Enseignement : Former en lien avec le territoire

Publié le 13 février 2020

La première promotion des étudiants en licence pro ‘Transition agro-écologique des territoires, proposée par la MFR Haut Vaucluse depuis septembre dernier.

En territoire agricole, la formation est un levier d’atténuation du changement climatique. Pour répondre aux besoins de son environnement, la Maison familiale et rurale de Haut Vaucluse, à Bollène, a créé une licence pro ‘Transition agro-écologique des territoires’, avec l’université d’Avignon. Un succès pour les premiers étudiants et les entreprises partenaires qui y participent.

Nichée sur les hauteurs de Bollène, dans un cadre de verdure, la Maison familiale et rurale (MFR) de Haut Vaucluse ouvre ses portes ce samedi 8 février. Elle offre la possibilité à ses élèves d'être internes, et les effectifs permettent d’étudier dans des conditions agréables, avec en moyenne une quinzaine d’apprenants par classe. Pourtant, elle est loin d’être reculée du monde. C’est au contraire en lien étroit avec les entreprises et les partenaires professionnels du territoire qu’elle se développe. En septembre 2019, elle a en effet ouvert une nouvelle licence pro ‘Transition agro-écologique des territoires’, avec l’université d’Avignon et six partenaires : le réseau Campus des métiers et qualifications produits agroalimentaires Paca, celui des chambres d’agriculture, La Coopération Sud (ex Coop de France), l’Inrae, le bureau d’études en agroforesterie Agroof Scop et le groupement régional des Civam. Objectif : former des professionnels capables d’accompagner et de conseiller les acteurs du monde agricole à cette transition, « dans une dynamique sociale respectueuse de l’environnement et des hommes ».

Le cursus compte 450 heures sur l’année, réparties sur le campus Hanna Arendt d’Avignon, et sur la MFR de Bollène, à raison de 13 semaines de cours, travaux dirigés, études de cas et de terrain, et 34 semaines en entreprise, à hauteur de trois semaines minimum par mois. Les 18 étudiants de cette première promotion semblent satisfaits. Ils travaillent majoritairement sous contrat d’apprentissage, même si la licence admet des apprenants sous les trois statuts : scolaire, apprenti ou en formation continue. Les structures qui les accueillent, et les actions qui leur sont confiées, sont très diversifiées. En effet, ils participent aussi bien à la mise en fonction de jardins partagés urbains, à l’animation pédagogique auprès de scolaires, à la mise en place d’une démarche Haute valeur environnementale dans une coopérative, à l’expérimentation de technique de palissage pour réduire les intrants, ou encore à l’accompagnement à la lutte contre la flavescence dorée.

Projets multipartenaires

Les étudiants travaillent aussi sur des projets tutorés : un travail collectif sur des missions proposées par des commanditaires, incluant de multiples partenaires. Par exemple, un groupe travaille à l’aménagement d’un écosystème favorisant la biodiversité et la régulation naturelle des ravageurs, sur le vignoble du domaine expérimental de Piolenc, en lien avec la Ligue de protection des oiseaux de Paca. Un second groupe s’initie au conseil, en accompagnant la mise en place de parcelles associant vigne et agroforesterie, au Domaine des chênes blancs à Gigondas, avec l’aide d’Agroof. Un autre, plus axé communication, conçoit un guide des exploitants adhérents à l’association Biovallée® dans la Drôme, qui présente leurs spécificités techniques et agro-écologiques. Enfin, un quatrième groupe apprend la création de projet, en réfléchissant comment, à Marseille, faire reculer des parcelles de béton, au profit de la production et de la commercialisation de maraîchage, avec Louis Roland, chargé de mission à la Cité de l’agriculture, association de promotion de l’agriculture urbaine.

Recrutement en cours

Ces missions, encadrées, seront valorisées par l’entreprise. C’est donc intéressant pour tous, concret et adapté aux besoins du moment. « Nous avons démarré la phase de recrutement », signale Patrick Chaze, directeur depuis août 2019 de la MFR de Haut Vaucluse, à Bollène. En effet, il est déjà « à l’écoute des entreprises, structures de production ou de commercialisation qui recherchent un apprenti, pour la rentrée de septembre ».

Les autres MFR de Vaucluse présentent des spécificités à découvrir. Ainsi, celle de Richerenches annonce l’ouverture du CAPa ‘Jardinier paysagiste’. Spécialisée dans les métiers de l’environnement et de la gestion des milieux naturels, elle a de nouveaux partenaires Lituaniens. Les portes ouvertes auront lieu prochainement, et c’est l’occasion d’aller découvrir la diversité des formations proposées. La Fédération interdépartementale Vaucluse-Alpes du Sud présente une date commune pour les portes ouvertes de ses six MFR : le samedi 14 mars (voir encadré). Toutes les MFR sont administrées à la fois par des parents d’élèves, et par des acteurs locaux du territoire. C’est aussi cela qui les rend plus proches des besoins du tissu économique environnant, et répond aux attentes des jeunes motivés à y prendre leur place.

Cécile Poulain

 

Portes ouvertes

Les portes ouvertes des Maisons familiales et rurales de Vaucluse ont une date commune : le 14 mars. D’autres portes ouvertes ont été prévues. En voici le calendrier.
MFR La Tour d’Aigues
Samedi 14 mars, de 9h à 17h.
Samedi 16 mai, de 9h à 17h.
Contact : www.mfr-latourdaigues.com.
MFR Monteux
Samedi 14 mars, de 9h à 17h.
Samedi 16 mai, de 9h à 13h.
Contact : www.mfr-monteux.org
MFR Richerenches
Samedi 14 mars, de 9h à 17h.
Samedi 16 mai, de 10h à 17h.
Contact : www.mfr-richerenches.org
MFR Bollène
Samedi 14 mars, de 9h à 17h.
Samedi 16 mai, de 9h à 13h.
Contact : www.mfr-hautvaucluse.com
Pour en savoir plus : www.mfrprovence.fr

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