Hydraulique : L’irrigation en agriculture, l’affaire de tous

Publié le 16 octobre 2019

Le rapport voté par le Ceser a mis en avant la nécessité de l’irrigation face au réchauffement climatique.

Le Conseil économique, social et environnemental régional, Ceser Paca, prend fait et cause pour l’hydraulique agricole face au changement climatique.

À l’heure où le dialogue entre les agriculteurs et leurs concitoyens semble quelques fois impossible, quand la société civile prend fait et cause pour l’hydraulique agricole, autant le faire savoir. Chargé d’éclairer les décideurs régionaux, aux premiers rangs desquels le Conseil régional, sur une stratégie territoriale efficace, le Ceser Paca, a été saisi par le dit conseil sur la question de l’hydraulique agricole et son avenir face au changement climatique. Un vaste débat, mais qui a occasionné, pour l’organe composé de l’ensemble de la société civile de la région, de conduire une étude. La commission agricole de l’assemblée consultative s’en est chargée.

La Région Sud Paca est en effet consciente que l’agriculture, pour un certain nombre de ses productions emblématiques, souffre déjà de l’évolution climatique. L’irrigation – qui a permis de mettre en valeur des territoires et des cultures – devient, aujourd’hui un des éléments essentiels participant à la conservation de la qualité des sols, et à la pérennité de cette activité économique.

Réflexion prospective lancée.

La collectivité territoriale a également sollicité le Ceser dans l’objectif d’apporter sa contribution à l’élaboration du programme ‘ProHydra 2028’. Ce programme régional de l’hydraulique agricole a pour objet de définir une politique d’actions en faveur de l’agriculture, face à l’évolution du climat et à la diminution des ressources en eau.

Dans ses travaux conduits entre 2018 et 2019 pour rendre son avis, la commission agriculture du Ceser s’est efforcée de montrer tout l'intérêt et l'importance du sujet qu'est le partage de l'eau pour ces prochaines années, ainsi que la nécessité du développement de l’irrigation pour maintenir l’agriculture en termes d'économie, de potentiel de production et de renouvellement de générations.

Un bien public d’intérêt général.

Dans un but de préserver l’avenir et considérer l’agriculture et l’eau comme un bien public d’intérêt général, la commission ‘agriculture’ du Ceser a notamment souligné « la nécessité de développer les droits d’eau et les volumes dans l'agriculture et d’équiper les territoires qui ne sont pas pourvu et d’en moderniser certains ». La commission a aussi précisé l’importance de mieux utiliser la ressource et de diminuer les pertes d'eau, en modernisant les canaux et les techniques d'irrigation. Les préconisations du groupe ciblent également la nécessité de donner les moyens d'équiper les territoires à valoriser, et d’aller chercher de nouvelles ressources.

Présenté en séance plénière en juin dernier, le rapport a été voté à l’unanimité par les membres du Ceser. Ce qui n’a pas été pas sans réjouir la profession agricole. Pour le vice-président du Ceser, Claude Rossignol, les conclusions de l’étude – auxquelles ont donc adhéré des représentants du monde économique et entrepreneurial, du monde syndical et associatif qui compose l’assemblée consultative – méritent d’être souligné.

La profession agricole a pris donc acte. Et comme le Ceser, elle attend maintenant de la part de l’institution régionale, un engagement fort dans une politique structurante à inscrire dans le Contrat de plan État-Région, dans les programmes européens et ceux de l’Agence de l’eau.

Emmanuel Delarue


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