Conseil départemental : Dominique Santoni à la rencontre du territoire vauclusien

Publié le 04 octobre 2021

Pour sa visite du canton de Bollène, Dominique Santoni s’est arrêté à Uchaux, pour visiter les serres photovoltaïques de l’exploitation de la famille Bernard, La Comtesse. (© ML)

Après avoir annoncé sa feuille de route pour les sept années à venir, la présidente du Conseil départemental, Dominique Santoni, a entamé un tour des 17 cantons du Vaucluse. Objectif ? Prendre le pouls, découvrir les spécificités et rencontrer les acteurs de chaque territoire, pour avancer dans la même direction.

Après une visite du site troglodytique du Barry à Bollène, Dominique Santoni, présidente du Département depuis juillet1, s’est rendue sur l’exploitation de la famille Bernard, La Comtesse, à Uchaux. Une expédition de terrain – et de travail – orientée cultures et agriculture qui s’inscrit dans une volonté de nouvelle mandature de (re)découvrir le territoire en pratique, notamment pour y développer son influence et impulser un esprit de cohésion.

"À la base de cette nouvelle mandature, il y a la proximité. Ce maillage doit permettre de recréer une cohésion entre les 17 cantons", explique Dominique Santoni. Voir tous les maires, faire remonter les problématiques… Pour cela, des visites de ce type seront effectuées dans les autres cantons, afin d’aborder les différentes spécificités de chacun. L’agriculture et le 'bien manger' surpassent quant à eux l’échelle du canton, d’autant plus que l’urbanisation vauclusienne est différente de partout ailleurs, comme aime le rappeler la présidente du Département. "Pour ces raisons, les questions de l’eau, de la production et de la consommation locale font partie de l’agriculture. Nous devons y travailler ensemble, car si tout le monde va dans cette dynamique, alors nous nous dirigeons vers la bonne direction", s’enthousiasme-t-elle. "Il y a un virage à ne pas rater qui se profile, et en cette période de relance. Et peut-être faut-il voir le Covid comme une opportunité", poursuit la présidente.

Un volet agricole centré sur l’irrigation

La visite agricole du canton de Bollène, à Uchaux, marquait donc la première étape de cette tournée des cantons qui permet d’aborder, directement avec les producteurs, les sujets inhérents au milieu agricole. La main-d’œuvre – que la problématique générale de l’emploi et du chômage en Vaucluse surplombe – mais surtout l’irrigation, qui suscite de nombreuses discussions à toutes les échelles de la prise de décision. La nouvelle mandature du Département a effectivement décidé de faire de l’eau sa priorité pour le volet agricole. Ainsi, dans la feuille de route qui prône 'Investir' en maître mot, l’irrigation apparaît-elle en bonne et due forme, aux côtés des nombreux projets routiers également prévus aux quatre coins du Vaucluse (raccordement A7-A9 d’Orange, restructuration du carrefour de Bonpas, contournement de Coustellet ou encore la très contestée LEO2).

"Nous devons établir une stratégie départementale à l’horizon 2028", martèle la présidente du Département. Comment aider ? Quel calendrier ? Tout reste encore à définir, mais l’équipe en place souhaite s’appuyer, comme pour le reste de son programme, sur ce qui a déjà été fait dans le passé pour continuer à avancer. Alors que la priorisation des différents projets et de leurs financements est en phase de finalisation, Christian Mounier – toujours vice-président à la tête de la commission 'agriculture' et dorénavant également de l’alimentation – a cherché à éclaircir la suite logique des opérations, notamment sur le projet des Hauts de Provence rhodanienne : "Le plus important à ce jour est de trouver la gouvernance qui va porter le projet. Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore en mesure de l’annoncer. Quel positionnement de la part du Canal de Carpentras ou de la Société du canal de Provence (SCP) ? La région peut-elle d’ailleurs imposer à la SCP de se positionner ? Pour le moment, il n’y a rien de défini et nous devons réunir tout le monde autour de la table".

S’il y a bien quelque chose qui impose pourtant d’avancer, c’est l’urgence climatique. Les intempéries de ces dernières semaines, les sécheresses à répétition, les épisodes de gel printaniers de plus en plus récurrents… Le vice-président à l’agriculture est conscient du futur de l’agriculture – qui peut parfois paraître compromis dans le département – et de la nécessité d’agir sur certains points, pour amoindrir le risque de pertes de rendement.

Agir a toutefois un coût. "Nous avons besoin de financements. Le monde agricole va devoir participer, mais il le sait déjà car il ne s’agit pas de lancer une dépense nouvelle, le processus est déjà lancé", explique Christian Mounier. La participation pourrait être de 200 à 500 € par hectare et par an, mais rien n’est encore acté. Se fera-t-elle dès le départ ou avec une hausse du prix de l’eau ? Là encore, rien n’est décidé. "Le Département est prêt à mettre deux millions d’euros par an sur le développement des canaux d’irrigation du nord, car c’est déjà ce que nous faisons pour le sud et l’est du Vaucluse", annonce le vice-président à l’agriculture. Un financement discuté et validé avec l’ancienne mandature de Maurice Chabert, mais même s’il ne voit pas comment il pourrait en être autrement avec Dominique Santoni présidente, la validation officielle n’est, là encore, pas proclamée.

Manon Lallemand

(1) Lire notre édition du 9 juillet 2021, page 5. (2) Lire notre édition du 30 avril 2021, pages 4 & 5.


OPA - Serv. publicsConseil départemnent santoni feuille de route agriculture vaucluse LEO travaux irrigation foncier