GDA Sud-Luberon : tenir le cap et la barre

Publié le 27 avril 2021

L'assemblée générale du GDA Sud-Luberon s'est déroulée le 31 mars dernier, dans le respect des consignes sanitaires. (© GDA Sud-Luberon)

Le 31 mars dernier s'est tenue l'assemblée générale du GDA Sud-Luberon. L'occasion pour son président, André Serri, de remercier François Lachal, vice-président du GDA, pour tout le travail accompli.

C'est une fois de plus dans un contexte particulier que s'est tenue l'assemblée générale du Sud-Luberon, le 31 mars dernier, sous la présidence d'André Serri. Pour débuter son rapport moral, l'agriculteur de Villelaure est revenu sur le contexte climatique de l'année 2020, avec son déficit pluviométrique marqué et l'accélération du dérèglement climatique, qui a pour conséquence notable de voir "de plus en plus de demandes pour de l'irrigation", notamment de viticulteurs.

Rappelant la nécessité de "faire progresser les évolutions agro-météorologiques et de répondre à la problématique du devenir de notre agriculture face au changement climatique", André Serri a rappelé que le GDA Sud-Luberon avait acheté quatre nouvelles stations météo, "afin d’avoir les données en temps et en heure pour l’élaboration des avertissements diffusés dans le bulletin technique 'L’info Luberon'".

"Travailler ensemble"

Puis, le président a brossé les campagnes par filière, insistant sur la problématique de la flavescence dorée en viticulture, qui "reste une préoccupation pour le vignoble, même si les efforts de prospection essayent de la maintenir comme pour les foyers de Vaugines et Lourmarin, qui ont disparu". En 2020, les prospections dans le Sud-Luberon ont permis de mettre en évidence des foyers sur Cabrières-d’Aigues, Cadenet, La Motte-d’Aigues, La Tour-d’Aigues, Puyvert et Sannes.

Autre contentieux qui touche tout le département : l’urbanisation des terres agricoles et la pression foncière, qui poussent à la disparition des exploitations agricoles, une lame de fond qui "se fait de manière inaudible et invisible", reconnaissait le président. "Travailler ensemble, avec les élus des communes et les outils existants, permettrait d’avancer en concertation. C'est par la co-construction que des solutions émergeront, car c’est derrière le foncier agricole, que l’on trouve l'alimentation dont nous avons besoin" avançait-il, plaidant pour la mise en commun des bonnes volontés. "Chacun, quelle que soit sa place, peut contribuer à faire que la partie soit gagnée : du local jusqu’à l’international, dans les filières ou dans les problématiques générales, tout le monde a un rôle à jouer. C’est à chacun d’entre nous de construire notre avenir. Et dans ce contexte d’évolution permanente de l’agriculture vers le numérique, il nous faut développer des projets qui nous permettront de mieux rentabiliser et valoriser nos productions."

Économie, innovation, environnement

Heureusement, l'agriculture vauclusienne en général, et du Sud-Luberon en particulier, peut s'appuyer sur des leviers, à commencer par la démarche de certification Haute valeur environnementale (HVE). "Cette certification ouvre des portes à certains marchés, notamment pour l’export", rappelait-il, soulignant que la HVE s'adressait à toutes les exploitations, en agriculture conventionnelle ou biologique et quelle que soit la filière.

Autres leviers que la filière peut actionner : ses outils de développement, aux premiers rangs desquels les GDA. "Nous nous inscrivons dans l’optique de développement des pratiques d’actions agro-écologiques et d’innovations", martelait André Serri, soulignant que le fil rouge des travaux menés par la structure était de "maintenir et développer la compétitivité des entreprises agricoles. Cet objectif économique doit être conjugué avec une recherche constante de techniques de production plus respectueuses de l’environnement". À titre d'exemple, il a souligné la poursuite des travaux menés dans le cadre de l’animation du réseau Dephy Ferme Écophyto en raisin de table, dans le Sud-Luberon, le Ventoux et le Calavon, mais aussi les suivis des parcelles pour les réseaux des Bulletins santé du végétal en viticulture et arboriculture. Une somme de références qui complète les infos agro-météorologiques diffusées par le Criiam Sud, "éléments nécessaires au raisonnement de la fertilisation, de l’irrigation, la plantation, l’entretien du sol mais surtout des conseils ciblés pour une protection phytosanitaire raisonnée et ou biologique visant à limiter au minimum indispensable leur usage".

Le GDA Sud-Luberon dispense également tout au long de l'année des formations et assure l’animation et l’appui technique à l’Association des producteurs de la pomme de terre de Pertuis, avec la participation de la Métropole Aix-Marseille Provence et des Conseils départementaux 84 et 13. "Cette animation a d'ailleurs conduit à la création du GIEE 'Développement de la filière pomme de terre de Pertuis' par une amélioration des performances techniques, économiques et commerciales", a rappelé son président, André Serri.

Du côté de l'équipe technique, l'année 2020 aura vu de nombreux mouvements, avec les départs de Brice-Henri Albar, Claire Fersing et Sophie Hocquart en 2020, et celui à venir de Marion Tempé. Une équipe que son président a tenu à remercier chaleureusement pour le travail accompli, tout comme les 15 membres du conseil d'administration, "pour leurs participations très active aux activités de notre association dans différents domaines de compétences, et leurs implications dans le développement de notre petite région qui permet au GDA d’être une force de l’agriculture dans le Sud-Luberon" a conclu André Serri.

Source : GDA Sud-Luberon


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