Élevage : Premiers pas du projet ‘AmTravOvin’ en Vaucluse

Publié le 18 février 2019

Six groupes de travail en élevage ovin se sont réunis dans toute la France pour identifier les innovations à étudier, et définir les vecteurs de transfert des résultats.

Le projet ‘AmTravOvin’ a pour objectif d’améliorer les conditions de travail des éleveurs ovins, viande et lait, et donc l’attractivité du métier pour le renouvellement des générations.

Ce nouveau projet ‘AmTravOvin’ est construit autour de deux axes :

  • l'étude d'innovations d'organisation du travail, individuelles et collectives, en France et dans deux pays européens (Espagne et Royaume-Uni) ;
  • la production de repères de conception de tâches ou de chantiers emblématiques de la production ovine (parage, tonte, etc.).

Six groupes de travail se sont réunis dans toute la France pour identifier les innovations à étudier et définir les vecteurs de transfert des résultats.

Première réunion du groupe Sud-Est en Vaucluse.

Dans le cadre de ce projet, des acteurs de la filière ovine et des éleveurs se sont retrouvés pour la première fois le 21 janvier, à Caseneuve (84). Objectif : évoquer les problématiques liées au travail en élevage ovin viande et chercher des pistes d’amélioration.

La pénibilité physique, les charges administratives, la gestion des ressources humaines liée à l’emploi de bergers, les risques de prédation des troupeaux ont été identifiés comme prioritaires à investiguer. Il est par ailleurs ressorti que la gestion collective du travail n’est pas suffisamment développée à l’exception du gardiennage. « À quatre éleveurs, on pourrait embaucher une secrétaire à plein temps. Quelqu'un de performant pour répondre à de véritables enjeux », propose un participant. Dans cet exemple, l'emploi partagé peut générer un gain de temps, mais aussi une diminution du stress.

Limiter la pénibilité physique, simplifier le travail

En élevage ovin viande, le travail repose essentiellement sur des activités manuelles peu mécanisées : tonte, pesées, parages… qui peuvent être vécues comme des corvées. Pour conserver le capital santé des éleveurs, des préconisations sont émises par le groupe, comme la sécurité au travail, la bonne organisation des chantiers, la présence d’équipements légers et adaptables.

Après la phase de réflexion en salle, le groupe s’est retrouvé sur l’exploitation ovin viande du ‘GAEC des collines aux montagnes’, de Laetitia et Alexandre Aubert, à Caseneuve. Les agriculteurs ont mis au point des équipements pour se simplifier le travail, tels qu’une remorque plateau attelée à un quad spécifique aux bottes de foin carrées, une remorque pour le stockage des filets mobiles, une brouette pour la distribution du concentré… Toutes ces astuces limitent le transport de charges au quotidien avec des investissements réduits.

Si cette thématique vous intéresse, une seconde journée se tiendra courant de l’année 2019 et aura pour objectif le développement les thématiques de gestion des ressources humaines et de la pénibilité au travail.

Contact : Claire Guyon, Chambre d’agriculture du Vaucluse, tél. : 06 29 83 52 11, claire.guyon@vaucluse.chambagri.fr

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