faucou, élue à la Chambre d’agricultur

« Le rendez-vous 2020 est sur les rails ! » C’est au cœur du salon Tech&Bio, qui se déroulait la semaine dernière à Bourg-lès-Valence, qu’André Bernard, président de la Chambre régionale d’agriculture, a lancé l’édition 2020 de Med’Agri, qui se tiendra donc du 13 au 15 octobre 2020.

 

 

Tout heureux d’annoncer la poursuite de l’aventure, avec un premier opus 2018 qui a accueilli quelque 12 000 visiteurs, André Bernard, président de la Chambre régionale d’agriculture, a souligné que le lancement de l’édition 2020 au salon « mère » Tech&Bio prenait tout son sens, « Med’Agri étant labellisé ‘Journées Tech&Bio’ sur les cultures méditerranéennes ». La deuxième édition du salon professionnel de l’agriculture méditerranéenne, est donc actée, et l’annonce a été faite en présence de Sandrine Faucou, élue à la Chambre d’agriculture de Haute-Provence et présidente de la commission régionale bio, d’André Serri et de Gérard Roche, élus à la Chambre d’agriculture de Vaucluse, et de Xavier Worbe, directeur de la Chambre d’agriculture 06, également directeur régional référent sur le bio.

Pour André Bernard, Med’Agri s’inscrit dans la démarche que doit prendre l’agriculture, à savoir « parler positivement de nos métiers et de nos filières. Nous avons besoin de faire savoir, mieux que l’on ne peut le faire aujourd’hui. Besoin aussi que les experts échangent avec ceux qui sont à la recherche de solutions, les agriculteurs. » Car l’objectif est bien de renforcer les liens. « C’est la réussite des uns qui permet aux autres d’avancer plus rapidement », partage le président, précisant que l’édition 2020 sera marquée de quelques nouveautés, outre l’augmentation de la surface d’exposition. « Ce qui nous motive, c’est l’aspect formation, car l’agriculture cherche des bras. Il y a des métiers et des agricultures qui sont à la pointe de la technologie, et cela se sait peu. »

Eau, numérique et robotique

Ainsi, au rang des nouveautés, Med’Agri 2020 devrait servir de rampe de lancement à un projet d’envergure, porté en partenariat par la Chambre régionale, la Société du canal de Provence et la Région Sud : la création d’un musée de l’eau. « Nous travaillons activement pour établir, sans doute au Tholonet, une vitrine de ce qu’est l’irrigation, la gestion et la culture de l’eau en Provence, à des fins pédagogiques pour les jeunes et le grand public », annonce André Bernard, toujours activement engagé sur ces problématiques eau et irrigation.

Autre annonce : le rapprochement entre le Cirame et l’Ardepi, annoncé pour 2018, sera effectif pour Med’Agri 2020. « J’avais un peu trop anticipé les choses l’an dernier », reconnait l’enthousiaste président. Mais ce retard à l’allumage devrait être résolu pour Med’Agri 2020. « Nous avons l’ambition de faire de cette nouvelle entité la station du numérique et de la robotique agricole méditerranéenne. Elle sera là pour expertiser les différents outils mis à la disposition des agriculteurs et donner les bonnes indications, afin de leur permettre de répondre aux enjeux climatiques et de réduction des phytosanitaires », résume-t-il.

Transférer et vulgariser

Un objectif auquel acquiesce Gérard Roche, référent ‘expérimentation’ à la Chambre d’agriculture de Vaucluse et président de l’Aprel et de La Tapy. « Il faut un rendez-vous de synthèse pour montrer les résultats des stations d’expérimentations, et présenter aux agriculteurs les avancées technologiques, au travers des exposants, de démonstrations et de conférences. »

Le projet Tech&Bio « est né des Chambres d’agriculture et les déclinaisons régionales comme Med’Agri permettent d’exposer les nouveautés et savoir-faire en matière de bio », rappelle de son côté Sandrine Faucou. « C’est une vitrine qu’il faut exposer fièrement pour montrer les innovations, qui permettent d’opérer un transfert de connaissances et une vulgarisation des pratiques, qui sont regardées de toutes parts, sous un angle plus thématique autour de nos producteurs méditerranéennes. Il faut faire passer les messages ».

Car c’est bien là un autre des objectifs visés par les élus régionaux : faire de ce salon un relai d’opinion auprès des influenceurs, des journalistes, des politiques qui « viennent nous donner des leçons alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans une exploitation. Le salon a permis de faire bouger les lignes et les opinions en 2018, et nous devons continuer, encore et encore, sans faillir », assène André Bernard, qui rappelle que le réseau des Chambres est là pour accompagner les mutations agricoles, « agglomérer les moyens et faire parler de l’agriculture ». Alors de là à imaginer à Med’Agri 2020 une ouverture au grand public… « On y réfléchit. Pourquoi pas créer un débat avec le grand public, en marge de nos trois journées professionnelles ». Affaire à suivre donc.

Céline Zambujo


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